C'était l'année érotique, mais nous ne le savions pas. Ou peut-être
que c'était un peu plus tard, mais quelle différence cela fait-il ? Le
monde était différent et de m'en rendre compte me fait prendre la mesure
des années que j'ai encaissées plus sûrement que le blanc de ma barbe
ou la souplesse de mes articulations en nette régression... J'avais huit
ans. C'était les beaux jours de l'été, ceux qu'on ne voyait pas passer.
Les vacances duraient deux mois et demi. Elles auraient duré un an
qu'elles ne nous auraient pas paru plus longues.
Nous
traînions toute la journée, en chasse tels des indiens, en lutte
chevaliers noirs contre les blancs, ou bien nous dévalions les espaces
verts derrière nos maisons, paradis de la maison individuelle pour les
classes ouvrières, que nos parents venaient d'acquérir, même s'ils
étaient partis pour payer pendant 25 ans le prêt qui leur avait permis
ce rêve. Un village désireux de s'étendre avait vendu des terrains
agricoles par dizaine, pour en faire une banlieue résidentielle cossue.
On appelait cette partie de la ville le "villagexpo" et des dizaines de
constructeurs avaient chacun une ou deux rues à bâtir pour se faire
connaître. Cela donnait un aspect exceptionnel à notre habitat : d'une
part toutes les petites maisons modernes (pour le début des seventies)
de tous styles, séparées par de grands espaces verts, des massifs, des
jeux pour enfants, une ville nouvelle conçue pour attirer les jeunes
couples plein d'avenir et leurs futurs enfants, d'autre part le village
traditionnel, avec quelques commerces, l'église, la mairie... Les
habitants du villagexpo parlaient du "village" quand il s'agissait du
centre-ville, les habitants de cette partie-là disaient le "village"
quand ils parlaient de nous... Je suppose que ces deux villages
formaient une ville.
Nous étions venus y habiter juste
au lendemain de mes sept ans, dans la première tranche des maisons
finies. C'était merveilleux. Toute cette verdure pour moi qui n'avais
connu que des H.L.M., des balades en vélo, des copains, tous
nouvellement arrivés, un village de déracinés, et donc avides de jouer
ensemble. C'était un monde où la télé était en noir et blanc, elle ne
fonctionnait que le soir pour les sacro-saintes informations et le film
(que j'étais trop petit pour regarder). Les jeudis de pluie aussi, pour
les émissions pour la jeunesse, comme ça s'appelait. Oui, les jeudis :
le mercredi était un jour de classe...
Nous explorions
donc notre nouveau monde, avec ses jungles et ses tunnels, ses camps,
ses refuges, ses repaires... Et dès que nous nous éloignions un peu de
notre rue, on tombait sur des terrains vagues (en attente de
construction), des chantiers, des décharges après construction, avec des
fenêtres que les ouvriers avaient foirées, des tubes en plastique, des
tas de trésors dans lesquels on fouillait... Un beau jour de cet été,
dans la rue d'à côté, où les maisons étaient terminées ou en passe de
l'être, mais pas encore vendues, Christian avait repéré une fenêtre
ouverte sur la maison témoin. Il s'était précipité pour nous prévenir,
car il y avait l'opportunité de visiter une maison, une vraie, terminée,
en cachette. Aubaine exceptionnelle pour des petits gars aventureux...
Nous
ne nous fîmes pas prier et nous le suivîmes rapidement. Le groupe était
composé de mes voisins, Laurent et Frank, deux frères plus âgés que
moi, d'un et deux ans, Christian, du même âge que Laurent, et Bruno...
Bruno était le grand frère de Christian et mon voisin d'en face. C'était
le Dieu de la bande de gamins qu'on était, il avait 13 ans, était
collégien et ne se mêlait pas très souvent de nos jeux, à nous les
petits. Mais quand il le faisait, il jouait évidemment les grands chefs
de bande bienfaisants et généreux. Il nous impressionnait par sa force
colossale. Bien sûr, il n'avait pas de mal à être plus costaud que nous
vu notre différence d'âge, mais je crois qu'il était en plus très
musclé. Moi, j'étais le benjamin de la troupe, ce qui m'arrivait souvent
: non seulement il y avait plus d'enfants un peu plus vieux que moi
dans le quartier, mais en plus je ne recherchais pas la compagnie des
quelques plus petits. Je me sentais mieux avec les grands, profitant de
leur aura, même si je rentrais souvent en larmes chez moi, car, plus
faible physiquement, je me prenais régulièrement quelques coups...
Arrivés
à la maison, sur le côté droit de la porte d'entrée, s'ouvrait la
fenêtre des toilettes... S'ouvrait réellement, car elle n'avait pas été
verrouillée. Bruno nous fit la courte échelle et nous nous faufilâmes
tous les quatre à l'intérieur...Puis il disparut pendant un moment et
réapparut dans le jardin, tapant à la porte-fenêtre que nous lui
ouvrîmes rapidement.
Une maison rien que pour nous !
Avec rien dedans, soyons franc, c'était une maison témoin, pour visiter,
le sol était de carrelage, il y avait un papier peint au mur. Mais à
l'étage, seul le couloir était recouvert de linoleum, les chambres qui
s'ouvraient de part et d'autre avaient un sol en béton. Rien d'autre,
bien sûr, pas de meubles. Nous n'avions rien à faire dans cette maison,
mais on s'amusait quand même comme des petits fous, on faisait des
cache-caches, on ouvrait tous les placards, visitait toutes les pièces,
en rigolant comme des idiots... Et tout à coup, Bruno nous interpelle :
"Bon allez les p'tits loups, on est chez nous ici, on fait ce qu'on veut
: tout le monde à poil !"
Gloussements et rires,
regards hésitants, pas longtemps... En quelques secondes, quatre petits
garçons reprennent leurs explorations, tout nus... A cette époque où la
mode et le paraître n'étaient pas le sport national numéro 1, les
enfants de notre âge n'étaient pas vêtus comme des gravures de mode avec
pantalons de marque et tout ce qui s'ensuit... C'était l'été, on avait
une paire de sandalettes ou de chaussures de toiles, genre tennis, un
slip de bains et, éventuellement un t-shirt. Pour le coup, nous étions
en tenue d'Adam et on circulait dans cette maison vide, sans rien de
spécial à faire, mais nous n'eûmes pas le temps de nous ennuyer, car
Bruno, toujours habillé, arriva soudain sur nous en nous engueulant de
sa plus grosse voix :
"Mais qu'est-ce que c'est que ces
lascars qui sont entrés dans ma maison ? Mais qu'est-ce que vous faites
dans cette tenue, bande de petits vicieux ? Je vais vous dénoncer à vos
parents, moi, c'est une honte ! Tout nus dans ma maison ! Vous allez
voir ce qui va vous arriver, montez là-haut dans la chambre, allez ! Hop
! En haut, plus vite que ça..."
On avait beau savoir
que c'était un jeu, on n'en menait pas large et on est monté tous les
quatre, tout penauds, suivis par "Monsieur Bruno" qui continuait à nous
faire honte. Il nous a fait entrer dans la plus grande chambre et...
"Allez au coin, tous les quatre... Je vais venir m'occuper de vous. Au
coin ! Et à genoux, les mains sur la tête, je vous préviens que je ne
veux pas entendre un mot, c'est compris ?"
Oh oui,
vous comprenez, j'en suis sûr, pourquoi le souvenir de ce jour est
gravé depuis dans ma mémoire et pourquoi je l'ai revécu en pensée des
dizaines de fois... En y réfléchissant, même si j'avais déjà joué à la
fessée auparavant, c'est peut-être bien l'élément fondateur de mon
obsession... Car nous avons obéi, bien sûr. Nous nous sommes dirigés
chacun dans un coin et agenouillés sur le béton, les mains sur la
tête... Et j'ai attendu, le cœur battant, jouant, mais puni, puni pour
jouer... mais puni ! J'avais peur, j'étais excité, j'attendais, n'osant
pas bouger, pas me retourner pour voir si mes copains étaient aussi
sérieusement obéissant que moi... Je le suppose, car je ne pense pas que
Bruno aurait toléré de désobéissance de leur part...
Il
nous a laissés un petit moment, puis nous l'avons entendu revenir dans
la pièce. Il a dit qu'il allait nous interroger un par un et que nous
n'avions pas intérêt de bouger. Il est sorti avec un de mes camarades et
quelques instants plus tard, de loin, on a entendu un bruit de fessée.
Mon cœur est tombé dans mon estomac et je n'ai toujours pas bougé d'un
poil. Il a ramené le puni, lui a ordonné de retourner au coin et a
appelé le suivant... De nouveau silence, puis bruits de claques et même
quelques cris, retour avec un gamin qui reniflait et devait retourner au
coin. Numéro trois... Toujours pas moi, j'étais une statue... Fessée.
Retour du numéro trois et enfin mon nom qui résonne dans la pièce vide.
"Viens ici"... Je me relève, me dirige vers lui, mortifié. Mes amis sont
dans la position infamante que je viens de quitter les mains sur la
tête, à genoux. Je vois leurs plantes de pieds gris foncé, couleur béton
et leur cul rouge, surtout celui de Christian.
