Un petit aperçu

Mlk a une obsession : la punition...

Sur ce blog, on trouvera des fantasmes, proches de mes désirs, ou plus éloignés, c'est selon... Un fantasme n'étant pas toujours fait pour se réaliser...

Et puis aussi, quelques états d'âmes et descriptions de punitions personnelles, des pensées sur ce fétiche, des histoires nées des photos glanées sur le net...

Enfin, au hasard des lecteurs inconnus, j'espère bien découvrir quelques surprises parmi les commentaires... J'accepte assez facilement les punitions... quand elles sont justifiées !!
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jeudi 27 mars 2014

Mauvais anniversaire


Depuis toujours et jusqu'à récemment, j'ai toujours adoré les anniversaires et en particulier mon anniversaire. Le jour de l'année où je suis le roi de la fête, le centre de l'intérêt désintéressé de tous, le moment de retrouvailles avec la famille, les amis, le moment où rien n'a d'importance sauf d'ouvrir le prochain paquet-cadeau. Un moment de bonheur parfait où l'égoïsme est non seulement toléré, mais encouragé, puisque chacun non seulement offre à l'intéressé des présents, de l'intérêt, de l'amour, mais en plus lui demande ce qu'il veut faire, manger, écouter, etc. LA fête, quoi…



C’est en parfaite réaction masochiste que j’ai développé depuis bien longtemps le fantasme du "mauvais anniversaire" (dont j’ai retrouvé quelques illustrations sur le net, preuve que je ne suis pas le seul à avoir laissé errer mon esprit dans ces eaux…)



Dans ce monde fantasmatique où ma femme partage mon fantasme et s'occupe de me "dresser" aux moments où j'en ai besoin. Ce monde où nous vivons une vie amoureuse parfaitement normale, sauf quand j'ai des comportements non autorisés (devinez... des couchers tardifs, des moments de colère, des oublis ou des retards... Fantasmatique, mais empreint d'un réalisme désabusé), ce qui me vaut la privation de mes droits et un programme punitif chargé... Dans ce monde donc, arrive un jour mon anniversaire... Ma femme organise alors une réception surprise. Elle profite des invitations pour révéler à nos amis l'état de notre relation en leur demandant, si ça les choque, de ne pas répondre à cette invitation et de tenter de continuer de nous voir comme si elle n'avait rien dit. Elle ajoute qu'en revanche, s'ils sont curieux et/ou ont envie de contribuer à mon fantasme et de m'offrir un cadeau vraiment inédit, elle les invite à une fête assez spéciale où les petits cadeaux, s'il y en a, devront être orienté SM, et seront essayés sur place...
Bien entendu, elle ne m'informe pas du tout de la situation et je crois jusqu'au bout que nous allons avoir un petit anniversaire en amoureux et je rêve d'un petit restau, d'un autorisation exceptionnelle de me lever tard, de paresser et de me faire pomponner…. Elle entretient mes illusions en me promettant une journée exceptionnelle, pleine de surprises et que je vais adorer….
Le jour venu, le réveil sonne à six heures du matin, je tombe des nues et du lit, car elle me flanque à bas à coups de pieds. Je me réveille un peu sonné, le cœur battant et l'angoisse à l'estomac et elle me dit que nous allons avoir des invités aujourd'hui, que je dois descendre et nettoyer à fond la grande pièce et la cuisine, à quatre pattes pour ne pas la déranger avec le bruit du balai qui cogne contre les meubles. Devant mon air effaré, elle ajoute : « je sais que c’est ton anniversaire, tu n’as donc pas le droit de t’habiller. “Birthday Suit”, comme disent les anglais. »
Allez, je n’ai pas de temps à perdre : elle me dit qu’à 8h, elle se lèvera, que les pièces devront être propres et sèches, que son petit déjeuner devra être prêt sur la table, le thé chaud, les tartines beurrées et que moi je devrais être en position d’accueil au milieu de la cuisine, c’est-à-dire prosterné à quatre pattes, le front sur le sol en direction de la porte d’entrée…
Abasourdi, je vais effectuer mes tâches, assez courantes pour moi, mais rarement à cette heure matinale et, à l’heure dite, je suis comme je dois être et elle n’a pas de remarque à me faire quand elle s’installe à table. Je l’entends qui déjeune, mais, bien sûr, je ne bouge pas. Enfin, elle me donne l’ordre de m’agenouiller à côté de sa chaise. Je suis autorisé à manger deux tartines et boire un verre d’eau et elle me redit que nous allons avoir des invités cet après-midi, je vais donc préparer une table de fête et cuisiner quelques gâteaux ce matin : elle a déjà acheté tous les ingrédients. Elle me fournit les recettes et me dit de me mettre au travail. Chaque fois que j’aurais fini un gâteau, je devrai, pour me reposer, me mettre à genoux devant une chaise posée dans le coin et écrire 40 fois (c’est mon fantasme, je me permets d’avoir 40 ans) « Je remercie Madame de m’avoir organisé une fête surprise pour mon anniversaire »
Quatre gâteaux plus tard et donc 160 lignes, je la rejoins dans la grande pièce où elle se prélasse sur le divan en lisant. Elle m’envoie préparer la table, mettre une nappe des assiettes, quelques décorations. Puis je dois préparer son repas, et, tandis qu’elle mange, le ventre grouillant, je continue à copier, à quatre pattes mes remerciements pour cette « belle » journée… Je dois ensuite débarrasser la table, faire la vaisselle et, seulement ensuite, elle me donne comme repas quelques quignons de pain qu’elle a gardé depuis un moment pour cette grande occasion. Ils sont tellement durs que je n’ai d’autre choix que de les tremper tant bien que mal dans mon eau. J’ai également le droit à une assiette de purée froide. Elle en retire sous mes yeux horrifiés deux belles cuillerées qu’elle flanque à la poubelle, parce que je n’ai pas dit merci quand elle a posé l’assiette devant moi. Je demande bien sûr pardon, la remercie et suis enfin autorisé à « déguster » cet immonde repas.
Elle m’annonce alors qu’elle va aller se reposer : je suis prié de laver de nouveau la grande pièce et la cuisine, puisque, selon ses mots, « j’ai tout sali en travaillant comme un cochon ». Je m’exécute alors, un panonceau « cochon » scotché dans le dos, avec un grand vide au ventre et des larmes aux yeux…
Enfin vient le moment de la grande révélation. Ayant fini mon travail en bas, je la rejoins pour lui demander humblement comment je dois m’habiller, puisque les invités ne vont plus tarder.
C’est le tonnerre qui s’abat et ouvre le sol sous mes pieds quand elle m’annonce qu’elle m’a déjà dit qu’aujourd’hui, c’était Birthday Suit ! Je proteste en bredouillant, mais elle assène le coup de grâce : tous les invités, amis et famille, savent qu’aujourd’hui mon cadeau c’est « la plus mauvaise journée de ma vie ». Ils viennent pour s’amuser et me punir, pour s’amuser à me punir et je suis chargé de les servir, de souffrir et d’obéir…

