Un petit aperçu

Mlk a une obsession : la punition...

Sur ce blog, on trouvera des fantasmes, proches de mes désirs, ou plus éloignés, c'est selon... Un fantasme n'étant pas toujours fait pour se réaliser...

Et puis aussi, quelques états d'âmes et descriptions de punitions personnelles, des pensées sur ce fétiche, des histoires nées des photos glanées sur le net...

Enfin, au hasard des lecteurs inconnus, j'espère bien découvrir quelques surprises parmi les commentaires... J'accepte assez facilement les punitions... quand elles sont justifiées !!

jeudi 30 juin 2011

Coucou me revoilou

Oh surprise !

Le blog de Mlk qui avait fait un petit tour aux oubliettes est revenu en ligne...

Comment se fait-ce ? (nues, bien sûr)

Et bien, tout est venu de Google et du succès de ce blog... Je me suis aperçu que si je tapais "punition au coin" ou autre énoncé approchant, mes photos apparaissaient en tête de recherche... Cela m'a assez amusé et humilié au début de me retrouver au coin, cul nu, devant bien plus d'internautes inconnus que sur ce blog. Vous parlez d'une punition au coin ! Bien pire que d'être exposé(e), face à la fenêtre, aux regards amusés des passants !


Mortifiant, mais aussi très attirant pour un maniaque de la punition comme moi... Bien entendu, cela pouvait menacer mon anonymat, un de ces nombreux passants pouvant être un ami ou un voisin, qui sait ? Je me suis toujours dit que si j'étais reconnu sur mon blog par quelqu'un, ce serait forcément quelqu'un qui aurait le même genre de fétiche que moi, ce qui n'était donc pas forcément gênant... Mais sur Google, rien de moins sûr... D'autant qu'ayant fait cette recherche assez souvent, je sais qu'on tombe assez facilement sur des sites scolaires où les punitions d'autrefois sont décrites... Je n'ai pas très envie que des enfants puissent tomber sur mes photos punitives, en particulier les miens...
Pour toutes ces raisons, j'ai choisi tout d'abord de retirer ce blog de la circulation...

Puis, devant les regrets d'un certain nombre de lecteurs, j'ai décidé aujourd'hui de remettre le blog en ligne... Débarrassé de toutes photos personnelles. C'est déjà ça...

La version privée du blog existe toujours, complète, pour les amis, pour mes punisseurs, les cybercopains en qui j'ai confiance et qui s'amusent bien à me voir déculotté et puni...
Si vous en faites partie, n'hésitez pas à me demander l'accès à ce blog plus complet... Vous savez comment me joindre ;-)

mardi 5 avril 2011

Un petit extra sur commande

Pour le blogs, vous m'en ferez un EXTRA cette semaine, décrivant en détails une des punitions que vous avez reçue cette semaine, en y décrivant vos sentiments, l'humiliation ressentie,la douleur s'il y en eut, etc.
Or donc, je m'exécute, mais je ne sais pas si vous y trouverez votre compte...
Cette semaine, entre autres, j'ai été condamné à : 10 minutes au coin; comme ce ne sont que 10 minutes, vous les ferez à genoux, bras en croix.
Je déteste cette position qui m'est quasiment intenable. Dix minutes, c'est vraiment un maximum avec les bras en croix. Ça tire, les épaules tremblent, on ressent un déchirement dans les omoplates et ça me mène au bord des larmes... C'est une terrible punition : une qu'on ne devrait recevoir que pour une faute grave. Au moins, la conscience qu'on a de sa faute motive à subir la souffrance jusqu'au bout.
Cette fois-ci, cela devait être une erreur judiciaire : je n'avais que dix minutes de retard sur mon couvre-feu, rien qui justifie un tel insoutenable châtiment...
Résultat, dès les premières douleurs, j'ai cédé à la facilité, j'ai replié mes bras derrière la tête pour reprendre mon souffle, puis j'ai repris la position... Et recommencer à soulager mes bras encore et encore...
 A la fin, je me suis dit que je devais ressembler à Xxxxx lorsqu'elle a fait  son premier coin mains sur la tête pour moi. (Elle verra probablement de qui je parle si elle passe me lire ;-)  ), ça m'a fait rire et du coup j'ai terminé la punition plus dignement, dans la position demandée...