Je suis
Bruno dans le couloir. Il m’emmène à la salle de bains, s’assoit sur le
rebord de la baignoire et me dit qu'il va juger si je suis un enfant
sage et bien élevé... Il me pose deux ou trois questions de style
scolaire et moi, jeune génie que je suis, je lui donne toutes les bonnes
réponses, espérant (quel con) échapper à la fessée... Il rigole, fait
semblant de se fâcher : "Bien. Tu as très bien répondu, mais j'aime pas
les enfants qui se croient plus malins que leurs aînés, viens ici". Je
m'approche, il me penche sur ses genoux et me donne une fessée.
Je
voudrais pouvoir raconter la fessée exemplaire que je pris, ma première
douleur et ma première extase de masochiste, mais macache, aujourd'hui,
c'est une histoire vraie... Alors, en vrai, il m'a donné quelques
claques bien gentilles sur les fesses. Rien du tout comparé aux autres
et, surtout, à Christian, son frère, qui lui avait vraiment les fesses
en feu. C'était d'ailleurs celui qu'on avait entendu crier auparavant...
Je me suis toujours demandé par la suite, alors que je regrettais de ne
pas avoir reçu une vraie fessée, s'il m'avait épargné parce que j'avais
bien répondu à ses questions (ah si je pouvais remonter le temps et
répondre des âneries d'un air effronté !) ou parce que j'étais le plus
petit, le fils unique à sa maman (même si j'avais des sœurs) et qu'il
craignait que j'aille pleurnicher et cafter en rentrant (ce que je
n'aurais jamais fait). Toujours est-il que je n'ai reçu que quelques
claques pas très appuyées sur les fesses, puis il m'a relevé, m'a
reconduit dans la chambre et renvoyé au coin, tandis que les trois
autres s'y trouvaient toujours, hiératiques...
Il est
parti durant quelques minutes supplémentaires, puis on l'a entendu
entrer et il a dit "Ok, fini le jeu, rhabillez-vous, on se barre de
cette maison..." et il a jeté tous nos habits en tas au centre de la
pièce... On s'est relevé dare-dare, on a enfilé nos quelques effets et
on est tous sorti par la porte de derrière, qu'on a laissé ouverte...
Plus
personne de cette petite bande n'a jamais évoqué ce qu'on y avait fait
et subi. Pas un mot, même si on se retrouvait régulièrement pour jouer
(et que, idiot, j'espérais toujours que Bruno s'amuserait à reprendre le
rôle d'un adulte en mal de punir des vilains garçons. Ça n'est plus
jamais arrivé).
Mais j'ai rencontré Franck, un jour, en tant
qu'adulte quand j'étais en visite chez mes parents et que, passant dans
le coin alors qu'il l'avait quitté depuis des années, il a eu envie de
leur dire bonjour... Et quand on a discuté de nos jeunes années, il m'a
dit "Et tu te souviens qu'on jouait tout nu dans les maisons ? Qu'est-ce
qu'on se marrait..."
Ben oui, je me souvenais... Et
apparemment, beaucoup mieux que lui. C'est mon souvenir le plus
incroyable et le plus chéri. La preuve que mes fantasmes m'ont toujours
habité...
;-)
Et il y a une
conclusion amusante à cette histoire... C'est la réaction de ma mère, le
soir, horrifiée de la couleur de mes genoux...
"Mais où est-ce
que tu as été traîner ? Regarde tes genoux ? Ils sont incrustés de
crasse... Tu files au bain et, content ou pas, c'est moi qui te lave,
sinon tu n'arriveras pas à ravoir cette saleté."
Boudeur et fâché,
je suis allé dans la baignoire et j'ai fait couler l'eau. J'étais à ce
moment de ma vie où j'exerçais ma pudeur comme un nouveau pouvoir sur le
reste de ma famille, exigeant de me laver seul, puisque j'étais un
grand, fermant la porte de la salle de bains à clé pour préserver ma
pudeur (et pouvoir parfois exercer discrètement des petites punitions
sur moi-même en plein jour et excité d'imaginer le reste de la famille
vivant normalement derrière la porte (si, si, déjà à cette époque...)).
Cette
fois-là, j'ai dû supporter la venue de ma maman et me tenir debout dans
la baignoire pendant qu'elle frottait vigoureusement mes genoux au gant
de toilette imprégné de savon, les deux mains en coupe sur mon zizi,
lui cachant sottement cette petite partie de mon corps qui était sortie
du sien, comme le reste et que, pas si longtemps auparavant, elle avait
nettoyé comme le reste... On est sot et pas très logique quand on
grandit... Néanmoins, après la punition du jour qui m'avait amusé et
excité, j'ai eu droit à l'humiliation du soir qui m'avait mis dans une
colère noire... L'esprit humain est ainsi fait... Enfin... Le mien...
Puni, au coin, déculotté, au piquet, à genoux, lignes à copier, en pénitence, nez au mur, mains sur la tête, slip sur les chevilles, fessé cul nu, au pain sec et à l'eau, corrigé, tête basse, jambes écartées, les fesses zébrées par le martinet... Y a le choix !
Pages
Un petit aperçu
Mlk a une obsession : la punition...
Sur ce blog, on trouvera des fantasmes, proches de mes désirs, ou plus éloignés, c'est selon... Un fantasme n'étant pas toujours fait pour se réaliser...
Et puis aussi, quelques états d'âmes et descriptions de punitions personnelles, des pensées sur ce fétiche, des histoires nées des photos glanées sur le net...
Enfin, au hasard des lecteurs inconnus, j'espère bien découvrir quelques surprises parmi les commentaires... J'accepte assez facilement les punitions... quand elles sont justifiées !!
Sur ce blog, on trouvera des fantasmes, proches de mes désirs, ou plus éloignés, c'est selon... Un fantasme n'étant pas toujours fait pour se réaliser...
Et puis aussi, quelques états d'âmes et descriptions de punitions personnelles, des pensées sur ce fétiche, des histoires nées des photos glanées sur le net...
Enfin, au hasard des lecteurs inconnus, j'espère bien découvrir quelques surprises parmi les commentaires... J'accepte assez facilement les punitions... quand elles sont justifiées !!
Affichage des articles dont le libellé est Souvenirs. Afficher tous les articles
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mardi 11 décembre 2012
vendredi 19 octobre 2012
Souvenir...
Ce qui suit est une rédaction écrite en punition, donnée par Constance et Simon. En voici la version dactylographiée, de nouveau en punition (j'ai pas de bol)...
Le souvenir est réel et vient de mon enfance, la fessée est imaginaire et vient de mes fantasmes...
Souvenir
d'enfance.
Un soir
d’hiver, dans la quiétude familiale. Je me souviens des éclairages chaleureux,
ma mère adorait allumer appliques et lampes de table disséminées dans les
pièces plutôt que le lustre central. J'ai le souvenir d'une fin d'après-midi
comme tant d'autres, les trois enfants déjà en pyjama et peignoir (le mien
était vert), maman en train de faire la cuisine et mon père, juste rentré du
travail, donc après dix-huit heures, tentant vaillamment de regarder une quelconque
bêtise à la télévision (qui, déjà, en diffusait à profusion), mais perdant la
partie et s'endormant dans le fauteuil, comme tous les soirs, pendant quinze,
vingt minutes, rarement plus.
Comme
tous les soirs, nous jouons. Moi moins que les autres, ce soir, car je n'ai pas
le cœur à m'amuser, De l'amusement, j'en ai déjà eu plus tôt, quand j'ai vidé
la boîte à bijoux de ma mère, qui ne contenait que quelques colifichets à la
valeur surtout sentimentale, J'en ai eu quand j'ai rempli la boîte de joujoux
en plastique, quand je l'ai cachée pour en faire mon trésor, quand je l'ai
redécouverte ensuite, après une grande aventure comme seuls des pirates
aguerris peuvent vivre, Oui, j'en ai eu de l'amusement... Jusqu'au moment où la
boîte est tombée et où j'ai découvert les débris du miroir intérieur recouvrant
mes jouets. A l'amusement a alors succédé l'horreur, la panique, le sens
exacerbé du fatum s'abattant sur ma tête d'aîné de dix ans, de petit garçon
chéri, d'exemple de la fratrie. J'ai vite évacué mes possessions et caché de nouveau la boîte, avec ses éclats de miroir, Et puis j'ai attendu avec la
confiance du criminel qui a dissimulé les preuves, mais aussi la triste
certitude du coupable qui sait que son crime ne restera pas impuni,
Le temps
passe, inexorable ; mon père se réveille de sa sieste impromptue en
faisant semblant, comme d'habitude, de n'avoir jamais perdu conscience de ce
qui l'entoure. Ma mère met la touche finale au repas et fait le tour de la
maisonnée pour inciter ses ouailles à descendre manger. Passant dans sa
chambre, elle remarque le petit tas de verroteries sur la commode et s'enquiert
de la destinée de la boîte qui les contenait.
Damnation !
Dans ma naïveté, j'ai caché le contenant, sans envisager un instant que le
contenu me dénoncerait aussi promptement !
Tout le
monde, y compris moi, ignore où se trouve la boîte. Personne, évidemment, n'y a
touché, ce qui n'est pas vraiment une bonne façon de procéder, car rien
n'énerve autant les adultes que la propension des objets à disparaître de leur
propre fait, sur leurs petites pattes velues.
