J’ai parlé dans l’article de jeudi des « belles histoires de fessées exemplaires » à la « Lambercier », j’ai envie d’y revenir...
Ce blog qui
existe depuis pas mal de temps (ce qui m’étonne très franchement,
d’ailleurs, compte tenu du thème et des dessins qui l’illustrent :
bien d’autres ont été fermés pour moins que ça...) se veut le
lieu des souvenirs de fessées d’enfance. On y trouve donc quantité
d’histoires, de qualité inégale, mais parfois pas mal tournées
du tout, de garçons et de filles, de tous âges, fessés par leur
mère/maîtres/voisines/oncles et tantes, etc.
Ne nous voilons pas la face, la
quasi-totalité des « souvenirs » de ce site sont des
histoires inventées, fantasmées, racontées comme des souvenirs.
Beaucoup sont basées, je suppose, sur un souvenir précis, réinventé
et magnifié pour le lectorat du blog. D’autres sont de purs
fantasmes... Et, je suppose que quelques-unes sont de vrais souvenirs
d’enfance (embellis par la nostalgie de l’adulte pervers qui les
a écrits... Ben oui, même ceux
qui racontent de réels souvenirs racontent rarement la vérité de
leurs sentiments vécus au
moment de la fessée.
Ils ressassent leur fascination et leur excitation de spankos, après
celle-ci, et les racontent en tant qu’adultes obsédés, au sens
propre...)
Attention,
je vois des sourcils qui se froncent et des gens qui s’échauffent :
je ne suis pas en train d’en dire du mal : j’aime beaucoup
ce blog. Souvent les histoires me lancent dans mes rêveries
favorites et me permettent de renouveler un peu mes situations
fantasmatiques favorites... Ça ne me dérange pas que ce soit des
histoires d’enfants fessés ou punis : ce sont des
histoires... Et mon empathie est suffisamment grande pour me
retrouver dans la peau du personnage principal, déculotté et
corrigé. Mon sentiment d’humiliation est chatouillé par ces
histoires et leur côté nostalgique me laisse à penser que leurs
auteurs sont quasiment tous fessés et dans la peau de leurs
personnages corrigés... (ça me gêne d’ailleurs beaucoup plus de
penser que certains puissent s’imaginer en train de fesser ces
enfants et de s’en réjouir. Ceux-là ne vont pas très bien dans
leur tête, mais si lire ces histoires leur évite de passer à
l’acte, tant mieux.)
En
revanche, la partie du blog qui me hérisse souvent le poil, ce sont
les commentaires... Certains sont aussi « mignons » que
les histoires, écrits par
des spankos qui se réinventent une enfance, d’autres sont les
habituels délires anonymes que nous recevons tous sur nos blogs (et
que je passe rarement ici) et les derniers sont les cris de quelques
fachos de la fessée qui nous assènent des « c’était mieux
avant ! On devrait rétablir le martinet ! J’en ai reçu
plein et je ne m’en porte pas plus mal ! »... Mouais,
c’est à voir, peut-être que si, justement, ils s'en portent plus mal, peut-être que sans
avoir reçu autant de fessées, nos commentateurs
auraient
été un peu plus intelligents ?
Ils
n’auraient
pas forcément envoyé des commentaires haineux sur les blogs de
fessée ? Ils
n’auraient
pas forcément confondu fantasme et réalité ? Parce
qu’on en revient toujours là, fantasme ou réalité !!!
La fessée
déculottée, le martinet, les coups de ceinture ou de brosse, c’est
du fantasme. On peut vivre son fantasme en tant qu’adulte ou se
contenter de l’assouvir par des histoires...
Si
en revanche on se met à militer pour le retour de la fessée sur les
enfants, si on prétend qu’une bonne raclée au ceinturon résout
les problèmes de violence et de société, si ces propos ne sont pas
eux-mêmes
l’expression d’un fantasme, alors, désolé, mais il y a matière
à aller consulter un psychologue, car battre un enfant est un crime,
même si la France est encore trop peureuse dans les
termes de la loi.
Un adulte qui corrige un enfant par la violence, c’est toujours
un abus de pouvoir. Il ne faut pas confondre fantasme et réalité...