Toute une vie de puni (2)

A la demande générale de ma maîtresse particulière, voici la suite de mes souvenirs... Pourtant pas bien passionnants...
Devant vos commentaires étonnés sur ma précocité, je me suis livré à quelques exercices de mémoire et d'introspection et je suis arrivé à la conclusion que si je suis bien certain de m'être adonné à l'auto-punition entre 7 et 10 ans, puisque je l'ai toujours fait et que je peux, en gros, dater les rares séances de jeux de ce type avec mes copains par les souvenirs de la classe où j'étais, je me suis cependant un peu avancé concernant cette organisation sous forme de jeu de cartes, avec petites grilles de punition...
En effet, mes grilles commencent par un "C", qui correspond à la cravache comme punition, et ça, je peux le dater très précisément : c'est pour mon 12e anniversaire que mes parents m'ont acheté tout l'équipement de cavalier et m'ont inscrit au club hippique (sport de riches, ça coûtait horriblement cher, mais ils faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour me faire plaisir). J'ai donc commencé à monter à cet âge... Et bien sûr, j'ai immédiatement testé cet instrument sur mes fesses...
Dans mon "catalogue" de punition, j'avais établi une équivalence : une minute de punition valait trois coups de cravache, ou quatre claques à la main...
J'ai retrouvé dans une enveloppe des grilles que j'utilisais...


Je vous détaille un peu la première (il faut que je garde la suivante pour un troisième épisode...)
Les deux premières lignes, "C" et "F", faut-il l'expliquer, correspondent à cravache et fessée... J'ai toujours été tenté de me chauffer les fesses et d'admirer le résultat dans un miroir...
Le "B", c'est la "Boule"... Position que je prenais sur le lit, nu, roulé en boule sur le dos, les genoux ramenés sur le torse, enserrés par les bras, je posais la tête contre mes genoux, cachant mes yeux de façon à être dans le noir... Après une demi-heure de cette position, je devenais tout engourdi, la souffrance punitive venait du fait de me déplier et de laisser le sang se ruer dans mes membres ankylosés...
Le "G", c'est à genoux, les mains sur la tête... Au coin de toute évidence... C'était plus facile à l'époque que maintenant...
Le "P", c'était une double punition, parce que deux de mes positions avaient la même initiale et, surtout, l'une des positions était "trop facile"... Du coup, 15 minutes de "P" donnaient 30 minutes de punition (j'ai toujours été un "compliqué")...C'était le p de "prosternation", position à quatre pattes sur le sol, bras tendu en avant, front sur le sol (comme Numérobis dans "Astérix et Cléopâtre", vous savez : "Il en reste encore un bout, là...") 
C'était également le p de "poubelle"... Ben oui... Je m'asseyais, tout nu évidemment, dans ma corbeille à papiers, ce qui n'était ni difficile, ni douloureux, juste ridicule et humiliant... Et quand je me relevais, j'avais le derrière tout quadrillé par les croisillons en plastique qui constituaient le haut de la corbeille...

Oh, et puis j'en ai assez dit : c'est tellement meilleur par épisodes... Et puis regardez les deux grilles et essayez de deviner à quoi peuvent correspondre les initiales ! Il serait peut-être temps que vous travailliez un peu aussi, chers lecteurs !!!


lundi 4 avril 2011

Télescopage de fantasmes... (1)

C'est marrant comme un fantasme que vous gardiez privé et dont vous aviez vaguement honte peut soudain se retrouver au centre des préoccupations de plusieurs personnes (tiens, donc, justement celles qui me punissent) et vous prouver qu'ils ne sont pas si rares que cela...