Après avoir digéré la pilule, terrifié, mais excité, je vais attendre au coin dans l’entrée que la sonnette retentisse, puis je vais ouvrir, nu et rougissant, la porte à mes amis ou ma sœur et son mari, je m’agenouille pour les saluer et embrasse leurs chaussures, comme j’ai reçu l’ordre de le faire. Les réactions vont de l’incrédulité (c’est donc vrai ? Mon pauvre ami) à l’amusement (alors c’est ça ton plaisir mon cochon ? Lèche ma chaussure alors...), des pouffements de rire, aux ordres immédiatement jetés d’un ton sec (range nos manteaux, porte ces cadeaux dans la grande pièce). Puis je retourne au coin...

Quand tout le monde est arrivé, je reçois l’ordre de rejoindre tout le monde dans la grande pièce. Ma femme a servi le premier verre à tout le monde et quand j’arrive, je dois circuler à genoux entre les invités, leur demander s’ils ont besoin de quelque chose, les resservir... Puis ma femme me prend par la main, m’ordonne de me mettre à quatre pattes sur la grande table et me plante une bougie dans le derrière. Elle l’allume et retourne à ses invités.

Au bout d’un moment, tout le monde s’installe à table et profite de la vue du puni éclairant la scène, l’homme-objet dans toute sa splendeur et son ridicule... Puis ma femme entonne le chant traditionnel « joyeux anniversaire », repris en chœur par les convives. Au final, elle souffle la bougie, me l’ôte et me la donne pour que je la nettoie et la range. Je suis ensuite de service pour amener les gâteaux et les couper... Je fais des allers et retours à la cuisine et constate, en passant, qu’elle a distribué mes lignes du matin aux invités et qu’ils sont morts de rire à écouter mon emploi du temps du matin. Quand les gâteaux sont coupés, on m’annonce qu’il est l’heure de la « Birthday spanking »...

Ce serait en effet trop dommage de passer à côté de cette tradition qui manque cruellement en France. Je passe donc sur les genoux de chaque invité pour prendre 40 claques bien senties pour lesquelles je remercie évidemment chacun d’entre eux... Après être passé sur une quinzaine de genoux, je sers les parts de gâteaux. Il n’y en pas pour moi, j’aurais dû m’en douter : je vais au coin pendant qu’ils se régalent. Ils ne m’en font pas sortir pour les resservir, je suis totalement exclu de cette partie de la fête...
Enfin vient l’heure des cadeaux : je viens ouvrir les paquets et suis sommé de les essayer de suite : l’un contient des menottes et me voilà menotté, l’autre un paddle de cuir qui me rougit immédiatement les fesses, un bonnet d’âne en tissu avec mon prénom et le mot âne, que j’enfile évidemment et ainsi de suite… Il va de soi que les cadeaux diffèrent d’une rêverie sur l’autre en fonction de mes pulsions du moment ou de ce que j’ai découvert sur le net… De même que je n’en fais ici qu’une transposition en essayant d’y inclure quasiment tous les éléments qui en ont fait à un moment le sel...
Parfois c’est plus court, d’autres fois plus long, parfois c’est léger et tendre, des fois c’est sauvage et humiliant, voire même dégradant… Ce sont des rêveries qui peuplent mes moments de solitude, des moments d’ennui (oui des moments de punition au coin aussi, ça arrive). J’ai plusieurs trames, plusieurs histoires qui évoluent, s’interpénètrent, se modifient… Je vous en raconte ici une version, celle de l’instant...

Après la cérémonie des cadeaux, on fait par terre un petit tas des miettes de gâteaux contenues dans toutes les assiettes et je suis autorisé à les manger à quatre pattes, ce sera mon seul plaisir sucré de la journée. Je suis ensuite renvoyé au coin, d’où je ne sors que quand un couple s’en va, pour leur amener leurs manteaux et leur baiser de nouveau humblement les pieds en remerciement de leur visite. Quand les derniers invités sont partis, bien évidemment, je suis de corvée de rangement et je finis par laver une troisième fois la maison en une journée (c’est vraiment un fantasme qui explore les pires situations !)
Je retrouve au repas du soir la purée infecte assorties de quelques betteraves rouges et d’un verre de lait, deux aliments que j’ai, bien évidemment en horreur…
Et quand je crois qu’enfin tout est fini et que je suis libéré, ma tendre maîtresse et femme m’impose de m’asseoir sur le paillasson vert et de copier 100 lignes de remerciements à chacun des couples qui sont venus à cette fête. Quand, épuisé, je monte vers 2 ou 3 heures du matin, les feuilles de punition-remerciements à la main pour qu’elle puisse les contrôler le lendemain avant de les envoyer, je constate que la porte de la chambre est fermée et qu’une simple couverture a été jetée dans le couloir pour que je puisse m’y enrouler et passer la nuit…
Au matin, la clé tourne dans la serrure et elle m’invite à la rejoindre dans le lit. Je m’enfonce dans le moelleux et la chaleur du matelas et de son corps et elle me tient serré contre elle et me demande avec une douceur incroyable si j’ai apprécié mon cadeau d’anniversaire. Et malgré la souffrance, malgré l’ennui, malgré la honte, je lui dis que oui et je la remercie et goûte mon bonheur…


Voilà, le mauvais anniversaire. Voilà le fantasme. Comme je le dis plus haut, il varie, je le mène rarement à sa conclusion, il est souvent interrompu bien avant, ce n’est ici qu’une version… Et c’est bien un fantasme. Comme d’habitude le quart de la moitié de ce fantasme se réaliserait que je serais peut-être déjà enfui à l’autre bout de la ville. Je ne sais pas. C’est destiné à rester un fantasme...