J’ai,
depuis toujours, le fantasme de la fessée et de la punition. Je ne
cesse de répéter que dès l’enfance, je me suis soumis à des
auto-punitions et que, quelles que soient les périodes où j’ai
cru pouvoir / où j’ai voulu m’en passer, j’y suis toujours
revenu, c’est un élément de moi... Je peux donc lire des
histoires ou regarder des dessins d’enfants punis et faire
travailler mon imaginaire à partir de là, mais dans la
réalité j’estime que
l’abolition des châtiments corporels pour les enfants est une
bonne chose. Chaque violence faite à l’enfant est un abus. C’est
trop facile pour un type de 70 kg de soumettre physiquement un gamin
de 20. Une fessée est un échec du dialogue...
Là
encore, en tant que parent, je ne suis pas infaillible : ma main
est parfois partie plus vite que ma pensée consciente ne l’aurait
voulu, j’ai parfois donné une fessée à un de mes enfants
insupportables (si on peut vraiment appeler fessée 3 claques qui
tombent au bon endroit, sans aucune sorte de déshabillage, cela va
de soi...) mais à chaque fois, ça a été pour moi un constat
d’échec, j’en ai très mal dormi le soir et il m’a fallu le
lendemain (pour pouvoir me regarder dans une glace) présenter mes
excuses à l’enfant et avoir une vraie discussion avec lui... C’est
d’ailleurs cette attitude qui, je pense (je l’espère !) n’a
pas rendu ces faiblesses de ma part traumatisantes pour eux.
Et
mes enfants ne sont pas des hooligans, ils disent bien bonjour à
tout le monde, ils ramassent leurs papiers derrière eux en
pique-nique sans qu’on le leur demande, ils bossent comme des chefs
à l’école et organisent seuls leurs devoirs à la maison (même
que parfois , je me demande à quoi je sers, mais ils
manifestent le
comportement que mon éducation a induit...)
La
fessée, c’est réservé aux adultes consentants !!! Qu’on
se le dise...
(Vous notez le « consentant », c’est
aussi, bien sûr quelque chose d’essentiel dans nos relations de
spankees ce pouvoir que l’on offre au punisseur d’user et
d’abuser de nous... Libre à lui de s’en amuser et de nous
soumettre à des punitions qui excèdent parfois nos limites (pour
mieux les repousser), mais tout se joue sur la confiance et sur le
transfert de pouvoir qui a été opéré au départ entre soumis et
dominatrice)
(Et au passage, le coin aussi : JAMAIS je n’ai
mis un de mes enfants au coin, non seulement ça n’aurait pas
apporté grand-chose à leur éducation, mais en plus ça aurait
abîmé mon fantasme : les coins de la maison me sont réservés !
Je suis le seul de la maisonnée à sortir bonifié et soulagé d’un
passage cul nu le nez au mur...)
Comme
d’habitude, je me suis laissé entraîner au fil de la plume et me
suis éloigné (mais pas trop cette fois-ci) de mon sujet initial...
Désolé de m’être
laissé emporter (mais pas trop non plus)... Je vous laisse rêver à
de belles fessées, je vous laisse à la (fausse) nostalgie des
(belles) histoires de Lambercier, à ces rêveries d’adultes qui se
voient enfants... Quant aux commentaires imbéciles, accordons-leur
le mépris qu’ils méritent, je leur ai fait déjà trop d’honneur
en leur consacrant un billet...


J'approuve ce post à 100%.
RépondreSupprimerMême si mon fantasme d'adulte me viens des fessées et raclées qui me furent administrées dans ma jeunesse mineur, croyez bien que je les maudissaient autant que leur auteurs(es). Infliger un châtiment corporel à un enfant est un aveux de faiblesse argumentaire et surtout profiter d'une force physique supérieure. L'autorité parentale, scolaire et autre, ne donne aucun droit d'être tortionnaire. Comme le souligne justement MLKKLM "frapper un enfant est un crime !"