Je l'ai constaté une première fois avec les commentaires de Madame Dizzy qui a eu soudain l'idée/l'envie de me faire faire le ménage tout nu... Et à qui je n'ai pas pu obéir, parce que je devais déjà le faire tout nu (et les chevilles attachées) pour Mademoiselle... Cela l'a bien fait rire et moi aussi : ce fantasme de l'humiliation par les corvées ne m'est donc pas unique (mon commentateur anonyme, que j'ai fini par réduire au silence, car un peu trop répétitif, me l'a prouvé aussi) et punisseur et puni peuvent y trouver leur compte...
Mademoiselle l'a poussé un peu plus loin en me le faisant faire chevilles liées et c'était bien punitif (mais il faut soigneusement choisir le lien : j'ai bêtement pris une cordelette en nylon, la première qui me passait sous la main et dix jours plus tard, j'ai encore les croûtes de brûlures qu'elle a occasionnées :-( Pas glop.)
J'ai croisé quelques photos qui rendent ce fantasme encore plus dur/humiliant/jouissif (rayez la mention inutile), mais je les ai déjà publiées le 8 février... Je vais voir s'il ne m'en reste pas une ou deux autres...

Tablier et bâillon, pas mal...


 Devant l'invitée de sa maîtresse... 

Et pourquoi pas prêté à des amies pour faire leur ménage... Ouch...

Toujours plus loin... Faire le ménage, ce n'est qu'une tâche parmi d'autres... 
Le faire nu, c'est déjà une humiliation supplémentaire... 
A quatre pattes, ne plus avoir le droit de prendre le balai, 
mais ramasser les miettes à la balayette et serpiller à la main 
comme les souillons des maîtres du XIXe, c'est montrer sa soumission...
Berk... Mais comment on commence, on ne peut qu'aller
de plus en plus loin dans l'humiliation...
En tout cas, en fantasmes... En réalité, 
on rencontre toujours ses limites tôt ou tard

  J'ai déjà mis une image de cette série, mais c'est l'étape suivante : 
plus le droit d'utiliser les mains, on devient l'instrument, le balai, la brosse... Ouch...

Et puis, pourquoi pas, mais là on touche un autre fantasme, 
celui des témoins et du caractère public de l'humiliation, 
en tout cas, j'imagine bien les vacances en groupe 
où trois ou quatre punis sont au service de la communauté 
pour toutes les tâches, 
avec moments de repos allongés sur des tapis 
au pied des "vrais" vacanciers...
Ok, on s'éloigne, mais en rêve tout est possible :-P








mardi 29 mars 2011

Devoirs de vacances *1*

J'en ai parlé dans mon message de "retour", j'ai tout un journal de vacances sur 20 jours de punition... Et j'ai aussi quelques lecteurs avides qui me poussent à le publier... Alors pourquoi pas, par épisodes, quand je n'ai rien à dire !!! ;-)

 
Un air de vacances…
***
Mardi 20 juillet
***

Cela fait maintenant quelques semaines que je suis en « vacances de punition ». Comme cela m’est arrivé par le passé après une période un peu intense de « jeux de domination », j’ai un peu perdu l’envie (le besoin) de me faire humilier et/ou punir. Au grand dam de l’amie qui me permet d’assouvir cet aspect secret de ma personnalité, j’ai montré bien peu d’enthousiasme à ses dernières exigences et nous avons fini par appuyer sur la touche « pause », en attendant la rentrée…

De fait, la lassitude venait bien de moi, puisque je ne ressentais aucun besoin, même après avoir décidé cet arrêt sur image… Aussi, je pensais passer de bonnes petites vacances en famille, débarrassé de toute pulsion, contrairement à l’an passé où j’étais déchaîné et dévoré par le besoin de m’auto-fustiger dans des séances toujours plus dures et intenses.