Ton qui
durcit, voix qui gronde, voix qui grondent, quand celle du père vient s'ajouter
puis se substituer à celle de la mère. L'ambiance est à l'orage, tout le monde
baisse la tête, personne n'a rien fait, mais tout le monde se sent coupable.
Quant au coupable, il a, à la fois, une tonne d'acier à la place du cœur, qui
lui descend dans les entrailles, et l'impression d'être transparent et sourd.
Aucun reproche ne peut l'atteindre, il n'est même plus là.
Tandis
que le père gronde, tempête et éructe, la mère entreprend une fouille en règle
et ne tarde pas à mettre la main sur le coffret brisé. Aussi retors puisse être
le pirate dissimulant son forfait, il est impuissant devant les pouvoirs
surnaturels de sa propre mère. L’engueulade évolue subtilement, on passe de « où
est la boîte » à « qui d’entre vous a joué avec ce qui ne lui
appartient pas, l’a cassé, l’a dissimulé et n’a pas le courage d’avouer sa
faute ? »
Mes
affaires ne s’arrangent pas, mais le pire est à venir…
Mon père
annonce son verdict : maman et lui vont manger, nous trois nous restons
dans le salon et nous ne serons autorisés à les rejoindre à la cuisine que
quand le coupable se dénoncera. Tant pis si c’est froid, tant pis si le repas
est fini…
On reste
tous les trois. Je dis à ma plus jeune sœur d’avouer que c’est elle. Elle
pleure. Elle a quatre ans, la cadette six, ce qui me met à dix ans. C’est
peut-être trois, cinq et neuf, je ne sais plus. En tout cas, elle est assez
grande pour savoir que c’est mal de dire que c’est elle la coupable quand elle
ne l’est pas. Je ne me souviens plus de ce que peut dire ma cadette, mais je me
souviens que je fais le forcing auprès de la benjamine. En commençant par des arguments comme « Peut-être
que tu ne l’as pas fait exprès et que tu as oublié que tu l’avais mis là »
et en finissant par « Dis que c’est toi, tu es la plus petite, ils ne vont
rien te dire. » Elle pleure beaucoup, mais elle finit par céder.
Nous
retournons tous les trois dans la cuisine, elle réussit à dire sans pleurer que
c’est elle qui a cassé et caché la boîte. Mes parents sont effarés, mon père
commence à la gronder, elle résiste un moment et soudain, elle fond de nouveau
en larmes, un chagrin dévastateur, immense, incontrôlable. Elle vagit, elle se
liquéfie, elle ne peut pas articuler un mot. Autour d’elle tout le monde se
tait, comme devant un accident mortel. Puis mon père se ressaisit, sa grosse
voix se fait de nouveau entendre, mais il n’a pas dit trois mots que je me mets
à table. Pas pour manger : tout
refroidit dans nos assiettes, mais dans le sens figuré… Je me mets à pleurer et
j’avoue tout : la sottise de jouer avec un objet qui ne m’appartient pas,
la bêtise du miroir cassé, l’idiotie de la boîte cachée. Et surtout, je demande
pardon, pardon à ma sœur : je suis malheureux et horrifié par son chagrin.
Je me sens responsable, je suis responsable de sa tristesse, je me sens mal et sale. En moins d’une heure,
j’ai volé un objet auquel ma mère tenait, je l’ai cassé, j’ai dissimulé mon
crime, j’ai menti par omission, puis j’ai racketté ma sœur pour qu’elle avoue
mon crime et j’ai menti pour de vrai, par sa voix. Pas mal pour le petit garçon
sage, gentil et intelligent que tous reconnaissaient en moi habituellement.
J’ai l’impression
que je vais être détesté par toute la famille.
Un grand
silence s’abat sur la cuisine, entrecoupé seulement par les reniflements de la
petite. Le visage de mon père se ferme. Puis il prend la parole. Jusqu’à
présent, dit-il, toutes les relations de la famille passaient par la confiance
et la raison, nous avions le plus souvent respecté les règles et quand nous ne
l’avions pas fait, nous en avions accepté les conséquences. Nos punitions
consistaient à être privés de certains jeux ou à devoir rester dans nos
chambres. Il me demande si j’ai conscience que ce que j’ai fait est bien plus
grave, pas la sottise initiale, qui n’était pas bien grande et qui aurait pu se
régler de cette façon justement, mais la dissimulation, le mensonge, la
coercition envers ma petite sœur… Il n’emploie sûrement pas ce mot, mais je
comprends le message, je le comprends si bien que j’acquiesce, je suis d’accord
avec lui : le poids de ma culpabilité est énorme et je ne sais comment
faire pour le dissiper. Il résout le problème en me disant que je vais subir
une punition exemplaire et inédite dans la maison. Mon comportement a été
incroyablement stupide, mesquin et même méchant et je vais m’en repentir « dans
la tête et dans le corps », là, ce sont ses mots. Et ce qui sort de sa
bouche ensuite arrête le temps pour toute la famille.
« Tu
vas commencer par recevoir une fessée dont tu vas te souvenir… »
Une
fessée ! Depuis tout petit on entend ce mot dans la bouche des autres, on
l’a même entendu en menace de la part de maman, sans jamais qu’il connaisse de
suite. Mais là, il ne fait aucun doute que je ne vais pas y couper. Il m’ordonne
d’une voix implacable de m’approcher et, subjugué, j’avance vers lui sans
réfléchir, comme si mon corps agissait de son propre chef. Il ôte la ceinture
de mon peignoir, enlève celui-ci et, quelques secondes plus tard mon pantalon
de pyjama est sur mes chevilles. Mon incrédulité est totale : je suis cul
nu devant mes sœurs, moi qui me cache pudiquement depuis des années et
dissimule ma nudité même à ma mère depuis mon entrée à la primaire, si on
excepte les moments d’urgence où la fièvre nécessite les bons soins du
thermomètre. Je n’ai pas le temps de réagir et de m’insurger : au moment
où j’ouvre la bouche pour protester vigoureusement, je bascule brutalement sur
ses genoux et sa main commence à s’abattre violemment sur mes fesses. Il ne
fesse pas dans l’énervement, mais il est méthodique, sa main couvrant à chaque
claque la moitié de mon postérieur, il rougit chaque centimètre carré de
celui-ci en quelques coups. Elle monte, descend, passe à droite, à gauche, sur
le haut, puis le bas du cul, jusqu’à marquer le haut des cuisses. Elle claque,
rougit, enflamme, punit…
Dès le
premier coup, je me suis mis à hurler, cris de douleur et de frustration, cris
de libération peut-être, mais assez vite, le volume de ma voix a baissé et
seuls des gémissements mêlés de pleurs s’élèvent après chaque claquée de la
main. La fessée sonne régulièrement, lentement, inéluctablement, résonnant aux
oreilles de mes sœurs comme un solennel et menaçant avertissement sur ce qui
arrive aux voleurs, aux menteurs, aux malhonnêtes. Mon auréole de grand frère
parfait est tombée et je ne suis plus que le sale gamin aux fesses écarlates et
aux joues humides qui subit avec désespoir la punition que sa conduite a
déterminée.
La fessée
cesse enfin et je suis remis sur mon pied par mon père qui me fait un nouveau
sermon sur la rédemption et le comportement exemplaire qu’il espère être de
nouveau le mien. Mes fesses rougeoyantes irradient une chaleur douloureuse et
je ne me soucie plus une seconde d’être à demi nu devant toute la famille, mon
pantalon de pyjama ayant été éjecté au cours de la correction. Mon père me
saisit enfin par l’oreille et, me guidant comme une marionnette, il me dirige
vers le mur, me positionne dans le coin et m’ordonne de mettre les mains sur la
tête. Après le châtiment physique vient le moment interminable où je vais
devoir réfléchir à mon comportement, tout en mourant de honte d’être exposé les
fesses à l’air pendant que toute la famille prend son repas.
C’est
bien ce qui se passe et je reste ainsi, humilié, contrit et repentant jusqu’à
ce que mes sœurs soient au lit et la table débarrassée. Alors, mon père m’appelle
doucement et je le rejoins à la table de la cuisine, tête basse. Ma mère me
tend mon pantalon de pyjama que j’enfile silencieusement. J’ai le droit à un
dernier discours sur ce qu’on attend de moi et une promesse de vivre de nouveau
ce genre de punitions autant de fois que nécessaire (ce dont j’aurai hélas
confirmation par la suite). Je suis ensuite officiellement pardonné. Ma mère me
donne une assiette où se trouve mon repas à demi-froid et je l’avale tristement
juché douloureusement sur la chaise dont je n’avais jamais remarqué le cruel
inconfort. Ensuite, on m’envoie au lit, où j’irai m’endormir, sur le ventre,
évidemment, encore malheureux de ma sottise, mais lavé de ma culpabilité.
mardi 16 octobre 2012
Un bête adolescent (pléonasme)
Une fois n'est pas coutume, un post de souvenirs... Né d'un commentaire sur le blog de Constance et Simon... Constance y a répondu et j'étais parti pour entrer dans le détail quand je me suis dit "hé ! Pourquoi ne pas en faire un article du blog ?"
Quelle présence d'esprit ! Je m'étonne moi-même... En plus, c'est pratique : le plus gros est déjà écrit ! (Merci à Constance pour sa participation amicale (et involontaire) à ce post...)
