Après en avoir beaucoup discuté avec des « connaissances spankophiles » sur le net, je n’ai toujours
pas développé de conclusions : acquis ou inné le fétiche de la fessée ?
Certains datent leur intérêt par un événement particulier, d’autres se grattent la tête (et se frottent les
fesses) sans savoir d’où ça leur vient… Dans mon cas, j’ai le souvenir d’avoir toujours été intéressé
par fessées et punitions. Et celui de ne jamais les avoir appréciées quand elles n’étaient pas librement
consenties. Une vraie fessée, une vraie punition à l’école, une mise au coin dans la classe ont toujours
été pour moi un moment de rage et de ressentiment…
Pourtant, si mes parents partaient faire une course et me laissaient seul à la maison, je me retrouvais
invariablement avec la culotte sur les chevilles, à me flanquer des claques sur le postérieur et/ou à
contempler un coin de ma chambre, les mains sur la tête ! A sept, dix, douze, quinze ou dix-sept ans,
cul nu et au coin, dans toutes les positions, dans toutes les pièces de la maison, avec des variantes plus
ou moins inventives…
La preuve : une photo de moi au coin, cul nu, à 18 ans !
Je testais mon premier appareil photo de qualité et je dois dire
que j'expérimentais pour la première fois une trouille un peu particulière :
celle du regard d'autrui ! Il fallait faire développer les pellicules à cette époque et, quand on les récupérait, le photographe ouvrait le paquet et vous étalait les photos sur le comptoir pour que vous confirmiez que c'était les vôtres.
J'avais une boule à l'estomac quand j'ai eu le cran de poser la pellicule et encore plus quand je suis allé chercher les photos, mais personne n'a vu mes (belles) fesses, je l'ai échappé belle, mais j'ai eu honte quand même !!!
Plus tard, célibataire de longue date, j’ai reproduit le schéma là où j’habitais, la solitude permettant des punitions plus longues ou plus dures, plus tordues aussi (liens, par exemple). Je regrette juste de ne pas avoir profité de cette longue période pour rencontrer des personnes attirées comme moi par ces
sujets… Mais il n’y avait pas encore d’internet, ce n’était pas si facile…
Enfin, je me suis « casé », puis marié… Enfin, j’allais vivre une sexualité normale… J’ai flanqué à la
poubelle mes documents, livres, bd sur le sujet, j’ai jeté aussi le martinet dont je m’étais doté… Et j’ai été « normal » pendant... 6 mois ? 10 mois ? Guère plus… Profitant des absences de ma douce, je me suis de nouveau mis au coin de temps en temps, j’ai de nouveau rougi mes fesses et me suis senti
revivre… Mais je me suis senti coupable aussi et ne lui en ai jamais parlé…
Probable erreur, car le temps passant, mes besoins de punition n’ont pas diminué, mais le secret en
prenant de l’âge, s’est épaissi et je ne me sens toujours pas capable de dire simplement aujourd’hui «chérie, au fait, j’ai une passion pour les punitions et je passe des heures, quand tu n’es pas là, à me
fesser, aller au coin et copier des lignes. » Je le ferais peut-être, si je n’accordais pas d’importance à sa réponse… Mais j’ai également passé des heures avec elle à mener des activités tout à fait agréables, nous avons un bon appétit sexuel l’un avec l’autre (si l’on excepte le « manque » côté punition chez moi), nous avons construit une famille superbe, nous avons des projets communs, des loisirs communs, des idées communes. Pour tout dire, je l’aime… Elle m’aime… Et si ça devait être terni par mes aveux, ça me ferait mal… Alors je fais ce que j’ai toujours fait : je joue en privé…
Avec une grande différence ces quatre dernières années : via internet, je ne joue plus tout seul… Des
rencontres, virtuelles mais réelles, de gens passionnés par les mêmes fétiches que moi m’ont fait
découvrir un nouveau frisson ; celui d’aller au coin quand on vous en donne l’ordre, celui de recevoir
des lignes pour une innocente blague qui a déplu à mon interlocuteur, celui de me déculotter devant une webcam et de me flanquer en direct la fessée que mon punisseur estime que je mérite…
Ce n’est pas une soumission « grandeur nature », si on compare avec ce que vivent certains (cf blogs
de soumission), mais dans l’état actuel des choses, cela me suffit et comble mes besoins…
Je n’avais pas l’intention du tout de parler de ça dans ce post ! C’est sorti tout seul :-D
Je n’aurai plus qu’à poster une autre fois pour ce que j’avais au départ l’intention d’écrire…
Et comme ce texte est diablement sérieux, je vais l’égayer pour finir avec un petit dessin
humoristique…
J’aime le fait que le monsieur soit barbu comme moi, ça pourrait être l’illustration d’un dialogue avec Madame !!!
Humoristique, ce dessin ? Je n’en suis pas sûr… Le trait le laisse à penser et c’est le ridicule du pauvre gars « réduit » à la fessée devant son écran, c’est le contraste entre son excitation évidente et la réalité dérisoire de la situation qui doit faire sourire le spectateur…
Pourtant, il « tape » juste ce dessin ;-) De toutes façons, se retrouver à poil et fessé par sa partenaire,
réelle ou virtuelle, objectivement c’est ridicule ! Les relations SM sont quasiment source de dérision
dans tous les films qu’on peut voir… Se fesser tout seul devant son ordi pendant qu’une dame se fiche
de vous à l’autre bout du monde, c’est vraiment risible !!!
J’assume et j’adore ça, lol !
Vous qui me lisez, vous n’y êtes sûrement pas insensible, sinon vous auriez cliqué ailleurs depuis longtemps ;-)