Pourtant, après à peine quatre jours de présence dans le joli petit gîte rural que nous avions loué, voilà que je commençai à recenser les différents coins « utilisables » de la maisonnée… Le premier mardi soir (20/7), ma Douce étant montée se coucher tôt, comme souvent, je finis sur le canapé du salon la lecture de mon roman, puis de quelques articles de journaux… Puis, je me mis à fixer le coin de la cheminée, avec envie… Comme d’habitude, « envie » n’est peut-être pas le terme adéquat, aller au coin n’est pas amusant en soi, mais imaginer que quelqu’un m’y envoie et que le moment que j’y passe au su et au vu de tous les témoins éventuels m’est imposé et punit mes éventuelles mauvaises actions enflamme mon imagination et crée en moi tant d‘émotions contradictoires qu’une fois de plus je me suis décidé d’un coup et, après avoir laissé glisser mon bas de pyjama sur mes chevilles,  j’ai pris la pose du pénitent, mains sur la tête, en contemplation du crépi et des pierres…

Je décidai d’y rester dix minutes, n’étant pas encore extrêmement motivé… Ce n’était pas un coin « franc » : le mur de droite étant juste une épaisseur de pierre formant le bord de la grande cheminée. Cependant, il s’agissait bien d’un coin et, donc, la position « mains sur la tête » me tenait suffisamment éloigné du creux de la pierre pour que je pusse contempler mon ventre et les environs immédiats, c’est-à-dire la cheminée… Au bout d’un moment, mes yeux se posèrent sur le panier contenant les outils d’entretien de la cheminée, parmi lesquels ils ne purent se détacher d’une balayette de bois à long manche, dont l’usage évident sur mes fesses était à même d’enrichir mes fantasmes…
Dès la fin des dix minutes, je me saisis de l’objet et, bien que cela n’allât pas manquer de faire du bruit, je m’appliquai une dizaine de coups bien sentis sur le postérieur, confiant dans le sommeil de plomb de ma famille à l'étage et sur la brièveté de la fessée pour ne pas me faire surprendre… Enfin, je décidai de tester les capacités de mon nouvel appareil photo, afin d’avoir un souvenir de cette « punition »…
 
Si seulement ces clichés n’étaient pas le résultat d’un plaisir solitaire, mais une imposition de la volonté de ma douce… Pourquoi supporte-t-elle mes sautes d’humeur et mes caprices, alors qu’en maniant martinet, ceintures et pantoufles ou divers instruments bien plats et solides tels que brosses, balayettes, cuillers ou raquettes et en y joignant quelques pénitences imposant la réflexion, comme ces passages au coin, elle pourrait m’obliger à améliorer ma conduite tout en nourrissant mes fantasmes, ce qui la comblerait tout autant, si j’en crois mon comportement au lit lorsque que ma libido est dopée par mes châtiments imaginaires… Il faudrait sûrement que je trouve le courage de lui en parler un jour, mais je ne suis pas prêt d’oser le faire…

Passons…

Ce mardi soir, donc, emporté par le plaisir de voir mes fesses rougies et la honte du spectacle dont d’invisibles et inexistants spectateurs seraient sensés se gausser, j’ôtai le reste de mes habits, appliquai une deuxième série de coups de balayette sur mon derrière de mauvais garnement et pris d’autres poses pour la postérité (et pour admirer mon postérieur, pas pour en faire des posters, ni-même des post-its)…


dimanche 20 mars 2011

Toute une vie de puni (1)