"Il paraît qu'il y a peu d'élèves en France qui ont traversé tout le système scolaire sans avoir eu une seule colle." (Simon)
Je vais bouleverser les statistiques, vu qu'en quatrième, j'étais assez con pour jouer avec les copains à "qui serait le plus collé". Sachant que dans mon bahut, une colle, c'était obligatoirement trois heures le mercredi matin, jour où on n'avait pas cours...
Je me suis dégonflé à la douzième, ce qui faisait quand même un à deux mercredis matin par mois de punition, tandis que le vainqueur toute catégorie a été collé 24 fois. Sur 30 semaines, que compte l'année scolaire, c'est ahurissant. La preuve qu'à un système crétin répond un comportement crétin...
J'ai quand même eu la médaille en chocolat de l'outsider, en étant le seul de la classe à être collé deux fois le même jour, ce qui s'est traduit en un mercredi entier au collège, un jour où je n'avais pas cours... Ne me plaignez pas, j'en ai été incroyablement ravi, non pas suite à mes fantasmes de punition (qui sévissaient déjà à mon encontre à l'époque, mais ne se mêlaient absolument pas aux punitions réelles de ma vie scolaire), mais pour des raisons très drôles, que je vous raconterai peut-être plus tard...
(Faut garder le suspense ;-) )
(réponse de Constance :) @Mlkklm: ah bah bravo... Je sais bien que certains règlements sont stupides, mais tout de même!
(En matière de règlement stupide, quand j'étais en 6°, la principale était venue nous sermonner parce que, au mois de juin dans le sud de la France, nous avions l'outrecuidance de porter des robes à bretelles. Et c'est bien connu qu'une gamine de onze-douze ans est le plus souvent au sommet de sa féminité. En tout cas moi j'étais encore une planche à pain et j'ai attendu mes quinze ans avant de découvrir que ah ben mince on me prendra plus jamais pour un garçon. Et on avait quand même essayé d'expliquer à la principale que son argument majeur, à savoir "ça fait plage" était grotesque, jusqu'à ce que des filles de 3° débaroulent vêtues de microscopique jupettes et de talons hauts. La principale a alors grommelé que bon, ça irait pour cette fois, et elle s'est barrée sans dire un mot aux dites 3°. Je raconte ceci pour dire que j'ai souvent noté quelques incohérences dans les règlements des collèges français).
Mais j'en viens à ma question: comment ça se fait que tu aies été absolument ravi de tes retenues? Je brûle de savoir moi du coup!
Oh non, tu généralises, je n'ai pas été ravi de mes retenues, juste celle qui a duré toute la journée...
Sinon me lever le mercredi matin, me taper 15 km en vélo quel que soit le temps (parce qu'il n'y avait pas de service de bus en ce jour où il n'y avait pas classe et mes parents refusaient de me conduire en voiture : "c'est toi qui as été puni, tu te débrouilles"), faire des séries d'exercices de maths, de conjugaison ou de grammaire pendant trois heures dans une salle de permanence, dans le silence complet sous la surveillance d'un pion fort agressif (non seulement il savait qu'il avait affaire à des punis, mais en général ça le faisait vraiment chier d'être le seul de service le mercredi matin), avec une récréation de 5 minutes à 10h30, puis, à midi, avec la faim à l'estomac d'un grand crétin de 14 ans, me taper de nouveau les 15 km pour rentrer à la maison (et y trouver en général mon plat favori, heureusement, car la punition étant finie, ma mère tentait de me consoler ainsi ;-) ), non, on ne peut pas dire que ça me réjouissait...
Fallait vraiment être con pour frimer avec les mauvais garçons en brandissant fièrement le bulletin de colle... Le mercredi, je le regrettais amèrement... Mais la semaine suivante, je recommençais à faire le mariolle pour essayer de m'intégrer à la bande des "bordéleurs" qui étaient si cools... Dommage que je n'étais pas bien dans ma peau et que j'avais besoin de cette reconnaissance, alors que je ne faisais vraiment pas partie des cancres de la classe.
J'aurais pu/dû affirmer ma supériorité en alignant mon comportement sur mes résultats, ça m'aurait peut-être permis de ne pas voir ceux-ci s'écrouler par la suite et m'aurait ouvert d'autres horizons... Regrets, regrets...
Toujours est-il, que je me suis tapé douze de ces maudites colles durant l'année de quatrième (qui fut aussi celle de la pire des punitions de mon enfance, celle qui m'a le plus humilié et traumatisé, mais je la garde pour un post futur). En troisième, j'ai envoyé paître les deux loulous qui recommençaient leur concours du plus grand nombre de colles et je n'ai dû être collé que trois ou quatre fois, de vraies punitions que je n'avais pas cherchées. J'ai essayé de "m'acheter une conduite", mais le mal était fait, ma réputation "d'élève qui a de grandes capacités, mais qui les gaspille par sa conduite imbécile" me collerait aux basques jusqu'au bac. Comme l'établissement était un "collège-lycée", je n'ai pas eu le droit à une remise à zéro des compteurs en entrant en seconde : les profs et l'administration étaient les mêmes et ils m'avaient définitivement catalogué, quoi que je fisse :-(
Pour en revenir au sujet qui rend Constance brûlante (lol), je réussis donc un beau jour l'exploit de me prendre DEUX colles le même mercredi... Je me souviens d'avoir blêmi, parce que c'est bien beau de faire le fanfaron devant les copains, mais aller passer une journée entière de congé au collège à treize ou quatorze ans, ça fiche bien les boules...
Le jour dit je me retrouve dans le petit matin sur mon vélo pour mes quinze kilomètres de pédalage (si je ne me trompe, ça fait près d'une heure... C'était une sacrée rallonge de punition). Je passe ma matinée à travailler avec les punis et, à midi, petite panique chez le surveillant : que fallait-il faire de moi ?
C'était la première fois qu'un élève avait le droit à une journée complète de colle, j'étais en vélo et à 15 kilomètres de chez moi... Ils ne pouvaient évidemment pas me renvoyer à la maison et rien n'était prévu... J'attendis un bon moment dans le couloir tandis que le pion téléphonait au surveillant général pour savoir quoi faire... La réponse ne tarda pas : "Il n'a qu'à aller à la cantine avec les internes !"
Et pour l'après-midi ? "Vous n'allez quand même pas rester au Lycée juste pour lui, qu'il aille en salle d'études à l'internat, il y a des surveillantes là-bas."
(Bon, je n'avais pas accès au dialogue, mais c'est assez facile à reconstituer... Au passage, ne pointez pas l'incohérence : oui, j'étais au collège et je viens de dire "Lycée", mais je l'ai déjà dit, l'établissement réunissait un collège et un lycée et absolument personne ne l'appelait autrement que "lycée"... D'ailleurs, les abus de langage étaient courants : pour nous ce lycée était dirigé par une "directrice" et l'homme qui gérait les petites classes était son "adjoint". Maintenant, je sais bien qu'elle était proviseur et lui principal, mais jamais je n'ai entendu prononcer ces noms avant d'avoir quitté ce lycée !!!)
C'est ainsi qu'on m'emmena à la cantine, avec les internes...
Le détail savoureux qui va répondre, enfin, à la question que se pose Constance, c'est que l'internat du lycée n'était pas mixte : c'était un internat de FILLES ! Et vu l'ennui qui y régnait, l'événement d'avoir un garçon déconneur avec elles à la cantine fut accueilli avec beaucoup de plaisir !
Dans une de mes histoires, j'aurais d'ailleurs tellement fait l'andouille à la cantine qu'une surveillante aurait fondu sur moi comme un oiseau de proie, m'aurait prestement déculotté et fessé devant toutes les filles avant de me mettre au coin les fesses à l'air pour m'apprendre à vivre...
Mais je vous raconte un souvenir réel et je me suis juste mis à la table avec des filles de ma classe et on a parlé, mangé et beaucoup ri à raconter des conneries dont seuls des ados de cet âge peuvent rire. Je quittais juste l'âge où les garçons et les filles ne s'adressent la parole que pour régler des comptes et se bagarrer et j'avais quelques bonnes copines dans le groupe (et elles furent encore meilleures après ce jour)...
Après la cantine, une très longue récréation s'ensuivit, en grande partie dans le parc auquel je n'avais jamais eu accès en tant qu'externe. Puis une surveillante vint emmener les filles (et moi !) en salle d'études. Elle me demanda ce que j'avais à faire. Ben rien : j'avais fait tout ce qu'on m'avait imposé lors de la colle du matin. Elle me dit alors de faire mes devoirs, comme les faisaient les internes : c'était l'objectif de cette permanence. Une fille de ma classe s'installa à côté de moi pour pouvoir me prêter les livres nécessaires et j'expédiai le travail courant en un tournemain... Quand tout le monde eut fini ses devoirs, en une petite demi-heure, la surveillante me toisa d'un air sévère, car j'étais "LE" puni, puis elle fit semblant de réfléchir à ce qu'elle allait me donner comme travail supplémentaire. Alors, elle me montra ostensiblement qu'elle avait pitié de moi qui avais été assez stupide pour me faire punir pour six heures complètes et elle m'autorisa tout simplement... à accompagner les internes en "salle de vie" !