Nombreux sont les adultes, et j'en suis, qui fantasment sur ces punitions du passé, de leur passé, de notre passé... Personne n'y peut rien, ce qui est imprimée en nous l'est pour toujours, mais il ne faut pas en faire l'apologie car MLKKLM à raison, aucun enfant n'est consentant et y prend du plaisir, c'est une victime !
S'il n'est pas interdit d'en parler de manière intelligente et réfléchie, voir amusante et parodique, peut-être même d'analyser nos fantasmes par rapport à des expérience passées, cela ne doit pas déborder sur l'espérance d'un retour ou pire, refaire subir à d'autres enfants ce qui à été vécu dans la douleur sous de faux prétextes éducatifs qui n'ont de motivation que le sadisme ou la vengeance aveugle sur des innocents.
"Même si mon fantasme d'adulte me viens des fessées et raclées qui me furent administrées dans ma jeunesse mineur"
SupprimerC'est un argument que j'ai souvent entendu, mais est-ce si sûr ? Est-ce que ce n'est pas ton fantasme qui a survécu à ses mauvais traitements et a fini par en tirer un souvenir, certes pas nostalgique, mais faussé, comme si c'était ça l'origine de ton penchant naturel...
Après tout d'autres enfants battus sont arrivés à l'âge adulte tellement révolté et indigné par ce qu'ils avaient subis qu'ils ne veulent plus en entendre parler, ni pour eux, ni pour leurs enfants...
Et, autre contre-exemple, j'ai été élevé sans fessée ou quasiment, ce qui ne m'a pas empêché d'être fasciné par la chose très, très tôt...
J'émets des doutes sur le mimétisme des comportements, passé l'âge de raison...
Comme tu le dis, les ressentis qui plus tard engendreront les fantasmes ne sont pas obligatoirement issus ni interprétés de la même façon suivant les individus. Certaines et certains auront ce fantasme de la fessée en n'ayant jamais subit, mais uniquement été témoins réels ou virtuels à travers des publications ou films. d'autres, comme tu le soulignes, n'auront jamais ce fantasme par révolte et indignation à tous ce qui touche à la violence envers plus vulnérable. D'autres encore auront des pulsions complètement décalées par rapport à leur souvenirs et vécus. S'il y a une seule chose dont on est certain, c'est que le vécu de nos premières années et nos relations avec le monde de nos semblables et des adultes aura une incidence sur notre devenir sexuel sans pour cela déterminer avec précision laquelle ; le cerveau humain n'a pas révélé ses multiples façons de décoder ce qu'il mémorise et comment il le transforme.
SupprimerDans mon cas, il y a de très forte chance que mon fantasme découle directement de mes souvenirs cuisants et des humiliations qui vont de paire. Je n'irais pas jusqu'à l'affirmer à 100%, mais il est peu probable qu'il en soit autrement. En fait je suis dans la configuration la plus courante des traumatismes causés par l'administration de châtiments.
Bonsoir Mike !
SupprimerTrès juste ce que vous affirmez. L'expérience de notre prime jeunesse est déterminante pour nos futures relations avec le monde des adultes. Nous construisons notre personnalité propre avec les "briques de l'existence". Minutieusement. Patiemment. Le ciment qui les lie c'est notre inné. Et notre acquis, le crépis qui finit d'habiller l'édifice. Et quelques fois... ça craque et il faut tout recommencer.
Pour nos rapports avec les femmes, même chose , je pense. Nos mères exercent une certaine influence dans notre regard sur les femmes, pour nous autres garçons. A l'inverse,j'imagine qu'il en ait de même pour nos soeurs. Ensuite notre personnalité fait le reste. A cela s'ajoute tout ce qui gravite autour tant humain (proches, amis...) que culturel (lecture, discussion, et autres ...) ou social (populaire, aisé...)et forge notre "nous-mêmes". Vaste programme. Peter Pan.
Secret spanko a écrit un excellent article à ce sujet... avec une vidéo absolument édifiante d'une correction reçue par une adolescente. Elle avait eu la présence d'esprit de mettre en marche sa camera avant l'arrivée de son père (mais attention, cela n'a rien d'une mise-en-scène!). Je vous conseille d'aller la voir, elle est édifiante et marque très bien le fossé qu'il peut exister entre le fantasme de la fessée d'enfance et la réalité sordide de l'acte.