Chassez le naturel, il revient au galop…
Voilà une maxime populaire qui exprime une vérité fondamentale en ce qui me concerne… Si je m’aventure dans mes souvenirs d’enfance, j’y vois de nombreux jeux incluant punitions ou soumission, pas assez souvent hélas avec de vrais camarades (encore qu’il y en ait eu quelques uns, la plupart des gamins aimant bien flirter avec l’interdit de la nudité). J’ai déjà raconté ma première fessée à 6 ans, ludique, dans le post le plus populaire de ce blog, mais cette expérience, n’était que la première d’une série qui n’est toujours pas finie aujourd’hui…
Dès 8 ans, j’étais un petit garçon si sage et raisonnable que mes parents n’hésitaient pas un instant à embarquer mes sœurs et à aller au supermarché, par exemple, en me laissant seul à la maison… De toute façon, j’allais rester enfermé dans ma chambre à lire sans arrêt… Hem… Dès que la porte se refermait, je me précipitais à la fenêtre, observais derrière le rideau pour m’assurer qu’ils montaient bien en voiture et démarraient, puis je me retrouvais à poil en quelques secondes et je sortais mes fiches de punition pour décider de ce que j’allais me faire subir…
Des fiches de punition ?
Et oui, parce que, déjà, je n’aimais rien tant que de savoir que je devais m’infliger une punition, d’en attendre le moment, puis d’en subir l’intégralité, sans possibilité d’y échapper… J’avais donc une petite feuille de la taille d’un post-it, avec une grille dessus, contenant les initiales des punitions que je devais faire et le nombre de minutes à subir (sachant que je ne chronométrais jamais mes prestations, mais que lorsque je m’autorisais à regarder la pendule, le temps devait être écoulé ou bien la punition était à refaire…) Je dois à la vérité historique de préciser que ces punitions, je ne les méritais que par jeu : je ne m’auto-éduquais pas… Je n’allais pas sortir mes fiches et sévir si j’avais frappé ma petite sœur (fréquent) ou eu une mauvaise note (rare). A la réflexion, si on me donnait ma vie à revivre, je le ferais peut-être, cela pourrait m’aider à être meilleur que ce que j’ai été…
Mes punitions faisaient suite à de petits défis, du style « si je n’ai pas fini ce devoir dans 5 minutes, je passerai 20 minutes au coin, à genoux », ou bien à un jeu de cartes…
J’en avais un sympa consistant à prendre un jeu de cartes, à le battre, puis à tirer une carte après l’autre. Si un rouge sortait à la première carte, c’était la fin de la partie… En général, quand ça se produisait, j’étais si désappointé que je m’obligeais à jouer de nouveau au moins trois parties… Si un noir sortait, je méritais une minute d’une des punitions, je faisais un petit bâton dans la case, puis tirais une deuxième carte. Si c’était rouge, j’étais quitte pour une minute de punition (ce n’est pas beaucoup, mais quand je faisais les punitions d’une minute, je les enchainais : une minute dans cette position, une dans l’autre, etc. Ça donnait des séances très « récréatives » qui n’étaient pas désagréables et contrastaient avec les plus difficiles). Si c’était noir, la minute était doublée et je méritais une minute d’une autre punition (petits bâtons). Ensuite tirage, d’une troisième carte, etc.
Vous comprenez bien que quand une longue série de noires se produisait, ça pouvait donner quelque chose d’assez mémorable, du genre 64 minutes d’une punition, 32 d’une autre, 16 d’une 3e, 8 d’une 4e, puis 4, 2 et une minutes de trois autres positions… En général, c’était un peu plus court (16/8/4/2/1), car il est rare de tirer plus de 5 noires à la suite…
(Bien qu'il me soit arrivé de ne laisser que les cœurs, parmi les pics et les trèfles, ce qui augmentait la probabilité d'être puni ! Comment ça, tricheur ?)
Mes petites grilles étaient donc bien remplies et je ne manquais jamais d’activités solitaires quand mes parents s’en allaient…
Mais que contenaient-elles comme punitions ces grilles ? Qu’est-ce qu’un enfant de 8/9 ans est capable d’inventer ?
A suivre… ;-)

mardi 15 mars 2011

Demander la permission

Une ligne que je suis en train de copier en ce moment (oui, bon, ça arrive, hein ? Pas la peine de vous gausser) me donne envie de vous écrire, lecteurs...