Autrement dit, je passai le reste de ma "punition" à jouer à des jeux de société avec mes copines, à regarder la télé dans un canapé (pas vautré : je me suis fait reprendre à l'ordre). J'ai même partagé leur goûter avant d'être libéré et de reprendre ma bicyclette pour rentrer chez moi !
Bref, j'ai passé une excellente après-midi inattendue et absolument exceptionnelle et je me suis réjoui longtemps de l'incroyable chance que j'avais eue (à dire vrai, je chéris encore ce souvenir)...
Et évidemment, j'ai honteusement triomphé le lendemain auprès de mes mauvaises fréquentations ! Je n'ai pas remporté le concours du "plus collé dans l'année", mais j'ai sans aucun doute eu le record de l'élève le "mieux collé" du monde ! Et je crois que le détiens encore...
;-)
(une petite illustration d'Escobar, dont je regretterai toujours qu'il n'ait pas davantage œuvré dans cette veine : ses garçons punis et humiliés ont tout pour me toucher au cœur... Il le sait, je le lui ai déjà dit, mais il ne prend pas plaisir à les faire et en plus il les trouve moches... Pffff!)
mardi 19 juin 2012
Les merveilles de la nature
Dans la série, les alternatives non bruyantes à la fessée, j'appelle à la barre l'élément naturel numéro 1 :
les orties !
Cette plante couramment répandue dans nos forêts, en bordure de fossé et dans nos jardins possède des poils urticants qui contiennent de l'acide formique, de l'histamine, de l'acétylcholine et de la sérotonine qui irritent la peau. Ces poils ont à leur extrémité une pointe de silice qui permet de pénétrer la peau des animaux qui s'en approchent trop. Les poils urticants de l'ortie sont aussi fragiles que du verre. Ils se brisent comme l'extrémité des ampoules de médicaments et injectent dans la peau l'histamine qui provoque des rougeurs.Bien évidemment dans le cas qui nous occupe, l'animal est relativement dépourvu de poils et peut difficilement prétendre que ses fesses nues ont approché les feuilles d'ortie par accident...
Mon premier contact, si j'ose dire, avec cette plante urticante est un souvenir impérissable du genre qu'on aimerait oublier... Je devais avoir 8 ans et nous partions en vacances. Mes parents avaient l'habitude, sur la route des vacances, de faire une pause de temps en temps et de s'installer 20 minutes dans un café pour se rafraichir et faire retomber l'ambiance électrique qu'une longue route génère avec trois enfants à l'arrière... Cette fois-là, mon père s'était garé en bordure d'une petite route, le long du fossé. A dire vrai, tellement le long du fossé qu'il n'y avait pas la place pour poser un pied et que nous aurions tous dû descendre côté route.... Hélas, j'étais semblable au vif-argent et avant d'avoir pu entendre le moindre avertissement, j'avais déjà jailli comme une bombe de la voiture et m'étais étalé de tout mon long dans le fossé, rempli d'orties. Evidemment, sous le soleil de Juillet, je n'étais vêtu que d'un slip de bain et d'une paire de sandalettes !!! C'est un petit garçon quasiment nu et hurlant à la mort que mon père a transporté en courant dans le café de l'autre côté de la route. La dame a immédiatement amené une bassine d'eau froide et des gants de toilette et on m'a tamponné le corps de linge humide, tentant de me soulager, ce qui n'était pas gagné, quand on sait que l'eau fraiche ne soulage qu'un instant mais réveille ensuite les fourmillements et la douleur ! Malheureusement, mes parents ne pouvaient guère le savoir... Toutes choses passent, j'ai chouiné et pleurniché tout le reste de la route et j'ai passé la nuit avec tous les symptômes d'une forte fièvre...
Est-ce que ce traumatisme a influencé mes fantasmes de jeune masochiste ? Je ne me lancerai pas dans une analyse freudienne, mais toujours est-il que cette image me donne des frissons et que j'ai dû finir par faire l'expérience de moi-même, aucun de mes punisseurs n'ayant jamais imaginé cette punition pour moi :
Pourtant, la fessée aux orties est un fantasme couramment répandu et l'on trouve pas mal d'exemples sur le net... Orties passées le long du corps, frottées sur la peau (vicieux, ça), utilisées pour flageller le puni (plus spectaculaire qu'efficace, le contact étant fort bref et les tiges vite cassées) ou contact prolongé comme le jeune homme ci-dessus, au coin les mains sur la tête, l'ennui né de la position submergé par le picotement aigu qui monte de son séant, contemplant de surcroit l'instrument qui va venir couronner son supplice quand sa maitresse en ressentira l'envie...
Et ce n'est pas Madame Dizzy qui me contredira, elle qui est la seule, en connaissance de cause, à m'avoir, rarement, confronté à cette plante. J'y reviendrai plus tard...
Revenons un peu à la case souvenirs...
Comme Simon (cf ce post, je vous dis que votre blog m'obsède, les amis), j'ai toujours rêvassé en voiture et échafaudé de nombreux scénarios punitifs... Rêvassé n'est pas le mot exact, parce qu'on imagine que je suis à moitié endormi, or, si c'est le cas quand je suis passager, je peux aussi construire toute une histoire tout en conduisant et en gardant mon attention sur la route. Aux moments opportuns, mon histoire se met en pause et soit je la reprends dans ma tête dès que les choses sont plus calmes au point exact où je m'étais arrêté, soit je me fais plaisir en la reprenant au début (ce qui fait que pas mal de mes petits moments de plaisirs rêvés sont toujours des débuts d'histoire.) D'ailleurs, je fonctionne également souvent comme ça pour ce blog, écrivant un post en plusieurs fois dans ma tête, quand j'ai un temps libre (en voiture ou... au coin (véridique !)). Ainsi celui-ci est écrit en petits morceaux de rêveries/réflexion et je sais où il va, même si ce paragraphe précis est une totale digression...
Comme pour Simon, donc, les longs voyages en voiture me voient générer des histoires fantasmées, ce qui induit une certaine excitation que j'ai parfois envie/besoin de calmer, quand je suis seul (ce qui arrive très rarement maintenant). Ce fut cependant le cas pendant très longtemps et j'ai connu quelques retours de vacances, en solo dans la voiture, où les idées punitives venaient agrémenter l'ennui du voyage... (Je pensais ici vous donner le lien d'un post où je racontais quelques souvenirs, mais je constate qu'il n'existe pas : c'est un texte que j'avais écrit dans le groupe Yahoo Punitionscolaire (tant regretté)... Il faudra que j'aille y refaire un tour un de ces jours et copier/coller/améliorer certains de ces textes, ça me fera de la matière ;-) )
Un jour, donc, revenant de vacances en même temps que des amis, comme ils étaient en voiture et moi en moto (ça date : c'était ma première, la Suzuki 750 GSXE dont j'étais éperdument amoureux), je prenais de longs moments d'avance sur eux et on se retrouvait à des endroits "stratégiques" pour le plaisir d'être ensemble et de faire des pauses communes. Vers la fin de l'après-midi, sous un soleil magnifique, après avoir bien roulé, je fis une pause sur un bord de route plutôt désert peu avant Laon. Il faut dire que de tous temps j'ai toujours détesté les autoroutes et que lorsque j'ai le choix, c'est toujours vers les départementales que je me tourne, ce qui me garantit des routes sans personne dessus... Je passais derrière le rideau d'arbres, sur un petit terrain empierré au bout duquel se trouvait un véritable tapis d'orties... Je n'avais qu'une simple envie de faire pipi, mais je sortais d'un bon moment de conduite et mon esprit avait envisagé quelques petits scénarios punitifs et j'étais un peu "horny" comme disent les anglais... J'ai contemplé les orties quelques instants, puis j'ai ôté mon blouson et mon t-shirt, j'ai retourné mon pantalon et mon slip sur mes bottes (lol, le ridicule ne tue pas et mes bottes de moto étaient un peu longues à enlever) et je suis allé m'accroupir dans les orties pour uriner, me laissant piquer partout sur le corps, gigotant pour provoquer le frottement. Puis je me suis rhabillé et j'ai foncé vers Laon, où j'ai attendu mes amis comme convenu, le corps parcouru de picotements durant suffisamment longtemps pour me donner conscience de mon état de "puni"...
Ce n'était pas très violent, car j'avais laissé les plantes me "caresser" sans les frotter, ni me battre avec, mais c'était mon premier rendez-vous "volontaire" avec ces urticacées....
Ensuite, je n'ai plus trop de souvenirs liés à l'utilisation des orties, il me faut sauter quelques années pour arriver à la période où Madame et moi avions une relation régulière... Elle a alors utilisé son pouvoir pour me contraindre à une punition aux orties. Après une fessée, j'ai dû glisser des branches dans mon slip et les y laisser.. Très efficace.
Si efficace que j'y ai eu recours plusieurs fois depuis, je peux difficilement me balader en forêt sans résister à la tentation d'une punition durable. Un bref moment de solitude (il suffit de faire semblant d'avoir envie de faire pipi) et hop une branche glissée dans le pantalon, devant comme le monsieur ci-dessus (trouvé sur le net) ou derrière, pour échauffer les fesses... Ensuite, on n'a plus qu'à subir tout en se conduisant normalement pour ne pas éveiller les soupçons... Ce qui est très fort avec les orties, c'est que quand on en a marre ou qu'on n'en peut plus, on retire le cataplasme de feuilles (elles sont de toutes façons très vites fanées et sans aucun pouvoir urticant) et on continue à subir piqûres et chaleur intense pendant des heures. C'est peut-être là que la punition prend tout son sens, car vous avez cessé de "jouer", vous regrettez même de l'avoir fait, mais vous n'avez aucune possibilité d'échapper à la punition : il faut juste attendre que ça se calme...