Dans la réalité cependant, j’ai toujours des envies d’en tester une partie... Il y a des années, dans le groupe « punitionscolaire », j’avais annoncé la date de mon anniversaire et avait promis de faire une punition pour chaque membre qui s’en souviendrait et me le souhaiterait... Quelques uns l’avaient fait... Me l’avaient souhaité, je veux dire, mais au moment de me donner la punition, ils avaient tous eu la même réaction : « Non, je ne vais quand même pas te donner une punition, c’est ton anniversaire quand même »... lol, trop gentil, c’est pas gentil... ;-)
Ou bien ils me donnaient un petit truc, genre une quinzaine de lignes, pour le « gag » du cadeau punitif. Mais pas de punition.

Mais devinez… Pourquoi ce post aujourd’hui ?
Ben oui, bien sûr, c’est mon anniversaire ce lundi, le 31... Et Madame Dizzy s’est manifestée ce soir et, pour la première fois, m’a donné une vraie punition à faire lundi. Je vais vraiment être fessé et passer un moment au coin le jour même où je suis censé être chouchouté par tous et être le Roi de la fête... Et bien sûr, je suis remué au creux de l’estomac et je l’ai remerciée vivement...

Et ça m’a donné envie d’écrire ce post… Et si vous voulez me faire un vrai cadeau de « Mauvais Anniversaire », ne vous gênez pas pour me faire des surprises en commentaire : j’ai 5 heures complètes de temps libre et solitaire lundi : je vous les consacre ! Punissez, humiliez, imposez, offrez-moi donc ce bon « mauvais » anniversaire… Si jamais je l’ai mérité, bien sûr, il y en a peut-être (des très vilains alors) qui voudraient m’en priver :-(

vendredi 19 octobre 2012

Souvenir...



 Ce qui suit est une rédaction écrite en punition, donnée par Constance et Simon. En voici la version dactylographiée, de nouveau en punition (j'ai pas de bol)... 
Le souvenir est réel et vient de mon enfance, la fessée est imaginaire et vient de mes fantasmes...


Souvenir d'enfance.