RépondreSupprimerJ'avoue que cette vidéo m'a rendu vraiment malade et qu'il m'a fallu quelques jours avant de repenser positivement à la fessée ensuite... Mais cela permet de réfléchir et de bien cadrer les choses, ce qui n'est pas forcément inutile! :-)
Non seulement on est loin du fantasme de la fessée, mais on est même loin de la fessée tout court... C'est de la torture, la ceinture remplaçant le fouet. Le genre de type qu'on devrait arrêter tout simplement et soigner parce qu'ils ne sont pas sains d'esprit...
SupprimerJ'ai eu raison de réclamer cet article sur le blog privé! Je suis à cent pour cent d'accord, autant sur l'inutilité des punitions corporelles sur les enfants que sur l'absence de distinction entre fantasme et réalité chez certains. C'est d'ailleurs assez amusant de voir les flottements des époques dans ces récits - la décennie varie (je parie que c'est la plupart de temps celle qui précède la naissance de l'auteur), des années 70 aux années 50, pour justifier les mêmes images qui en général n'ont jamais existé sous cette forme. La chronologie, visiblement déformation professionnelle (et preuve qu'elle ne disparaît pas... puisqu'on en est aux discours réacs).
RépondreSupprimerAprès, c'est l'éternelle question de l'origine du fantasme. Pour ma part, je n'ai jamais reçu de fessée (et c'est pareil pour Constance), donc ce n'est pas l'origine directe. Pour moi, c'est d'autant plus compliqué que l'école que j'ai connue (sans doute un acquis des 50 ans de socialisme réel) ignorait quasiment les punitions formelles - jamais de lignes, ni de tours de la cour (ce qui aurait de toute façon été compliqué sans cour), et la seule mise au coin à laquelle j'ai assisté a été un choc; je me croyais revenu au XIXe... Et le fantasme était déjà là, d'ailleurs j'ai pas mal brodé sur cette scène par la suite.
Bien sûr, le vécu de l'enfance forme nécessairement notre psychisme, mais peut bien le faire de manière détournée, voire franchement tortueuse. J'ai bien du apercevoir un gamin s'en prendre une dans un parc, ou quelque scène de film, mais ça n'a rien déclenché chez mille autres enfants, et ça a beaucoup déclenché chez moi. Il a donc fallu que ce détail corresponde à quelque chose, un rapport étrange à l'autorité, à la punition (vue comme un fait extraordinaire, non un fait du quotidien), etc.
Simon
Tu as dû aussi en entendre parler... Les enfants parlent entre eux et comme leur conception du monde est limitée à leur entourage direct, ils véhiculent beaucoup de lieux communs... Ceux qui ont déjà reçu des fessées en parlent comme d'un comportement naturel et même ceux qui n'en ont jamais reçu ont vite admis que c'est une forme de discipline "normale", d'autant qu'ils en ont eu aussi des exemples dans les histoires, les BD ou les dessins animés...
SupprimerMes enfants ont tous fessé leurs poupées, alors qu'on n'en donne pas à la maison...
Moi-même, je n'en ai jamais reçu dans ma petite enfance, mais quand j'ai reçu ma première, à 6 ans, des mains de mon "copain-papa", dans un jeu de papa-maman, je ne me souviens pas d'avoir été étonné que ça existe, pas davantage d'être déculotté... De toutes façons, même sans fessée, personne ne vivant nu dans notre société occidentale, il a fallu apprendre à se couvrir, à cacher son derrière et donc, forcément, toute activité consistant d'abord à le faire apparaître ne peut qu'attirer un gamin !!!
Criminel !
RépondreSupprimerLol...
SupprimerJe suppose que tu réponds au commentaire d'Amandine, pas à ma dernière phrase ;-)
Faut cliquer sur le "répondre" juste à la suite du post si c'est spécifique, comme ça, ça s'enchaîne comme un fil de discussion... Sinon tu te retrouves tout seul en fin de liste, comme un puni :-P