Il y a également la possibilité de recevoir la fessée aux orties, mais comme je le disais, ça relève davantage du fantasme, car les branches sont fragiles et ce ne sont pas les coups qui font mal...
Reste bien sûr que visuellement, c'est toujours plus satisfaisant de voir une fessée, comme sur les photos ci-dessus ou sur le dessin de notre pervers polymorphe favori, j'ai nommé Waldo, ci-dessous
Il est toutefois bien plus efficace de caresser la partie à châtier avec la plante...
La plus sévère des punitions consistant à frotter les feuilles sur la partie à faire frémir... Même après plusieurs fois et en étant résistant, on se tord de douleur et c'est très très dur à vivre sur le coup... A noter que si le supplice est infligé une seconde fois peu après l'extinction de la douleur, celle-ci revient avec plus d'intensité...
Au grand soulagement du puni, ce châtiment exemplaire, naturel et 100% bio, connait son apogée au printemps, quand les hormones sont au maximum et que les plantes toutes jeunes causent des piqûres très virulentes et très souhaitées... Au cœur de l'été, on peut encore se voir infliger cette peine (c'est quand même de la mauvaise herbe, on en trouve presque tout le temps), mais les taux de matières urticantes sont beaucoup plus bas et la punition plus supportable...
Tout de même, c'est beau la nature... Ça pique, ça chauffe, ça punit...
vendredi 11 mai 2012
La fessée illustrée
Ce mois-ci, faites donc un tour sur le blog de l'ami Zerte : La fessée illustrée
Des blogs sur la fessée, il y en a des centaines, aussi quand l'un d'entre eux apparait avec un concept original, c'est bien de l'encourager !
Sur la fessée illustrée, on trouve, figurez-vous, des fessées illustrées... Déjà, c'est pas si mal d'avoir un thème et de s'y tenir. Si on prend le mien, par exemple, il part un peu dans tous les sens, surtout en ce moment (mais bon, le coin, on en a vite fait le tour. Surtout dans une pièce circulaire !)
Pour
revenir au sujet, notre blog du mois publie des récits de fessée qui
sont des souvenirs de lecture (souvenirs réels ou fantasmés, qui pourra
le vérifier ?) que Zerte, l'auteur du blog illustre par quelques
dessins, façon bd, réinterprétant les souvenirs que les lecteurs lui ont
envoyés à sa façon, joyeuse et quasiment enfantine, ce qui est
parfaitement approprié aux moments d'enfance évoqués.
La lecture des différentes histoires offre des sentiments variés, puisque Jean-Mi Zerte joue le jeu de publier les textes qu'on lui envoie. Le niveau des textes est donc un peu inégal, tout dépendant de la part de fantasme injectée par leurs auteurs. Ma préférence va bien sûr à celles qui paraissent les plus authentiques, même si la part d'émerveillement qui les imprègne vient de la nostalgie ressentie par des fétichistes spankophiles (ce que je comprends très bien ;-) ) On s'y amuse alors autant de fessées masculines que féminines (enfin, autant, si on veut, il semble que les demoiselles soient les plus actives...)
Personnellement, je m'identifie davantage aux vilains garnements, vous vous en doutez... J'aurais même bien aimé en faire partie, mais les événements récents ont fait que mon mail à Jean-Mi a été perdu... Je re-postulerai dans quelques temps ;-)
En attendant, je vous gratifie d'une dernière illustration, la seule du blog à montrer le puni au coin après la fessée, ce qui pourtant me parait essentiel !!! ;-)
(Allez, pour éviter la crise d'angoisse aux acharnés du coin auxquels la première photo de ce post aurait donné des suées, voici la solution à appliquer dans ce genre de pièces :)
Des blogs sur la fessée, il y en a des centaines, aussi quand l'un d'entre eux apparait avec un concept original, c'est bien de l'encourager !
Sur la fessée illustrée, on trouve, figurez-vous, des fessées illustrées... Déjà, c'est pas si mal d'avoir un thème et de s'y tenir. Si on prend le mien, par exemple, il part un peu dans tous les sens, surtout en ce moment (mais bon, le coin, on en a vite fait le tour. Surtout dans une pièce circulaire !)
La hantise du fétichiste du coin....
La lecture des différentes histoires offre des sentiments variés, puisque Jean-Mi Zerte joue le jeu de publier les textes qu'on lui envoie. Le niveau des textes est donc un peu inégal, tout dépendant de la part de fantasme injectée par leurs auteurs. Ma préférence va bien sûr à celles qui paraissent les plus authentiques, même si la part d'émerveillement qui les imprègne vient de la nostalgie ressentie par des fétichistes spankophiles (ce que je comprends très bien ;-) ) On s'y amuse alors autant de fessées masculines que féminines (enfin, autant, si on veut, il semble que les demoiselles soient les plus actives...)
Personnellement, je m'identifie davantage aux vilains garnements, vous vous en doutez... J'aurais même bien aimé en faire partie, mais les événements récents ont fait que mon mail à Jean-Mi a été perdu... Je re-postulerai dans quelques temps ;-)
En attendant, je vous gratifie d'une dernière illustration, la seule du blog à montrer le puni au coin après la fessée, ce qui pourtant me parait essentiel !!! ;-)
(Allez, pour éviter la crise d'angoisse aux acharnés du coin auxquels la première photo de ce post aurait donné des suées, voici la solution à appliquer dans ce genre de pièces :)
mardi 5 avril 2011
Toute une vie de puni (2)
A la demande générale de ma maîtresse particulière, voici la suite de mes souvenirs... Pourtant pas bien passionnants...
Devant vos commentaires étonnés sur ma précocité, je me suis livré à quelques exercices de mémoire et d'introspection et je suis arrivé à la conclusion que si je suis bien certain de m'être adonné à l'auto-punition entre 7 et 10 ans, puisque je l'ai toujours fait et que je peux, en gros, dater les rares séances de jeux de ce type avec mes copains par les souvenirs de la classe où j'étais, je me suis cependant un peu avancé concernant cette organisation sous forme de jeu de cartes, avec petites grilles de punition...
En effet, mes grilles commencent par un "C", qui correspond à la cravache comme punition, et ça, je peux le dater très précisément : c'est pour mon 12e anniversaire que mes parents m'ont acheté tout l'équipement de cavalier et m'ont inscrit au club hippique (sport de riches, ça coûtait horriblement cher, mais ils faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour me faire plaisir). J'ai donc commencé à monter à cet âge... Et bien sûr, j'ai immédiatement testé cet instrument sur mes fesses...
Dans mon "catalogue" de punition, j'avais établi une équivalence : une minute de punition valait trois coups de cravache, ou quatre claques à la main...
J'ai retrouvé dans une enveloppe des grilles que j'utilisais...
Oh, et puis j'en ai assez dit : c'est tellement meilleur par épisodes... Et puis regardez les deux grilles et essayez de deviner à quoi peuvent correspondre les initiales ! Il serait peut-être temps que vous travailliez un peu aussi, chers lecteurs !!!
Devant vos commentaires étonnés sur ma précocité, je me suis livré à quelques exercices de mémoire et d'introspection et je suis arrivé à la conclusion que si je suis bien certain de m'être adonné à l'auto-punition entre 7 et 10 ans, puisque je l'ai toujours fait et que je peux, en gros, dater les rares séances de jeux de ce type avec mes copains par les souvenirs de la classe où j'étais, je me suis cependant un peu avancé concernant cette organisation sous forme de jeu de cartes, avec petites grilles de punition...
En effet, mes grilles commencent par un "C", qui correspond à la cravache comme punition, et ça, je peux le dater très précisément : c'est pour mon 12e anniversaire que mes parents m'ont acheté tout l'équipement de cavalier et m'ont inscrit au club hippique (sport de riches, ça coûtait horriblement cher, mais ils faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour me faire plaisir). J'ai donc commencé à monter à cet âge... Et bien sûr, j'ai immédiatement testé cet instrument sur mes fesses...
Dans mon "catalogue" de punition, j'avais établi une équivalence : une minute de punition valait trois coups de cravache, ou quatre claques à la main...
J'ai retrouvé dans une enveloppe des grilles que j'utilisais...
Je vous détaille un peu la première (il faut que je garde la suivante pour un troisième épisode...)
Les deux premières lignes, "C" et "F", faut-il l'expliquer, correspondent à cravache et fessée... J'ai toujours été tenté de me chauffer les fesses et d'admirer le résultat dans un miroir...
Le "B", c'est la "Boule"... Position que je prenais sur le lit, nu, roulé en boule sur le dos, les genoux ramenés sur le torse, enserrés par les bras, je posais la tête contre mes genoux, cachant mes yeux de façon à être dans le noir... Après une demi-heure de cette position, je devenais tout engourdi, la souffrance punitive venait du fait de me déplier et de laisser le sang se ruer dans mes membres ankylosés...
Le "G", c'est à genoux, les mains sur la tête... Au coin de toute évidence... C'était plus facile à l'époque que maintenant...
