Un petit aperçu

Mlk a une obsession : la punition...

Sur ce blog, on trouvera des fantasmes, proches de mes désirs, ou plus éloignés, c'est selon... Un fantasme n'étant pas toujours fait pour se réaliser...

Et puis aussi, quelques états d'âmes et descriptions de punitions personnelles, des pensées sur ce fétiche, des histoires nées des photos glanées sur le net...

Enfin, au hasard des lecteurs inconnus, j'espère bien découvrir quelques surprises parmi les commentaires... J'accepte assez facilement les punitions... quand elles sont justifiées !!

vendredi 19 octobre 2012

Souvenir...



 Ce qui suit est une rédaction écrite en punition, donnée par Constance et Simon. En voici la version dactylographiée, de nouveau en punition (j'ai pas de bol)... 
Le souvenir est réel et vient de mon enfance, la fessée est imaginaire et vient de mes fantasmes...


Souvenir d'enfance.

Un soir d’hiver, dans la quiétude familiale. Je me souviens des éclairages chaleureux, ma mère adorait allumer appliques et lampes de table disséminées dans les pièces plutôt que le lustre central. J'ai le souvenir d'une fin d'après-midi comme tant d'autres, les trois enfants déjà en pyjama et peignoir (le mien était vert), maman en train de faire la cuisine et mon père, juste rentré du travail, donc après dix-huit heures, tentant vaillamment de regarder une quelconque bêtise à la télévision (qui, déjà, en diffusait à profusion), mais perdant la partie et s'endormant dans le fauteuil, comme tous les soirs, pendant quinze, vingt minutes, rarement plus.
Comme tous les soirs, nous jouons. Moi moins que les autres, ce soir, car je n'ai pas le cœur à m'amuser, De l'amusement, j'en ai déjà eu plus tôt, quand j'ai vidé la boîte à bijoux de ma mère, qui ne contenait que quelques colifichets à la valeur surtout sentimentale, J'en ai eu quand j'ai rempli la boîte de joujoux en plastique, quand je l'ai cachée pour en faire mon trésor, quand je l'ai redécouverte ensuite, après une grande aventure comme seuls des pirates aguerris peuvent vivre, Oui, j'en ai eu de l'amusement... Jusqu'au moment où la boîte est tombée et où j'ai découvert les débris du miroir intérieur recouvrant mes jouets. A l'amusement a alors succédé l'horreur, la panique, le sens exacerbé du fatum s'abattant sur ma tête d'aîné de dix ans, de petit garçon chéri, d'exemple de la fratrie. J'ai vite évacué mes possessions et caché de nouveau la boîte, avec ses éclats de miroir, Et puis j'ai attendu avec la confiance du criminel qui a dissimulé les preuves, mais aussi la triste certitude du coupable qui sait que son crime ne restera pas impuni,
Le temps passe, inexorable ; mon père se réveille de sa sieste impromptue en faisant semblant, comme d'habitude, de n'avoir jamais perdu conscience de ce qui l'entoure. Ma mère met la touche finale au repas et fait le tour de la maisonnée pour inciter ses ouailles à descendre manger. Passant dans sa chambre, elle remarque le petit tas de verroteries sur la commode et s'enquiert de la destinée de la boîte qui les contenait.
Damnation ! Dans ma naïveté, j'ai caché le contenant, sans envisager un instant que le contenu me dénoncerait aussi promptement !
Tout le monde, y compris moi, ignore où se trouve la boîte. Personne, évidemment, n'y a touché, ce qui n'est pas vraiment une bonne façon de procéder, car rien n'énerve autant les adultes que la propension des objets à disparaître de leur propre fait, sur leurs petites pattes velues.
Ton qui durcit, voix qui gronde, voix qui grondent, quand celle du père vient s'ajouter puis se substituer à celle de la mère. L'ambiance est à l'orage, tout le monde baisse la tête, personne n'a rien fait, mais tout le monde se sent coupable. Quant au coupable, il a, à la fois, une tonne d'acier à la place du cœur, qui lui descend dans les entrailles, et l'impression d'être transparent et sourd. Aucun reproche ne peut l'atteindre, il n'est même plus là.
Tandis que le père gronde, tempête et éructe, la mère entreprend une fouille en règle et ne tarde pas à mettre la main sur le coffret brisé. Aussi retors puisse être le pirate dissimulant son forfait, il est impuissant devant les pouvoirs surnaturels de sa propre mère. L’engueulade évolue subtilement, on passe de « où est la boîte » à «  qui d’entre vous a joué avec ce qui ne lui appartient pas, l’a cassé, l’a dissimulé et n’a pas le courage d’avouer sa faute ? »
Mes affaires ne s’arrangent pas, mais le pire est à venir…
Mon père annonce son verdict : maman et lui vont manger, nous trois nous restons dans le salon et nous ne serons autorisés à les rejoindre à la cuisine que quand le coupable se dénoncera. Tant pis si c’est froid, tant pis si le repas est fini…
On reste tous les trois. Je dis à ma plus jeune sœur d’avouer que c’est elle. Elle pleure. Elle a quatre ans, la cadette six, ce qui me met à dix ans. C’est peut-être trois, cinq et neuf, je ne sais plus. En tout cas, elle est assez grande pour savoir que c’est mal de dire que c’est elle la coupable quand elle ne l’est pas. Je ne me souviens plus de ce que peut dire ma cadette, mais je me souviens que je fais le forcing auprès de la benjamine.  En commençant par des arguments comme « Peut-être que tu ne l’as pas fait exprès et que tu as oublié que tu l’avais mis là » et en finissant par « Dis que c’est toi, tu es la plus petite, ils ne vont rien te dire. » Elle pleure beaucoup, mais elle finit par céder.
