Un petit aperçu

Mlk a une obsession : la punition...

Sur ce blog, on trouvera des fantasmes, proches de mes désirs, ou plus éloignés, c'est selon... Un fantasme n'étant pas toujours fait pour se réaliser...

Et puis aussi, quelques états d'âmes et descriptions de punitions personnelles, des pensées sur ce fétiche, des histoires nées des photos glanées sur le net...

Enfin, au hasard des lecteurs inconnus, j'espère bien découvrir quelques surprises parmi les commentaires... J'accepte assez facilement les punitions... quand elles sont justifiées !!

mardi 16 octobre 2012

Un bête adolescent (pléonasme)


 Une fois n'est pas coutume, un post de souvenirs... Né d'un commentaire sur le blog de Constance et Simon... Constance y a répondu et j'étais parti pour entrer dans le détail quand je me suis dit "hé ! Pourquoi ne pas en faire un article du blog ?"

Quelle présence d'esprit ! Je m'étonne moi-même... En plus, c'est pratique : le plus gros est déjà écrit ! (Merci à Constance pour sa participation amicale (et involontaire) à ce post...)

"Il paraît qu'il y a peu d'élèves en France qui ont traversé tout le système scolaire sans avoir eu une seule colle." (Simon)

Je vais bouleverser les statistiques, vu qu'en quatrième, j'étais assez con pour jouer avec les copains à "qui serait le plus collé". Sachant que dans mon bahut, une colle, c'était obligatoirement trois heures le mercredi matin, jour où on n'avait pas cours...

Je me suis dégonflé à la douzième, ce qui faisait quand même un à deux mercredis matin par mois de punition, tandis que le vainqueur toute catégorie a été collé 24 fois. Sur 30 semaines, que compte l'année scolaire, c'est ahurissant. La preuve qu'à un système crétin répond un comportement crétin...

J'ai quand même eu la médaille en chocolat de l'outsider, en étant le seul de la classe à être collé deux fois le même jour, ce qui s'est traduit en un mercredi entier au collège, un jour où je n'avais pas cours... Ne me plaignez pas, j'en ai été incroyablement ravi, non pas suite à mes fantasmes de punition (qui sévissaient déjà à mon encontre à l'époque, mais ne se mêlaient absolument pas aux punitions réelles de ma vie scolaire), mais pour des raisons très drôles, que je vous raconterai peut-être plus tard...


(Faut garder le suspense ;-) )

(réponse de Constance :) @Mlkklm: ah bah bravo... Je sais bien que certains règlements sont stupides, mais tout de même!
(En matière de règlement stupide, quand j'étais en 6°, la principale était venue nous sermonner parce que, au mois de juin dans le sud de la France, nous avions l'outrecuidance de porter des robes à bretelles. Et c'est bien connu qu'une gamine de onze-douze ans est le plus souvent au sommet de sa féminité. En tout cas moi j'étais encore une planche à pain et j'ai attendu mes quinze ans avant de découvrir que ah ben mince on me prendra plus jamais pour un garçon. Et on avait quand même essayé d'expliquer à la principale que son argument majeur, à savoir "ça fait plage" était grotesque, jusqu'à ce que des filles de 3° débaroulent vêtues de microscopique jupettes et de talons hauts. La principale a alors grommelé que bon, ça irait pour cette fois, et elle s'est barrée sans dire un mot aux dites 3°. Je raconte ceci pour dire que j'ai souvent noté quelques incohérences dans les règlements des collèges français).
Mais j'en viens à ma question: comment ça se fait que tu aies été absolument ravi de tes retenues? Je brûle de savoir moi du coup!



Oh non, tu généralises, je n'ai pas été ravi de mes retenues, juste celle qui a duré toute la journée...
Sinon me lever le mercredi matin, me taper 15 km en vélo quel que soit le temps (parce qu'il n'y avait pas de service de bus en ce jour où il n'y avait pas classe et mes parents refusaient de me conduire en voiture : "c'est toi qui as été puni, tu te débrouilles"), faire des séries d'exercices de maths, de conjugaison ou de grammaire pendant trois heures dans une salle de permanence, dans le silence complet sous la surveillance d'un pion fort agressif (non seulement il savait qu'il avait affaire à des punis, mais en général ça le faisait vraiment chier d'être le seul de service le mercredi matin), avec une récréation de 5 minutes à 10h30, puis, à midi, avec la faim à l'estomac d'un grand crétin de 14 ans, me taper de nouveau les 15 km pour rentrer à la maison (et y trouver en général mon plat favori, heureusement, car la punition étant finie, ma mère tentait de me consoler ainsi ;-)   ), non, on ne peut pas dire que ça me réjouissait...