Un soir d’hiver, dans la quiétude familiale. Je me souviens des éclairages chaleureux, ma mère adorait allumer appliques et lampes de table disséminées dans les pièces plutôt que le lustre central. J'ai le souvenir d'une fin d'après-midi comme tant d'autres, les trois enfants déjà en pyjama et peignoir (le mien était vert), maman en train de faire la cuisine et mon père, juste rentré du travail, donc après dix-huit heures, tentant vaillamment de regarder une quelconque bêtise à la télévision (qui, déjà, en diffusait à profusion), mais perdant la partie et s'endormant dans le fauteuil, comme tous les soirs, pendant quinze, vingt minutes, rarement plus.
Comme tous les soirs, nous jouons. Moi moins que les autres, ce soir, car je n'ai pas le cœur à m'amuser, De l'amusement, j'en ai déjà eu plus tôt, quand j'ai vidé la boîte à bijoux de ma mère, qui ne contenait que quelques colifichets à la valeur surtout sentimentale, J'en ai eu quand j'ai rempli la boîte de joujoux en plastique, quand je l'ai cachée pour en faire mon trésor, quand je l'ai redécouverte ensuite, après une grande aventure comme seuls des pirates aguerris peuvent vivre, Oui, j'en ai eu de l'amusement... Jusqu'au moment où la boîte est tombée et où j'ai découvert les débris du miroir intérieur recouvrant mes jouets. A l'amusement a alors succédé l'horreur, la panique, le sens exacerbé du fatum s'abattant sur ma tête d'aîné de dix ans, de petit garçon chéri, d'exemple de la fratrie. J'ai vite évacué mes possessions et caché de nouveau la boîte, avec ses éclats de miroir, Et puis j'ai attendu avec la confiance du criminel qui a dissimulé les preuves, mais aussi la triste certitude du coupable qui sait que son crime ne restera pas impuni,
Le temps passe, inexorable ; mon père se réveille de sa sieste impromptue en faisant semblant, comme d'habitude, de n'avoir jamais perdu conscience de ce qui l'entoure. Ma mère met la touche finale au repas et fait le tour de la maisonnée pour inciter ses ouailles à descendre manger. Passant dans sa chambre, elle remarque le petit tas de verroteries sur la commode et s'enquiert de la destinée de la boîte qui les contenait.
Damnation ! Dans ma naïveté, j'ai caché le contenant, sans envisager un instant que le contenu me dénoncerait aussi promptement !
Tout le monde, y compris moi, ignore où se trouve la boîte. Personne, évidemment, n'y a touché, ce qui n'est pas vraiment une bonne façon de procéder, car rien n'énerve autant les adultes que la propension des objets à disparaître de leur propre fait, sur leurs petites pattes velues.
Ton qui durcit, voix qui gronde, voix qui grondent, quand celle du père vient s'ajouter puis se substituer à celle de la mère. L'ambiance est à l'orage, tout le monde baisse la tête, personne n'a rien fait, mais tout le monde se sent coupable. Quant au coupable, il a, à la fois, une tonne d'acier à la place du cœur, qui lui descend dans les entrailles, et l'impression d'être transparent et sourd. Aucun reproche ne peut l'atteindre, il n'est même plus là.
Tandis que le père gronde, tempête et éructe, la mère entreprend une fouille en règle et ne tarde pas à mettre la main sur le coffret brisé. Aussi retors puisse être le pirate dissimulant son forfait, il est impuissant devant les pouvoirs surnaturels de sa propre mère. L’engueulade évolue subtilement, on passe de « où est la boîte » à «  qui d’entre vous a joué avec ce qui ne lui appartient pas, l’a cassé, l’a dissimulé et n’a pas le courage d’avouer sa faute ? »
Mes affaires ne s’arrangent pas, mais le pire est à venir…
Mon père annonce son verdict : maman et lui vont manger, nous trois nous restons dans le salon et nous ne serons autorisés à les rejoindre à la cuisine que quand le coupable se dénoncera. Tant pis si c’est froid, tant pis si le repas est fini…
On reste tous les trois. Je dis à ma plus jeune sœur d’avouer que c’est elle. Elle pleure. Elle a quatre ans, la cadette six, ce qui me met à dix ans. C’est peut-être trois, cinq et neuf, je ne sais plus. En tout cas, elle est assez grande pour savoir que c’est mal de dire que c’est elle la coupable quand elle ne l’est pas. Je ne me souviens plus de ce que peut dire ma cadette, mais je me souviens que je fais le forcing auprès de la benjamine.  En commençant par des arguments comme « Peut-être que tu ne l’as pas fait exprès et que tu as oublié que tu l’avais mis là » et en finissant par « Dis que c’est toi, tu es la plus petite, ils ne vont rien te dire. » Elle pleure beaucoup, mais elle finit par céder.
Nous retournons tous les trois dans la cuisine, elle réussit à dire sans pleurer que c’est elle qui a cassé et caché la boîte. Mes parents sont effarés, mon père commence à la gronder, elle résiste un moment et soudain, elle fond de nouveau en larmes, un chagrin dévastateur, immense, incontrôlable. Elle vagit, elle se liquéfie, elle ne peut pas articuler un mot. Autour d’elle tout le monde se tait, comme devant un accident mortel. Puis mon père se ressaisit, sa grosse voix se fait de nouveau entendre, mais il n’a pas dit trois mots que je me mets à table.  Pas pour manger : tout refroidit dans nos assiettes, mais dans le sens figuré… Je me mets à pleurer et j’avoue tout : la sottise de jouer avec un objet qui ne m’appartient pas, la bêtise du miroir cassé, l’idiotie de la boîte cachée. Et surtout, je demande pardon, pardon à ma sœur : je suis malheureux et horrifié par son chagrin. Je me sens responsable, je suis responsable de sa tristesse,  je me sens mal et sale. En moins d’une heure, j’ai volé un objet auquel ma mère tenait, je l’ai cassé, j’ai dissimulé mon crime, j’ai menti par omission, puis j’ai racketté ma sœur pour qu’elle avoue mon crime et j’ai menti pour de vrai, par sa voix. Pas mal pour le petit garçon sage, gentil et intelligent que tous reconnaissaient en moi habituellement.
J’ai l’impression que je vais être détesté par toute la famille.
Un grand silence s’abat sur la cuisine, entrecoupé seulement par les reniflements de la petite. Le visage de mon père se ferme. Puis il prend la parole. Jusqu’à présent, dit-il, toutes les relations de la famille passaient par la confiance et la raison, nous avions le plus souvent respecté les règles et quand nous ne l’avions pas fait, nous en avions accepté les conséquences. Nos punitions consistaient à être privés de certains jeux ou à devoir rester dans nos chambres. Il me demande si j’ai conscience que ce que j’ai fait est bien plus grave, pas la sottise initiale, qui n’était pas bien grande et qui aurait pu se régler de cette façon justement, mais la dissimulation, le mensonge, la coercition envers ma petite sœur… Il n’emploie sûrement pas ce mot, mais je comprends le message, je le comprends si bien que j’acquiesce, je suis d’accord avec lui : le poids de ma culpabilité est énorme et je ne sais comment faire pour le dissiper. Il résout le problème en me disant que je vais subir une punition exemplaire et inédite dans la maison. Mon comportement a été incroyablement stupide, mesquin et même méchant et je vais m’en repentir « dans la tête et dans le corps », là, ce sont ses mots. Et ce qui sort de sa bouche ensuite arrête le temps pour toute la famille.
« Tu vas commencer par recevoir une fessée dont tu vas te souvenir… »
Une fessée ! Depuis tout petit on entend ce mot dans la bouche des autres, on l’a même entendu en menace de la part de maman, sans jamais qu’il connaisse de suite. Mais là, il ne fait aucun doute que je ne vais pas y couper. Il m’ordonne d’une voix implacable de m’approcher et, subjugué, j’avance vers lui sans réfléchir, comme si mon corps agissait de son propre chef. Il ôte la ceinture de mon peignoir, enlève celui-ci et, quelques secondes plus tard mon pantalon de pyjama est sur mes chevilles. Mon incrédulité est totale : je suis cul nu devant mes sœurs, moi qui me cache pudiquement depuis des années et dissimule ma nudité même à ma mère depuis mon entrée à la primaire, si on excepte les moments d’urgence où la fièvre nécessite les bons soins du thermomètre. Je n’ai pas le temps de réagir et de m’insurger : au moment où j’ouvre la bouche pour protester vigoureusement, je bascule brutalement sur ses genoux et sa main commence à s’abattre violemment sur mes fesses. Il ne fesse pas dans l’énervement, mais il est méthodique, sa main couvrant à chaque claque la moitié de mon postérieur, il rougit chaque centimètre carré de celui-ci en quelques coups. Elle monte, descend, passe à droite, à gauche, sur le haut, puis le bas du cul, jusqu’à marquer le haut des cuisses. Elle claque, rougit, enflamme, punit…
Dès le premier coup, je me suis mis à hurler, cris de douleur et de frustration, cris de libération peut-être, mais assez vite, le volume de ma voix a baissé et seuls des gémissements mêlés de pleurs s’élèvent après chaque claquée de la main. La fessée sonne régulièrement, lentement, inéluctablement, résonnant aux oreilles de mes sœurs comme un solennel et menaçant avertissement sur ce qui arrive aux voleurs, aux menteurs, aux malhonnêtes. Mon auréole de grand frère parfait est tombée et je ne suis plus que le sale gamin aux fesses écarlates et aux joues humides qui subit avec désespoir la punition que sa conduite a déterminée.
La fessée cesse enfin et je suis remis sur mon pied par mon père qui me fait un nouveau sermon sur la rédemption et le comportement exemplaire qu’il espère être de nouveau le mien. Mes fesses rougeoyantes irradient une chaleur douloureuse et je ne me soucie plus une seconde d’être à demi nu devant toute la famille, mon pantalon de pyjama ayant été éjecté au cours de la correction. Mon père me saisit enfin par l’oreille et, me guidant comme une marionnette, il me dirige vers le mur, me positionne dans le coin et m’ordonne de mettre les mains sur la tête. Après le châtiment physique vient le moment interminable où je vais devoir réfléchir à mon comportement, tout en mourant de honte d’être exposé les fesses à l’air pendant que toute la famille prend son repas.
C’est bien ce qui se passe et je reste ainsi, humilié, contrit et repentant jusqu’à ce que mes sœurs soient au lit et la table débarrassée. Alors, mon père m’appelle doucement et je le rejoins à la table de la cuisine, tête basse. Ma mère me tend mon pantalon de pyjama que j’enfile silencieusement. J’ai le droit à un dernier discours sur ce qu’on attend de moi et une promesse de vivre de nouveau ce genre de punitions autant de fois que nécessaire (ce dont j’aurai hélas confirmation par la suite). Je suis ensuite officiellement pardonné. Ma mère me donne une assiette où se trouve mon repas à demi-froid et je l’avale tristement juché douloureusement sur la chaise dont je n’avais jamais remarqué le cruel inconfort. Ensuite, on m’envoie au lit, où j’irai m’endormir, sur le ventre, évidemment, encore malheureux de ma sottise, mais lavé de ma culpabilité.