Nous retournons tous les trois dans la cuisine, elle réussit à dire sans pleurer que c’est elle qui a cassé et caché la boîte. Mes parents sont effarés, mon père commence à la gronder, elle résiste un moment et soudain, elle fond de nouveau en larmes, un chagrin dévastateur, immense, incontrôlable. Elle vagit, elle se liquéfie, elle ne peut pas articuler un mot. Autour d’elle tout le monde se tait, comme devant un accident mortel. Puis mon père se ressaisit, sa grosse voix se fait de nouveau entendre, mais il n’a pas dit trois mots que je me mets à table.  Pas pour manger : tout refroidit dans nos assiettes, mais dans le sens figuré… Je me mets à pleurer et j’avoue tout : la sottise de jouer avec un objet qui ne m’appartient pas, la bêtise du miroir cassé, l’idiotie de la boîte cachée. Et surtout, je demande pardon, pardon à ma sœur : je suis malheureux et horrifié par son chagrin. Je me sens responsable, je suis responsable de sa tristesse,  je me sens mal et sale. En moins d’une heure, j’ai volé un objet auquel ma mère tenait, je l’ai cassé, j’ai dissimulé mon crime, j’ai menti par omission, puis j’ai racketté ma sœur pour qu’elle avoue mon crime et j’ai menti pour de vrai, par sa voix. Pas mal pour le petit garçon sage, gentil et intelligent que tous reconnaissaient en moi habituellement.
J’ai l’impression que je vais être détesté par toute la famille.
Un grand silence s’abat sur la cuisine, entrecoupé seulement par les reniflements de la petite. Le visage de mon père se ferme. Puis il prend la parole. Jusqu’à présent, dit-il, toutes les relations de la famille passaient par la confiance et la raison, nous avions le plus souvent respecté les règles et quand nous ne l’avions pas fait, nous en avions accepté les conséquences. Nos punitions consistaient à être privés de certains jeux ou à devoir rester dans nos chambres. Il me demande si j’ai conscience que ce que j’ai fait est bien plus grave, pas la sottise initiale, qui n’était pas bien grande et qui aurait pu se régler de cette façon justement, mais la dissimulation, le mensonge, la coercition envers ma petite sœur… Il n’emploie sûrement pas ce mot, mais je comprends le message, je le comprends si bien que j’acquiesce, je suis d’accord avec lui : le poids de ma culpabilité est énorme et je ne sais comment faire pour le dissiper. Il résout le problème en me disant que je vais subir une punition exemplaire et inédite dans la maison. Mon comportement a été incroyablement stupide, mesquin et même méchant et je vais m’en repentir « dans la tête et dans le corps », là, ce sont ses mots. Et ce qui sort de sa bouche ensuite arrête le temps pour toute la famille.
« Tu vas commencer par recevoir une fessée dont tu vas te souvenir… »
Une fessée ! Depuis tout petit on entend ce mot dans la bouche des autres, on l’a même entendu en menace de la part de maman, sans jamais qu’il connaisse de suite. Mais là, il ne fait aucun doute que je ne vais pas y couper. Il m’ordonne d’une voix implacable de m’approcher et, subjugué, j’avance vers lui sans réfléchir, comme si mon corps agissait de son propre chef. Il ôte la ceinture de mon peignoir, enlève celui-ci et, quelques secondes plus tard mon pantalon de pyjama est sur mes chevilles. Mon incrédulité est totale : je suis cul nu devant mes sœurs, moi qui me cache pudiquement depuis des années et dissimule ma nudité même à ma mère depuis mon entrée à la primaire, si on excepte les moments d’urgence où la fièvre nécessite les bons soins du thermomètre. Je n’ai pas le temps de réagir et de m’insurger : au moment où j’ouvre la bouche pour protester vigoureusement, je bascule brutalement sur ses genoux et sa main commence à s’abattre violemment sur mes fesses. Il ne fesse pas dans l’énervement, mais il est méthodique, sa main couvrant à chaque claque la moitié de mon postérieur, il rougit chaque centimètre carré de celui-ci en quelques coups. Elle monte, descend, passe à droite, à gauche, sur le haut, puis le bas du cul, jusqu’à marquer le haut des cuisses. Elle claque, rougit, enflamme, punit…
Dès le premier coup, je me suis mis à hurler, cris de douleur et de frustration, cris de libération peut-être, mais assez vite, le volume de ma voix a baissé et seuls des gémissements mêlés de pleurs s’élèvent après chaque claquée de la main. La fessée sonne régulièrement, lentement, inéluctablement, résonnant aux oreilles de mes sœurs comme un solennel et menaçant avertissement sur ce qui arrive aux voleurs, aux menteurs, aux malhonnêtes. Mon auréole de grand frère parfait est tombée et je ne suis plus que le sale gamin aux fesses écarlates et aux joues humides qui subit avec désespoir la punition que sa conduite a déterminée.
La fessée cesse enfin et je suis remis sur mon pied par mon père qui me fait un nouveau sermon sur la rédemption et le comportement exemplaire qu’il espère être de nouveau le mien. Mes fesses rougeoyantes irradient une chaleur douloureuse et je ne me soucie plus une seconde d’être à demi nu devant toute la famille, mon pantalon de pyjama ayant été éjecté au cours de la correction. Mon père me saisit enfin par l’oreille et, me guidant comme une marionnette, il me dirige vers le mur, me positionne dans le coin et m’ordonne de mettre les mains sur la tête. Après le châtiment physique vient le moment interminable où je vais devoir réfléchir à mon comportement, tout en mourant de honte d’être exposé les fesses à l’air pendant que toute la famille prend son repas.
C’est bien ce qui se passe et je reste ainsi, humilié, contrit et repentant jusqu’à ce que mes sœurs soient au lit et la table débarrassée. Alors, mon père m’appelle doucement et je le rejoins à la table de la cuisine, tête basse. Ma mère me tend mon pantalon de pyjama que j’enfile silencieusement. J’ai le droit à un dernier discours sur ce qu’on attend de moi et une promesse de vivre de nouveau ce genre de punitions autant de fois que nécessaire (ce dont j’aurai hélas confirmation par la suite). Je suis ensuite officiellement pardonné. Ma mère me donne une assiette où se trouve mon repas à demi-froid et je l’avale tristement juché douloureusement sur la chaise dont je n’avais jamais remarqué le cruel inconfort. Ensuite, on m’envoie au lit, où j’irai m’endormir, sur le ventre, évidemment, encore malheureux de ma sottise, mais lavé de ma culpabilité.