Le "P", c'était une double punition, parce que deux de mes positions avaient la même initiale et, surtout, l'une des positions était "trop facile"... Du coup, 15 minutes de "P" donnaient 30 minutes de punition (j'ai toujours été un "compliqué")...C'était le p de "prosternation", position à quatre pattes sur le sol, bras tendu en avant, front sur le sol (comme Numérobis dans "Astérix et Cléopâtre", vous savez : "Il en reste encore un bout, là...")
C'était également le p de "poubelle"... Ben oui... Je m'asseyais, tout nu évidemment, dans ma corbeille à papiers, ce qui n'était ni difficile, ni douloureux, juste ridicule et humiliant... Et quand je me relevais, j'avais le derrière tout quadrillé par les croisillons en plastique qui constituaient le haut de la corbeille...
dimanche 20 mars 2011
Toute une vie de puni (1)
Chassez le naturel, il revient au galop…
Voilà une maxime populaire qui exprime une vérité fondamentale en ce qui me concerne… Si je m’aventure dans mes souvenirs d’enfance, j’y vois de nombreux jeux incluant punitions ou soumission, pas assez souvent hélas avec de vrais camarades (encore qu’il y en ait eu quelques uns, la plupart des gamins aimant bien flirter avec l’interdit de la nudité). J’ai déjà raconté ma première fessée à 6 ans, ludique, dans le post le plus populaire de ce blog, mais cette expérience, n’était que la première d’une série qui n’est toujours pas finie aujourd’hui…
Dès 8 ans, j’étais un petit garçon si sage et raisonnable que mes parents n’hésitaient pas un instant à embarquer mes sœurs et à aller au supermarché, par exemple, en me laissant seul à la maison… De toute façon, j’allais rester enfermé dans ma chambre à lire sans arrêt… Hem… Dès que la porte se refermait, je me précipitais à la fenêtre, observais derrière le rideau pour m’assurer qu’ils montaient bien en voiture et démarraient, puis je me retrouvais à poil en quelques secondes et je sortais mes fiches de punition pour décider de ce que j’allais me faire subir…
Des fiches de punition ?
Et oui, parce que, déjà, je n’aimais rien tant que de savoir que je devais m’infliger une punition, d’en attendre le moment, puis d’en subir l’intégralité, sans possibilité d’y échapper… J’avais donc une petite feuille de la taille d’un post-it, avec une grille dessus, contenant les initiales des punitions que je devais faire et le nombre de minutes à subir (sachant que je ne chronométrais jamais mes prestations, mais que lorsque je m’autorisais à regarder la pendule, le temps devait être écoulé ou bien la punition était à refaire…) Je dois à la vérité historique de préciser que ces punitions, je ne les méritais que par jeu : je ne m’auto-éduquais pas… Je n’allais pas sortir mes fiches et sévir si j’avais frappé ma petite sœur (fréquent) ou eu une mauvaise note (rare). A la réflexion, si on me donnait ma vie à revivre, je le ferais peut-être, cela pourrait m’aider à être meilleur que ce que j’ai été…
Mes punitions faisaient suite à de petits défis, du style « si je n’ai pas fini ce devoir dans 5 minutes, je passerai 20 minutes au coin, à genoux », ou bien à un jeu de cartes…
J’en avais un sympa consistant à prendre un jeu de cartes, à le battre, puis à tirer une carte après l’autre. Si un rouge sortait à la première carte, c’était la fin de la partie… En général, quand ça se produisait, j’étais si désappointé que je m’obligeais à jouer de nouveau au moins trois parties… Si un noir sortait, je méritais une minute d’une des punitions, je faisais un petit bâton dans la case, puis tirais une deuxième carte. Si c’était rouge, j’étais quitte pour une minute de punition (ce n’est pas beaucoup, mais quand je faisais les punitions d’une minute, je les enchainais : une minute dans cette position, une dans l’autre, etc. Ça donnait des séances très « récréatives » qui n’étaient pas désagréables et contrastaient avec les plus difficiles). Si c’était noir, la minute était doublée et je méritais une minute d’une autre punition (petits bâtons). Ensuite tirage, d’une troisième carte, etc.
J’en avais un sympa consistant à prendre un jeu de cartes, à le battre, puis à tirer une carte après l’autre. Si un rouge sortait à la première carte, c’était la fin de la partie… En général, quand ça se produisait, j’étais si désappointé que je m’obligeais à jouer de nouveau au moins trois parties… Si un noir sortait, je méritais une minute d’une des punitions, je faisais un petit bâton dans la case, puis tirais une deuxième carte. Si c’était rouge, j’étais quitte pour une minute de punition (ce n’est pas beaucoup, mais quand je faisais les punitions d’une minute, je les enchainais : une minute dans cette position, une dans l’autre, etc. Ça donnait des séances très « récréatives » qui n’étaient pas désagréables et contrastaient avec les plus difficiles). Si c’était noir, la minute était doublée et je méritais une minute d’une autre punition (petits bâtons). Ensuite tirage, d’une troisième carte, etc.
Vous comprenez bien que quand une longue série de noires se produisait, ça pouvait donner quelque chose d’assez mémorable, du genre 64 minutes d’une punition, 32 d’une autre, 16 d’une 3e, 8 d’une 4e, puis 4, 2 et une minutes de trois autres positions… En général, c’était un peu plus court (16/8/4/2/1), car il est rare de tirer plus de 5 noires à la suite…
(Bien qu'il me soit arrivé de ne laisser que les cœurs, parmi les pics et les trèfles, ce qui augmentait la probabilité d'être puni ! Comment ça, tricheur ?)
(Bien qu'il me soit arrivé de ne laisser que les cœurs, parmi les pics et les trèfles, ce qui augmentait la probabilité d'être puni ! Comment ça, tricheur ?)
Mes petites grilles étaient donc bien remplies et je ne manquais jamais d’activités solitaires quand mes parents s’en allaient…
Mais que contenaient-elles comme punitions ces grilles ? Qu’est-ce qu’un enfant de 8/9 ans est capable d’inventer ?
A suivre… ;-)
mercredi 11 novembre 2009
Ma première fessée
C'était dans une ville ouvrière moyenne du Nord de la France. J'habitais dans une barre HLM dans un quartier nouvellement construit. C'était en 1968, mais aussi fort que je puisse creuser ma mémoire, je ne trouve aucune trace d'un événement quelconque. Le tremblement de France devait, pour les coins reculés de la province, n'être que quelques informations étouffées diffusées en noir et blanc sur la télévision familiale, au cours du bulletin d'information que je ne regardais pas de toutes façons. Mes seuls souvenirs de télévision de cette époque, ce sont Nounours, Popeye et Woody Woodpecker. J'avais 6 ans. Pas plus, car à 7 ans, nous avons déménagé. Moins ? Peut-être, mais je ne pense pas : j'allais déjà à "la grande école" comme on disait à l'époque...
Autres temps, autres mœurs, les enfants jouaient dehors à l'époque. Beaucoup plus que maintenant. Moins de voitures, moins de dingues, moins de risques. Ce n'était pas un événement hors du commun : dès qu'un rayon de soleil pointait, il suffisait de crier "m'man ! Je vais jouer dehors" et hop, c'était parti. J'habitais au deuxième étage, j'étais sensé jouer devant l'immeuble, pour que ma mère puisse jeter un coup d'œil par la fenêtre de temps en temps. La règle était assez souple, cependant...
Tout le long de la barre d'immeuble courait la route. Au delà, un espace vert. De l'autre côté, la rue revenait, formant un U autour de l'espace vert. Ensuite une deuxième barre. De temps en temps on jouait avec des enfants de "l'autre barre", on ne savait pas où ils habitaient vraiment...
Sur le petit côté du U, on trouvait une tour. Immeuble impressionnant car beaucoup plus haut que les deux barres. Combien d'étages ? 12 ? 15 peut-être... Certainement pas plus, mais pour nous, c'était l'équivalent d'un gratte-ciel. Ça ne nous venait pas à l'esprit d'aller explorer "l'autre barre", mais la tour, si... Pas souvent, parce que c'était "hors-limite", pour moi et ma mère pouvait s'inquiéter de ne pas me voir par la fenêtre, mais il est parfois difficile de résister au parfum de l'aventure...
Ce jour-là, je jouais avec Jean-Michel, le garçon de la concierge, un grand d'au moins 8 ans et sa petite sœur, plus jeune que moi de quelques mois. On ne jouait pas, d'ordinaire, avec les filles, ça ne s'envisageait même pas : même nos classes n'étaient pas encore mixtes, mais on n'avait pas le choix, puisqu'il devait s'en occuper...Sur sa proposition, on était allé jouer dans la tour, bien entendu.... On avait exploré un peu les caves, des couloirs de béton avec des ouvertures sur des pièces nues fermées par des "portes" en bois brut ajouré. Pour essayer d'imager la chose, on aurait dit des palettes sur des gonds, fermés par des cadenas... Justement, ce jour-là, on n'avait trouvé aucun cadenas ouvert et donc on n'avait pas pu aller fouiller dans les cochonneries que les gens stockaient en général dans les sous-sol...