samedi 16 janvier 2010

Vaisselle cassée...

Cette historiette vous est offerte par le superviseur de ce blog... C'est mon cadeau : je lui offre cet espace ;)


Les minutes passent, longues et angoissantes.
Parfois, les minutes passent à une vitesse folle. Par exemple, lorsque votre film favori est sur le point de démarrer à la télé, et que vous avez encore toute la vaisselle à terminer, lavée et essuyée. D’autres fois, elles sont longues.
Longues, elles le sont quand vous êtes au piquet par exemple, attendant qu’on vous libère. La contemplation du coin de mur, avec son bout de papier peint n’est pas très exaltante. Surtout quand vous êtes amené à le contempler presque quotidiennement. Et puis la fatigue se fait sentir, dans les jambes, le dos, les bras. Les minutes se font plus longues.
Mais normalement, être au piquet n’a rien d’angoissant. Vous savez qu’à un moment donné, vous serez libéré. Au bout d’un temps plus ou moins long, mais l’heure de la libération viendra, et vous serez libéré et pourrez reprendre vos activités normales, repassage, cuisine, bricolage. Tout cela n’a rien d’angoissant. Normalement…


Le pantalon et le slip sur les chevilles, fesses bien en évidence, Marc attend, les mains sur la tête, l’instant de sa libération. Comme il regrette maintenant son moment d’emportement de tout à l’heure ! Tout ça pour une bête histoire d’assiettes ! Y avait-il vraiment besoin de cinq assiettes pour un repas ? Pour le potage, les entrées, le plat principal, le fromage et le dessert. Marc était d’avis que trois étaient déjà bien suffisantes, il imaginait déjà la pile énorme qui l’attendrait à côté du lavabo à l’issue du repas. Madame tenait pour cinq. De fil en aiguille, la situation s’était envenimée, et finalement une assiette avait fini par terre, en morceaux. Instant de colère immédiatement regretté, lorsque l’ordre avait fusé, accompagné d’un doigt rageur.
-  Au piquet, tout de suite, mains sur la tête, culotte baissée !
Discuter aurait été inutile, et n’aurait fait qu’aggraver la punition, qui s’annonçait déjà terrible. Marc savait déjà qu’il pouvait oublier tous ses projets pour la journée de demain. Une fois la vaisselle et le ménage terminée, elle serait passée à copier d’interminables lignes.


Maintenant le temps passe. L’air frais caresse les fesses de Marc. Et l’angoisse monte à mesure que les minutes passent. Depuis combien de temps est-il au piquet déjà ? Plus d’une demi-heure, probablement. Les invités doivent arriver à sept heures. Quelle heure est-il ? Pas loin de sept. Madame aurait-elle dans l’idée de le laisser le cul nu, mains sur la tête, devant ses amis ? Cela ne fait pas partie des règles ! Règles qui n’ont jamais été dites, mais qui jusque là semblaient acceptées par les deux parties. Marc subissait sans broncher les punitions que madame lui infligeait, lorsque les corvées étaient mal faites. Mais cela restait dans une sphère privée. Jusqu’à présent personne n’avait eu vent des heures passées à genoux ou debout, des coups de martinets sur les fesses. Lorsque madame allait seule au cinéma, personne ne soupçonnait que c’était parce que Marc était resté laver le sol de la maison à l’éponge (l’éponge donne un meilleur rendu que la serpillère selon madame), nu et à genoux. Ou bien qu’il était simplement enfermé au fond d’un placard.


Si les invités voient en arrivant Marc au piquet, le cul nu, comment pourra-t-il les regarder en face, par la suite ? Et ce genre de nouvelle croustillante circule vite, en général. L’angoisse fait place à la panique. Ce n’est pas une voiture qui s’arrête qu’il vient d’entendre ? Et des portières qui claquent ? Est-ce pour chez eux, ou pour chez les voisins ?
Il est encore temps de tout arrêter, de se révolter. Après tout, Marc n’est pas obligé de subir son sort. Il suffit de dire non. D’enlever les mains de sa tête, et de se reculotter. Mais après ? Après ? Quelles seraient les conséquences d’une telle indiscipline !
Non, madame ne peut pas vouloir lui faire subir une telle humiliation. Elle joue avec ses nerfs, c’est tout. Il l’a bien mérité, il faut dire, jeter comme ça une assiette ! L’ordre libératoire va tomber d’un instant à l’autre. Attendons encore un peu. Une minute, deux minutes. Et ce sera le soulagement.