Fallait vraiment être con pour frimer avec les mauvais garçons en brandissant fièrement le bulletin de colle... Le mercredi, je le regrettais amèrement... Mais la semaine suivante, je recommençais à faire le mariolle pour essayer de m'intégrer à la bande des "bordéleurs" qui étaient si cools... Dommage que je n'étais pas bien dans ma peau et que j'avais besoin de cette reconnaissance, alors que je ne faisais vraiment pas partie des cancres de la classe.
J'aurais pu/dû affirmer ma supériorité en alignant mon comportement sur mes résultats, ça m'aurait peut-être permis de ne pas voir ceux-ci s'écrouler par la suite et m'aurait ouvert d'autres horizons... Regrets, regrets...

Toujours est-il, que je me suis tapé douze de ces maudites colles durant l'année de quatrième (qui fut aussi celle de la pire des punitions de mon enfance, celle qui m'a le plus humilié et traumatisé, mais je la garde pour un post futur). En troisième, j'ai envoyé paître les deux loulous qui recommençaient leur concours du plus grand nombre de colles et je n'ai dû être collé que trois ou quatre fois, de vraies punitions que je n'avais pas cherchées. J'ai essayé de "m'acheter une conduite", mais le mal était fait, ma réputation "d'élève qui a de grandes capacités, mais qui les gaspille par sa conduite imbécile" me collerait aux basques jusqu'au bac. Comme l'établissement était un "collège-lycée", je n'ai pas eu le droit à une remise à zéro des compteurs en entrant en seconde : les profs et l'administration étaient les mêmes et ils m'avaient définitivement catalogué, quoi que je fisse :-(

Pour en revenir au sujet qui rend Constance brûlante (lol), je réussis donc un beau jour l'exploit de me prendre DEUX colles le même mercredi... Je me souviens d'avoir blêmi, parce que c'est bien beau de faire le fanfaron devant les copains, mais aller passer une journée entière de congé au collège à treize ou quatorze ans, ça fiche bien les boules...
Le jour dit je me retrouve dans le petit matin sur mon vélo pour mes quinze kilomètres de pédalage (si je ne me trompe, ça fait près d'une heure... C'était une sacrée rallonge de punition). Je passe ma matinée à travailler avec les punis et, à midi, petite panique chez le surveillant : que fallait-il faire de moi ?
C'était la première fois qu'un élève avait le droit à une journée complète de colle, j'étais en vélo et à 15 kilomètres de chez moi... Ils ne pouvaient évidemment pas me renvoyer à la maison et rien n'était prévu... J'attendis un bon moment dans le couloir tandis que le pion téléphonait au surveillant général pour savoir quoi faire... La réponse ne tarda pas : "Il n'a qu'à aller à la cantine avec les internes !"
Et pour l'après-midi ? "Vous n'allez quand même pas rester au Lycée juste pour lui, qu'il aille en salle d'études à l'internat, il y a des surveillantes là-bas."

(Bon, je n'avais pas accès au dialogue, mais c'est assez facile à reconstituer... Au passage, ne pointez pas l'incohérence : oui, j'étais au collège et je viens de dire "Lycée", mais je l'ai déjà dit, l'établissement réunissait un collège et un lycée et absolument personne ne l'appelait autrement que "lycée"... D'ailleurs, les abus de langage étaient courants : pour nous ce lycée était dirigé par une "directrice" et l'homme qui gérait les petites classes était son "adjoint". Maintenant, je sais bien qu'elle était proviseur et lui principal, mais jamais je n'ai entendu prononcer ces noms avant d'avoir quitté ce lycée !!!)

C'est ainsi qu'on m'emmena à la cantine, avec les internes...
Le détail savoureux qui va répondre, enfin, à la question que se pose Constance, c'est que l'internat du lycée n'était pas mixte : c'était un internat de FILLES ! Et vu l'ennui qui y régnait, l'événement d'avoir un garçon déconneur avec elles à la cantine fut accueilli avec beaucoup de plaisir !
Dans une de mes histoires, j'aurais d'ailleurs tellement fait l'andouille à la cantine qu'une surveillante aurait fondu sur moi comme un oiseau de proie, m'aurait prestement déculotté et fessé devant toutes les filles avant de me mettre au coin les fesses à l'air pour m'apprendre à vivre...