12 commentaires:

  1. Bien beau récit que voilà !
    Et surtout quelle chance d'être puni par Constance et Simon, mais pourquoi donc ? J'espère qu'ils ne punissent pas tous les lecteurs-écrivains du blog !!!
    Et pas de faute, enfin ... 1 seule ... pas si grave.
    H Petiot

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  2. Tsss. Tu me donnes des sueurs froides, Hervé. J'ai relu et corrigé la faute, avant que Monsieur le Superviseur me chope...

    Sinon, si, Constance et Simon punissent tous les écrivains du blog : moi ! :-P

    (Et bon, ils n'en font pas une habitude, je suis si sage...)

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  3. Mais non, on n'en fait pas une habitude, on le sait seulement quand il y en a un qui le mérite. Mais après, le superviseur regarde aussi, et même si les corrections ont été faites, il en tiendra compte, histoire qu'on ne soit pas seuls à s'occuper de lui (d'autant plus que Constance n'a justement pas que Mlk à surveiller).

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  4. Très joliment écrit ton souvenir d'enfance "arrangé" je ne regrette pas de t'avoir fait éccopé de cette punition (enfin si c'est bien la rédation que tu as eu à faire en consséquence de tes moquerie sur mon pseudo ;b), ça cultive ton talent d'écrivain ces petits remises au pas de Constance et Simon.
    Et je suis pour cette politique du "MLK seul puni"!

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    1. Oui c'est celle-là...
      Je n'ai pas dû la faire pour cette occasion, j'ai dû la recopier... Mais comme je ne sais rien faire simplement, je n'ai recopié que le début et j'ai ré-inventé la fin. Sans prévenir bien sûr, d'où le passage au coin final, inattendu (je pourrais même dire inespéré)...
      Ah zut, le passage au coin, c'est seulement dans le blog privé... M'enfin, tu l'as vu, James...

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    2. Euh, ça veut dire quoi "Et je suis pour cette politique du "MLK seul puni"! "

      Trouillard, va !...

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  5. Trouillard peut être mais loin du coin. Et puis c'est toi le responsable du blog c'est normale que ce soit toi qui essuie les plâtres non? Un peu comme quand à l'école la maitresse désignait un responsable de classe qui endossait la responsabilité du comportement de la classe en son absence...

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    1. Genre, tu fais le malin dans les commentaires, juste pour me voir puni ?

      Je suis sensé te dire merci ou t'en coller une ?

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  6. Cruel dilemme, voilà toute la difficulté posé par la schizophrénie du punition addict...

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    1. Ok... Dilemme résolu, prends ça :

      http://www.jeuxpourlafamille.com/547,jeux,gratuit.html

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    2. Bon, c'était peut-être un peu trop violent... A la place, je t'envoie là :

      http://wti.to/b63

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  7. Ahahaha Ok, c'était vicieux mais tu gagne cette manche. Ceci dit tu noteras que personne ne s'est élevé contre ma proposition du "seul MLK puni"....

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