-         Dring !!!
-         Entrez, c’est ouvert !

mercredi 23 décembre 2009

Où Martin se retrouve en position délicate...

Jusqu'à maintenant, tous les textes parus sur sur ce blog étaient écrits par Mlk. A force d'espérer de l'interactivité avec les lecteurs de ce blog,  j'en ai eu, un peu, j'y reviendrai dans un autre post.
J'ai ainsi deux histoires de lecteurs à vous faire découvrir... A tout seigneur, tout honneur, la première m'a été offerte il y a longtemps déjà par Madame Dizzy, dont les cadeaux sont d'ordinaire plus punitifs pour moi... J'aurais beaucoup aimé qu'elle y donne une suite un jour... Peut-être est-ce l'occasion pour elle ;-)
En attendant, régalez-vous de cette historiette où Martin se retrouve en position délicate...

On prend une bonne respiration, et puis on y va ! Je suis assez fébrile. Je dois absolument décrocher cet emploi. J’ai déjà passé les sélections avec succès; là, c’est l’entretien final. Nous sommes trois à attendre le bon vouloir du directeur. Deux jolies demoiselles, tailleur impeccable, le maquillage discret, mon costume me semble fade à côté de ces deux concurrentes. Un coup de téléphone et la secrétaire fait entrer la première jeune fille.
Chaque minute qui passe fait monter la tension, je me sens crispé. C’est au tour de la deuxième, elle me jette un coup d’œil de vainqueur, si elle veut me déstabiliser, elle a presque réussi. Que va-t-il me poser comme question. Quel sera le travail proprement dit ? Et ce directeur, comment est il ? Cette fois c’est à moi, j’entre d’un pas décidé, prêt à démontrer ma motivation.
Une voix cristalline m’accueille.
- Bonjour Mr Martin.
Je reste sans voix. Je ne m’attendais pas à une directrice. Elle est là devant moi assise derrière son bureau, joli visage, un peu sévère, surtout avec cette coiffure.
- Mr Martin ?
- Euh, oui bonjour Madame.
- Asseyez vous, je suis à vous dans un instant...
Une femme… Cela je ne m’y attendais pas du tout, C’est vrai que Dominique Genval, il n’y a aucune indication de sexe. Et un poste de directeur général peut être tenu par une femme. Elle a un port altier. Je suis impressionné.
Pendant qu’elle termine avec son interlocuteur au téléphone, je l’observe à la dérobée. Elle est en tailleur aussi, comme les candidates précédentes mais la différence, c’est qu’elle porte un pantalon, et il lui va à la perfection. Sa conversation est terminée et je suis toujours en train de la regarder. Elle me jauge sévèrement.
- Monsieur Martin ! Etes-vous toujours aussi indiscret ?
Mes joues s’empourprent d’un coup, je baisse les yeux et un timide : « non Madame » sort de ma bouche.
- J’espère bien ! J’attends de mon secrétaire qu’il soit efficace et discret, en toutes circonstances. Qu’il m’obéisse également à l’instant où je le demande. Il devra être à ma disposition à toute heure, pour cela vous serez logé au manoir, bien sûr vous aurez des moments de liberté mais seulement après m’en avoir demandé l’autorisation. Votre rémunération sera à la hauteur de votre prestation...
Après m’avoir annoncé la somme, je ne peux qu’acquiescer, mon compte flirte avec le rouge depuis trop longtemps.
- Avez-vous des questions Monsieur Martin ?
- En quoi consistera le travail, Madame ?
- Vous serez amené à transcrire le courrier, ranger les différents documents suivant un classement précis et là-dessus je suis intransigeante. Comme je reçois des clients tard, j’ai besoin de vous lors de ces réunions de travail pour m’assister. Je n’hésiterai pas à vous réprimander en cas de manquement, même devant les clients, me suis-je bien fait comprendre ?
Les joues toujours écarlates, la tête baissée, je n’attends qu’une chose : qu’elle me dise qu’elle m’engage.
- Votre Curriculum me convient, êtes-vous d’accord avec mes désiderata ?
- Oui Madame.
- Bien Vous êtes attendu ce soir au manoir à 19 h précise. L’adresse vous sera communiquée par ma secrétaire. A ce soir Monsieur Martin.
Je sors de là, sur mon nuage, enfin un boulot, fini la galère, et en plus pas besoin de chercher un appart… Waow.
De retour à l’hôtel, je n’ai que le temps de faire ma valise et de prendre un taxi. Des embouteillages, c’est bien ma veine… Il est 19H15 lorsque j’arrive à destination...
Le maître d’hôtel m’ouvre et me signale que Madame est de mauvaise humeur, qu’il va me conduire à mes appartements et que je devrais y rester jusqu'à ce que Madame vienne m’y chercher.
De nouveau, je rougis, bien que je ne sois pour rien dans ce retard.Mon appartement est superbe, une chambre, une salle de bain, un bureau plus qu’agréable un petit salon… Je suis séduit.
En attendant que la patronne arrive, je défais mes bagages. Soudain la porte s’ouvre :
- Monsieur Martin ! Je vous ai bien précisé cet après midi que je n’admettais pas de retard ! Même si vous n’êtes pas responsable du trafic, vous auriez dû prévoir une telle éventualité. Je vous attends dans 10 minutes dans le salon.
Dès que j’arrive dans le salon, j’aperçois Madame assise dans un fauteuil à haut dossier. Elle me toise, et à chaque fois qu’elle me regarde de cette manière j’ai les joues empourprées.
- Monsieur Martin, j’ai besoin d’un assistant qui soit exact, qui ait une auto discipline sans faille. Si elle vous fait défaut, je vais vous l’inculquer et de suite encore ! Pour cette première faute vous allez vous mettre au coin...
Je suis abasourdi...
- Aller au coin ?
- Vous contestez Monsieur Martin ? Dans ce cas, je dénonce le contrat.
En un instant, l'absurdité de ce qu'elle vient de m'ordonner me frappe, mais la perte d'un tel boulot est impossible à envisager...
- Euh, non Madame, où dois-je aller ?
- Juste derrière vous, une estrade vous attend, vous vous y installerez à genoux, slip sur les chevilles. Exécution !