On avait donc remonté les escaliers et on s'était arrêtés entre deux étages. Les escaliers étaient un endroit idéal pour jouer dans ce genre de tour : personne ne les prend jamais car on leur préfère l'ascenseur. De plus, l'après-midi, en semaine, on aurait pu se croire dans une ville-fantôme : les papas étaient au travail, les mamans au foyer... Et nous trois, seuls au monde, dans les escaliers de la tour... Vu qu'on avait une fille avec nous, on s'est mis à jouer au papa et à la maman. Jean-Michel était forcément le papa, vu son âge et Sylvie, la petite sœur, la maman. Il ne me restait plus que le rôle du petit garçon à tenir... Le jeu consistait en une fidèle reproduction de ce qu'on connaissait : le papa s'en allait au travail, la maman faisait la cuisine et le petit garçon allait à l'école... En fait, Jean-Michel s'en allait en exploration de son côté, moi du mien et on abandonnait la petite sœur dans l'escalier...
Au bout d'un moment, on revenait, on faisait semblant de manger en se décrivant ce qu'on avait vu (pas grand chose, je suppose, dans un immeuble !) Et puis on repartait...
Au deuxième ou troisième retour, je revins "à la maison" bien après Jean-Michel et il m'accueillit en me grondant vertement.
"C'est à cette heure-ci que tu rentres ? Où est-ce que tu as été traîné ? Encore avec tes copains, ces voyous..."
Cueilli par surprise par sa colère bien jouée, je n'en menais pas large et quand il conclut par un "Viens ici, je vais te donner ce que tu mérites", je m'approchais, abasourdi... Il défit les boutons de ma culotte courte et la descendis sur mes chevilles, puis mon slip suivit le même chemin. J'étais hébété, contrit, déculotté devant la petite qui rigolait de me voir ainsi, ravie de ce qu'elle savait devoir suivre.
J'étais vraiment honteux de me trouver zizi à l'air, moi qui m'enfermais dans la salle de bains depuis que je savais me laver tout seul pour que ma mère ne me voie pas tout nu !
Jean-Michel me coucha sur ses genoux et commença à me donner la fessée. Ça claquait et résonnait dans les escaliers et ça faisait drôlement mal, parce qu'il ne faisait pas semblant. Je me pris une belle raclée devant la petite sœur et quand il arrêta, je pleurais un peu. Il me releva, me reculotta lui-même et me sermonna comme le papa qu'il jouait en me demandant de promettre de ne plus recommencer.
Reniflant, je promis, puis il me dit de passer à table... On reprit notre jeu comme si de rien n'était, assis sur les marches à faire semblant de manger, mais ça ne dura pas. Il décida qu'il était l'heure de rentrer et on quitta la tour pour regagner nos vrais appartements.
J'avais le derrière brûlant et, en rentrant, j'ai filé dans ma chambre sans un mot pour ma mère, comme si j'avais peur qu'elle pût voir mes fesses rouges à travers la culotte !
Je pourrais prendre ce point de départ pour laisser aller mon imagination, je pourrais ajouter que Jean-Michel m'a mis au coin dans cet escalier d'immeuble ou que nous nous sommes revus régulièrement pour jouer au papa fâché, fiston puni, mais non, aujourd'hui ce n'est qu'un souvenir, le plus précis possible, de ma première fessée ludique, pour de vrai... Nous n'avons plus jamais joué ensemble ensuite et je n'ai pas tardé à déménager...
J'ai deux autres souvenirs de vraies fessées pour jouer, mais pas tout le même jour ;-)
Ok, pas idéale l'illustration, mais je voudrais vous y voir moi... Il y a 40 ans, y avait pas de numérique, sinon la petite sœur aurait pu immortaliser l'instant ;-)
Autres temps, autres mœurs, les enfants jouaient dehors à l'époque. Beaucoup plus que maintenant. Moins de voitures, moins de dingues, moins de risques. Ce n'était pas un événement hors du commun : dès qu'un rayon de soleil pointait, il suffisait de crier "m'man ! Je vais jouer dehors" et hop, c'était parti. J'habitais au deuxième étage, j'étais sensé jouer devant l'immeuble, pour que ma mère puisse jeter un coup d'œil par la fenêtre de temps en temps. La règle était assez souple, cependant...
Tout le long de la barre d'immeuble courait la route. Au delà, un espace vert. De l'autre côté, la rue revenait, formant un U autour de l'espace vert. Ensuite une deuxième barre. De temps en temps on jouait avec des enfants de "l'autre barre", on ne savait pas où ils habitaient vraiment...
Sur le petit côté du U, on trouvait une tour. Immeuble impressionnant car beaucoup plus haut que les deux barres. Combien d'étages ? 12 ? 15 peut-être... Certainement pas plus, mais pour nous, c'était l'équivalent d'un gratte-ciel. Ça ne nous venait pas à l'esprit d'aller explorer "l'autre barre", mais la tour, si... Pas souvent, parce que c'était "hors-limite", pour moi et ma mère pouvait s'inquiéter de ne pas me voir par la fenêtre, mais il est parfois difficile de résister au parfum de l'aventure...
Ce jour-là, je jouais avec Jean-Michel, le garçon de la concierge, un grand d'au moins 8 ans et sa petite sœur, plus jeune que moi de quelques mois. On ne jouait pas, d'ordinaire, avec les filles, ça ne s'envisageait même pas : même nos classes n'étaient pas encore mixtes, mais on n'avait pas le choix, puisqu'il devait s'en occuper...Sur sa proposition, on était allé jouer dans la tour, bien entendu.... On avait exploré un peu les caves, des couloirs de béton avec des ouvertures sur des pièces nues fermées par des "portes" en bois brut ajouré. Pour essayer d'imager la chose, on aurait dit des palettes sur des gonds, fermés par des cadenas... Justement, ce jour-là, on n'avait trouvé aucun cadenas ouvert et donc on n'avait pas pu aller fouiller dans les cochonneries que les gens stockaient en général dans les sous-sol...
On avait donc remonté les escaliers et on s'était arrêtés entre deux étages. Les escaliers étaient un endroit idéal pour jouer dans ce genre de tour : personne ne les prend jamais car on leur préfère l'ascenseur. De plus, l'après-midi, en semaine, on aurait pu se croire dans une ville-fantôme : les papas étaient au travail, les mamans au foyer... Et nous trois, seuls au monde, dans les escaliers de la tour... Vu qu'on avait une fille avec nous, on s'est mis à jouer au papa et à la maman. Jean-Michel était forcément le papa, vu son âge et Sylvie, la petite sœur, la maman. Il ne me restait plus que le rôle du petit garçon à tenir... Le jeu consistait en une fidèle reproduction de ce qu'on connaissait : le papa s'en allait au travail, la maman faisait la cuisine et le petit garçon allait à l'école... En fait, Jean-Michel s'en allait en exploration de son côté, moi du mien et on abandonnait la petite sœur dans l'escalier...
Au bout d'un moment, on revenait, on faisait semblant de manger en se décrivant ce qu'on avait vu (pas grand chose, je suppose, dans un immeuble !) Et puis on repartait...
Au deuxième ou troisième retour, je revins "à la maison" bien après Jean-Michel et il m'accueillit en me grondant vertement.
"C'est à cette heure-ci que tu rentres ? Où est-ce que tu as été traîné ? Encore avec tes copains, ces voyous..."
Cueilli par surprise par sa colère bien jouée, je n'en menais pas large et quand il conclut par un "Viens ici, je vais te donner ce que tu mérites", je m'approchais, abasourdi... Il défit les boutons de ma culotte courte et la descendis sur mes chevilles, puis mon slip suivit le même chemin. J'étais hébété, contrit, déculotté devant la petite qui rigolait de me voir ainsi, ravie de ce qu'elle savait devoir suivre.
J'étais vraiment honteux de me trouver zizi à l'air, moi qui m'enfermais dans la salle de bains depuis que je savais me laver tout seul pour que ma mère ne me voie pas tout nu !
Jean-Michel me coucha sur ses genoux et commença à me donner la fessée. Ça claquait et résonnait dans les escaliers et ça faisait drôlement mal, parce qu'il ne faisait pas semblant. Je me pris une belle raclée devant la petite sœur et quand il arrêta, je pleurais un peu. Il me releva, me reculotta lui-même et me sermonna comme le papa qu'il jouait en me demandant de promettre de ne plus recommencer.
Reniflant, je promis, puis il me dit de passer à table... On reprit notre jeu comme si de rien n'était, assis sur les marches à faire semblant de manger, mais ça ne dura pas. Il décida qu'il était l'heure de rentrer et on quitta la tour pour regagner nos vrais appartements.
J'avais le derrière brûlant et, en rentrant, j'ai filé dans ma chambre sans un mot pour ma mère, comme si j'avais peur qu'elle pût voir mes fesses rouges à travers la culotte !
Je pourrais prendre ce point de départ pour laisser aller mon imagination, je pourrais ajouter que Jean-Michel m'a mis au coin dans cet escalier d'immeuble ou que nous nous sommes revus régulièrement pour jouer au papa fâché, fiston puni, mais non, aujourd'hui ce n'est qu'un souvenir, le plus précis possible, de ma première fessée ludique, pour de vrai... Nous n'avons plus jamais joué ensemble ensuite et je n'ai pas tardé à déménager...
J'ai deux autres souvenirs de vraies fessées pour jouer, mais pas tout le même jour ;-)
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