"Je dois demander à l'avance la permission de me coucher tard"

Pour la petite histoire, je copie ce pensum parce que je dois aller me coucher avant l'heure du couvre-feu décrété par Mademoiselle, de semaine en semaine... Mais lorsque j'ai une sortie comme ce samedi, je suis sensé demander la permission de rater le couvre-feu. Permission systématiquement accordée, puisque je sors avec ma Douce, qui n'a rien à voir avec tout ça. (D'ailleurs, si j'étais le Dom, je refuserais cette permission de temps en temps : je serais sûr d'être désobéi et de pouvoir sévir... Tsss. Faut tout leur apprendre !)

Mais quand on y songe, il y a un potentiel énorme en terme de D/s dans le simple fait de demander la permission. Depuis l'époque lointaine où nous usions nos culottes sur les bancs de l'école, nous avons perdu l'habitude de demander la permission. Avons-nous soif ou envie de faire pipi ? Nous interrompons ce que nous faisons, étanchons notre soif ou vidons notre vessie, puis revenons à notre boulot. Qu'on laisse ensuite de côté pour gérer nos comptes ou aller faire une course. Nous organisons, nous sérions, nous vivons nos vies d'adulte, sans une pensée pour cette époque où il fallait attendre l'ordre de l'institutrice pour s'asseoir sur la chaise, où il fallait lever le doigt et attendre son bon vouloir pour prendre la parole et demander à pouvoir faire nos besoins ! (Quel abus de pouvoir, d'ailleurs, salauds d'instit' ! Et ça dure encore de nos jours dans bien plus de classes qu'on ne croit... Passons.)

Quelle régression, quelle soumission de devoir de nouveau demander la permission pour des aléas de la vie quotidienne auxquels on ne prête d'ordinaire plus aucune attention... Dans le cadre d'une relation suivie et quotidienne, imaginez votre embarras et votre dépendance si vous n'avez le droit de vous asseoir sur une chaise que si on vous l'ordonne... Vous entrez dans la pièce et vous vous tenez droit à côté de la chaise, sans un mot. C'est quotidien, c'est l'habitude. Quand Mademoiselle est assise, elle vous fait un signe de tête ou, éventuellement, daigne lâcher un bref "assied-toi"... Si elle a besoin de quoi que ce soit, vous vous précipitez pour combler ses désirs, mais si vous avez envie d'un peu de sel, ne tentez pas de vous lever, ce serait la punition assurée. Il vous faut lever le doigt, attendre qu'elle vous donne la parole et demander poliment si vous pouvez aller le chercher.
Pire, vous avez un besoin pressant... Pas question de courir aux toilettes : il vous faut traverser toute la maison, aller trouver votre Tutrice, lui demander humblement l'autorisation d'utiliser les commodités...
Et comme si ce n'était pas assez humiliant, il y a toujours la possibilité qu'elle vous réponde : "Non, pas tout de suite, tu as d'abord les chambres à aspirer"...

Tout ou presque dans la vie quotidienne peut ainsi devenir un moyen de soumission. Permission de manger, de boire, de s'asseoir, d'aller aux toilettes, de prendre la parole, d'allumer son ordinateur, de lire un livre, de regarder la télé, d'assaisonner ses aliments, de choisir ses habits... Avec un peu d'imagination, on peut créer une prison avec rien... Il faut se garder, d'ailleurs, de passer involontairement les limites et de rendre la situation insupportable. Comme souvent, tout est affaire de mesure et de plaisir mutuel, car, n'en déplaise aux acharnés de la gynocratie, je reste un partisan de la soumission volontaire et, pour moi, si le soumis ou la maîtresse n'y prennent plus plaisir, c'est mort.
On peut imaginer que certaines permissions soient toujours à demander, tandis que d'autres seront utilisées pendant des périodes précises, en guise de punition, un durcissement temporaire du carcan...

Triste post, même pas illustré... Vous conviendrez que le sujet ne s'y prête guère :(
Si vous avez des suggestions ou de bons dessins parfaits pour ce sujet, n'hésitez pas à me le dire !