Mon étonnement est total, je suis aussi excité qu’une puce. Pourtant je n’en mène pas large, on dirait qu’elle a deviné ce à quoi j’aspire.
Mal installé sur cet escabeau de bois, je n’arrive pas à réfléchir, je sens son regard posé sur moi, sur mes fesses nues.
J’assiste, bien malgré moi, à une conversation téléphonique. Elle parle de moi là ?
- Oui, ma chère j’ai trouvé mon collaborateur et je suis certaine que nous sommes fait pour nous entendre
….
- Ah mais bien sûr, venez donc demain pour le déjeuner, ce sera tout à fait informel bien sûr.

Le clic du téléphone que l’on raccroche me surprend.
- Monsieur Martin, levez vous, rajustez-vous et avant de passer à table, je vous entretiendrai des règles de vie dans cette maison.
J'obéis et la rejoins...
- Tout à l’heure lorsque nous étions dans mon bureau, je vous ai très explicitement dit que je supportais très mal les retards. Vous voyez ce carnet ? Il me servira à consigner vos petites négligences ou impertinences de la journée. Le soir venu, je les comptabiliserai et vous serez corrigé en fonction. Si j’estime une faute trop importante pour attendre le soir, la correction se fera sur le champ. J’ai remarqué tout à l’heure votre docilité et je suis convaincue que nous nous entendrons à merveille.
Je suis là debout à l’écouter parler, plus un mot ne sort de ma bouche. Comment a-t-elle décelé chez moi ces dispositions ? Malgré moi je sens l’excitation monter dans mon pantalon et je ne peux m’empêcher d’en avoir honte.
- Monsieur Martin ! Baissez ces yeux, et que vois-je là ? Pantalon aux genoux, de suite !
Sa voix est d’une douceur dangereuse, je l’entends à l’intonation.
- Madame, s’il vous plaît ? Pas cela.
- Tout de suite !
Je m’exécute et elle ne peut que voir mon membre tendu à l’extrême.
- Venez près de moi, à genoux.
Je parcours les deux ou trois mètres dans cette situation plus qu’inconfortable. Arrivé à ses pieds, d’un geste sec elle me fait signe de me lever, me retourne sans ménagement et me courbe sur la table. Posé à terre je vois un martinet, elle le saisit et me cingle les fesses avec une vigueur insoupçonnée. Je ne peux m’empêcher de gémir à chaque coup.
Elle s'arrête enfin, et dit d’une voix calme :
- Asseyez-vous sur cette chaise de paille à mes côtés, les mains sur la tête...
Et, en s’adressant au maître d’hôtel :
- Victor ? Vous pouvez servir...

samedi 31 octobre 2009

Un confort tout relatif

Les vacances étaient déjà bien entamées et les promenades succédaient aux promenades, Philippe et Sophie passaient de bons moments et engrangeaient de bons souvenirs... Pourtant le caractère ronchon de Philippe se manifestait de temps en temps et, même si Sophie faisait semblant de ne pas s'en apercevoir, il lui paraissait évident qu'il lui faudrait sévir avant la fin de la semaine...
Le quatrième jour, de retour d'une belle promenade où il avait un peu traîné des pieds, il poussa le bouchon un peu trop loin : à peine rentré, il avait envoyé ses chaussures balader à travers le couloir et s'était affalé dans un des vieux fauteuils du salon. Non content de cette attitude désinvolte et apparemment inconscient de la punition qui lui pendait au nez, il se mit à râler vertement contre la très belle «banquette-coffre» qui décorait la pièce, pestant contre ce «meuble imbécile absolument inconfortable qui prenait la place d'un bon vieux divan» !
Exaspérée, elle haussa la voix :
«Ça suffit ! J'en ai assez de tes râleries et de ton attitude ! Je vais t'en faire passer le goût : en tenue et en position !»
Blêmissant d'un coup, il comprit soudain ce que son attitude avait de répréhensible. Comme d'habitude, il n'avait rien senti venir, mais maintenant que la punition était imminente, elle lui paraissait si évidente qu'il maudissait sa stupidité et sa franchise... Bien sûr, il était trop bien habitué pour protester et, silencieusement, il se hâta de se déshabiller, pliant machinalement et rapidement ses vêtements et les posant soigneusement sur la chaise, soucieux de ne pas voir la punition se doubler du martinet...
Dès qu'il fut nu, il se tint bien droit, mains sur la tête, dans l'attente du châtiment.
«Comme ça, ce meuble n'est pas assez confortable pour toi ? Et bien, tu vas le tester avant de donner ton avis. A plat ventre sur le meuble, le nez sur le bois, les mains dans le dos jusqu'à nouvel ordre...»
Exécution immédiate. Le bois était un peu froid, mais, c'est l'intérêt du bois, il parut très vite plus chaud... Confortable, ça, ce n'était guère le cas, mais au point où il en était, Philippe n'avait plus qu'à se taire et subir...

Il se taisait donc et attendait, de plus en plus raide, les bras douloureux, le nez écrasé, pendant que les minutes s'écoulaient, longues et silencieuses et que Sophie jouissait du calme retrouvé...
Après s'être rafraichie et changée, elle s'était assise dans un fauteuil avec un bon livre et profitait de ses vacances, un sourire se dessinant sur ses lèvres quand son irascible petit mari laissait échapper un soupir de douleur sur son banc d'infamie... Une bonne heure s'écoula et Sophie glissa un doigt entre les pages de son roman, avant de lancer :
«Maintenant, mon vieux râleur, tu vas pouvoir affiner ton idée du confort : allonge-toi au sol, dans la même position...»
Il déglutit, horrifié, car il avait espéré, bien entendu, que sa pénitence fût terminée, mais visiblement, elle en avait décidé autrement... Il se plaqua donc sur le carrelage glacé et prit son mal en patience.