Mais je vous raconte un souvenir réel et je me suis juste mis à la table avec des filles de ma classe et on a parlé, mangé et beaucoup ri à raconter des conneries dont seuls des ados de cet âge peuvent rire. Je quittais juste l'âge où les garçons et les filles ne s'adressent la parole que pour régler des comptes et se bagarrer et j'avais quelques bonnes copines dans le groupe (et elles furent encore meilleures après ce jour)...
Après la cantine, une très longue récréation s'ensuivit, en grande partie dans le parc auquel je n'avais jamais eu accès en tant qu'externe. Puis une surveillante vint emmener les filles (et moi !) en salle d'études. Elle me demanda ce que j'avais à faire. Ben rien : j'avais fait tout ce qu'on m'avait imposé lors de la colle du matin. Elle me dit alors de faire mes devoirs, comme les faisaient les internes : c'était l'objectif de cette permanence. Une fille de ma classe s'installa à côté de moi pour pouvoir me prêter les livres nécessaires et j'expédiai le travail courant en un tournemain... Quand tout le monde eut fini ses devoirs, en une petite demi-heure, la surveillante me toisa d'un air sévère, car j'étais "LE" puni, puis elle fit semblant de réfléchir à ce qu'elle allait me donner comme travail supplémentaire. Alors, elle me montra ostensiblement qu'elle avait pitié de moi qui avais été assez stupide pour me faire punir pour six heures complètes et elle m'autorisa tout simplement... à accompagner les internes en "salle de vie" !
Autrement dit, je passai le reste de ma "punition" à jouer à des jeux de société avec mes copines, à regarder la télé dans un canapé (pas vautré : je me suis fait reprendre à l'ordre). J'ai même partagé leur goûter avant d'être libéré et de reprendre ma bicyclette pour rentrer chez moi !
Bref, j'ai passé une excellente après-midi inattendue et absolument exceptionnelle et je me suis réjoui longtemps de l'incroyable chance que j'avais eue (à dire vrai, je chéris encore ce souvenir)...

Et évidemment, j'ai honteusement triomphé le lendemain auprès de mes mauvaises fréquentations ! Je n'ai pas remporté le concours du "plus collé dans l'année", mais j'ai sans aucun doute eu le record de l'élève le "mieux collé" du monde ! Et je crois que le détiens encore...

;-)


(une petite illustration d'Escobar, dont je regretterai toujours qu'il n'ait pas davantage œuvré dans cette veine : ses garçons punis et humiliés ont tout pour me toucher au cœur... Il le sait, je le lui ai déjà dit, mais il ne prend pas plaisir à les faire et en plus il les trouve moches... Pffff!)

2 commentaires:

  1. Ah oui, je me rends compte que j'étais vraiment un extra-terrestre à cet âge là! Non seulement parce que je prenais tout rappel de règles comme un affront, du coup je me tenais à carreau tout seul pour que les règles restent floues (comme ça, personne ne savait vraiment ce que je pouvais me permettre puisque je ne me permettais rien, mais on sentait bien que mes résultats me donnaient plus de droits, dans les faits), mais en plus, les filles du collège, je les trouvais inintéressantes... J'aurais préféré rester seul...

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  2. Sympa ton anecdote sur tes "années conneries" MLK, je me reconnaîtrais presque! ;-)
    Ne dit-on pas? "Il faut que jeunesse se passe" et chez certains, et c'est fort heureux, elle ne passe jamais vraiment.

    Soyons précis sur ces fameux petits dessins qui te touchent (et ça me fait plaisir): Si je ne m'étais pas amusés a les faire, je n'aurais pas passé du temps là dessus et si j'avais trouvé le résultat ultra moche, ils seraient passés direct à la corbeille sans le passage au scanner!
    Alors, même si cela ne fait pas partie de mes fantasmes d'être le puni, je crois que j'aime trop le fantasme de la fessée dans son intégralité que pour être passé a côté de ce créneau ... J'y reviendrai peut être un jour? ;-)

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