Elle rouvrit son livre, satisfaite de sa trouvaille... Elle s'était montrée suffisamment conciliante avec lui depuis le début de la semaine, il était temps de resserrer quelques boulons et de rappeler à son époux les vertus de la patience.
Le temps sembla s'étirer suivant un rythme incroyablement plus lent que celui de l'heure qu'il avait déjà passée dans la même position. La froideur et la dureté du carrelage étaient sans commune mesure avec celle du bois. L'immobilité verrouillait ses muscles et lui lançait des épingles dans les épaules et le creux du dos. De nouveau, les secondes s'enfilaient comme les grains de sable dans le sablier, et les seuls bruits qui troublaient le silence étaient le froissement des pages du roman de Sophie et les soupirs involontaires qui échappaient au puni.
Il resta cette fois-ci quarante minutes épuisantes et douloureuses dans sa position avant qu'elle le laissât se redresser...
«Alors, ton avis ? Cette banquette est -elle confortable ?»
Il savait ce qu'elle voulait entendre.
- Oui, Madame, elle est beaucoup plus confortable que le sol...
- Je suis ravi de te voir plus raisonnable... Rien de tel qu'un moment de réflexion pour rétablir un peu d'équilibre et de relativité dans un petit crâne de mec...
- Oui, Madame...
- Tu as beau te montrer persuasif, je ne pense pas que tu en sois vraiment persuadé ! Tu vas continuer à y réfléchir. Sur le meuble, à genoux, le nez au mur et les mains sur la tête !!

S'ensuivit un long moment de réflexion...

vendredi 23 octobre 2009

Chauffe, chauffe, chauffe...

Sylvie était pensive. Elle repensait à sa soirée, à sa journée. Elle n'avait rien d'autre à faire dans son coin, c'est même pour ça qu'elle y était... Si elle avait su...
Si elle avait su ce matin qu'elle en serait là, elle aurait probablement laissé sa Carte Bleue à la maison. Cela lui aurait évité de craquer sur ce joli petit ensemble de lingerie, déshabillé, soutien-gorge, culotte, dans une dentelle si jolie et si fine qu'elle en laissait deviner bien plus qu'elle en cachait. Elle l'avait adoré au premier coup d'œil, n'avait pas mis plus de 20 minutes à se décider à l'acheter, persuadée que Patrick allait l'adorer, impatiente de lui faire la surprise.
Tu parles d'une surprise ! Elle était entrée dans la chambre, très louve, dans son petit ensemble sexy, elle pensait lui voir pendre la langue, le voir se précipiter pour la serrer dans ses bras...
Elle l'avait vu d'abord bouche bée, puis avait vu son visage se durcir.
"Qu'est-ce que c'est que ça ?"
Elle avait bafouillé, essayé d'expliquer. Il l'avait coupée, était allé à l'essentiel : "Combien ?"
Là où le bât blesse. Le prix était, bien entendu, inversement proportionnel à la quantité de tissu utilisé... Elle avait subi ensuite, tête basse, une leçon de morale impressionnante, assortie de l'état des finances, des efforts à faire, des achats autorisés. Ensuite étaient venues les punitions. Il l'avait déshabillée, avait rangé la lingerie dans le tiroir de sa table de nuit, qu'il avait fermé à clef, non sans avoir sorti la férule qu'il y rangeait, ce qui avait fait blêmir Sylvie.
Il l'avait prise par la main, l'avait attirée jusqu'au lit, malheureusement pas pour la grande scène de la séduction. Il l'avait allongée sur ses genoux et l'avait fessée, fortement, copieusement, implacablement, à la main tout d'abord, sans se préoccuper de ses cris de douleurs, ni de ses larmes. Quand les fesses de la punie furent bien rouges, il attrapa la férule et fessa de nouveau jusqu'à ce que la couleur lui paraisse convenir à la faute commise.
Alors il lui laissa reprendre contenance, la consolant sur ces genoux jusqu'à ce qu'elle soit de nouveau en état d'écouter. Il lui dit qu'il appréciait qu'elle eût voulu lui faire une surprise, qu'il comprenait qu'elle avait besoin d'un pécule pour satisfaire ce genre d'envie. Il lui promit de prévoir une petite somme mensuelle sur le budget, qu'elle cumulerait et utiliserait à sa guise, pour son plaisir personnel, mais que jamais elle ne serait autorisée au moindre dépassement sous peine de sanction. Quand elle eût acquiescé et promis de se montrer plus sérieuse, il l'envoya au coin, à genoux, mains sur la tête, pour réfléchir à ses actes et à leurs conséquences...
Elle avait bien pleuré, puis s'était calmée. elle avait maintenant plus mal dans les genoux et les omoplates qu'aux fesses et elle espérait de tout cœur qu'il allait bientôt l'autoriser à venir se coucher, même si elle redoutait le contact des draps sur son derrière meurtri. Elle n'osait bien évidemment pas bouger, sachant qu'il n'hésiterait pas un instant à la fesser de nouveau si elle désobéissait. Alors elle prenait son mal en patience et laissait son esprit vagabonder, essayant de ne pas penser que le lendemain matin, elle aurait encore à copier 300 fois "Si je fais chauffer la Carte Bleue, ce sont mes fesses qui brûlent" afin de ne pas oublier ses promesses...




Désormais, vous trouverez aussi sur ce blog quelques historiettes sans prétention pour votre plaisir et le mien, car j'aime bien en lire ailleurs (sur le blog de Christine ou de la vilaine Sophie, par exemple). J'espère qu'elles vous plairont et que vous aurez à cœur de me faire quelques commentaires... Pour cette première livraison, une fois n'est pas coutume, je vous offre une fessée féminine, mais la photo était si parfaire qu'elle m'a inspiré !