Hmmm. Où étions-nous ?
Ah oui, vous vous souvenez
que je vous ai expliqué que Ma douce et tendre n'était pas toujours très
motivée, en particulier pour la discipline domestique, le "au jour le
jour"... Personnellement, je ne parvenais pas à comprendre comment on
peut refuser de se faire servir, de se voir ôter toutes les corvées
ménagères, même si, en échange, cela nécessitait un investissement (qui
me paraissait minimal) en sévérité. "Je ne veux pas être cette femme-là.
Je ne veux pas être une mégère."
Bien sûr,
j'argumentais... Comment aurait-elle pu être une mégère quand ma
servitude, même si elle serait réelle, serait avant tout librement
consentie ? Et même mieux, ardemment demandée ? Est-ce qu'une fessée est
une punition, même si on a mal au cul, quand on a soi-même fabriqué le
fouet et supplié pour qu'on s'en serve ?
Évidemment que
les punitions restent des punitions. Évidemment que quand je passe 10
heures en deux jours assis cul nu sur un paillasson de jardin à copier
inlassablement la même ligne, je suis puni, contrit, malheureux et que
je pense au temps que j'aurais pu employer à faire quelque chose que
j'aime... Mais aussi, pourquoi est-ce que je bande pendant une bonne
partie de la punition ? Pourquoi est-ce que je suis si fier de l'avoir
finie ? Pourquoi est-ce que je suis si débordant d'amour et de
reconnaissance pour ma punisseuse d'avoir montré sa sévérité ? Pourquoi
est-ce que je suis, les jours suivants, si calme, détendu, souriant,
affairé, facile à vivre ? Pourquoi lorsque nous nous étreignons nos
ébats passent de tendres et agréables à frénétiques, intenses,
interminables et passionnés ?
Bref, de nombreuses fois,
j'ai remis la question à l'ordre du jour, de nombreuses fois, elle a
accepté de refaire une tentative, même si, malheureusement, ces
tentatives échouaient mollement au bout de quelques jours... Et voilà
que je ne faisais pas une tâche obligatoire, mais qu'elle ne m'en
faisait pas la remarque. Ou que je laissais la vaisselle du midi dans le
bac et qu'elle la faisait sans rien dire le soir, en même temps que "la
sienne" (car sans se concerter, notre "rituel" du soir était devenu
celui-ci : je monte lire l'histoire du petit dernier et le préparer au
coucher, elle fait la vaisselle (sa seule participation au ménage, par
"souci d'égalité"), puis nous nous retrouvons...) Et voilà, retour à la
case départ. Fin du jeu. Je le supporte un moment, jusqu'à ce que je
sois grognon, triste, déprimé et qu'elle finisse par considérer que ça
vaut le coup de re-jouer pour me faire retrouver le sourire (et tout ce
qui va avec...)
Oui, mais voilà... Depuis un mois, j'ai l'impression qu'on a passé un cap.
Tout-à-coup,
la discipline domestique dans notre couple semble prendre sens.
Tout-à-coup, je n'ai plus besoin de demander pour subir, ce qui fait que
je subis et que le paradoxe de la punition trouve son sens. Vous savez ?
Le paradoxe qui fait que quand on est enfin puni sans l'avoir demandé,
on a tout ce qu'on a toujours voulu, mais on se met à bougonner pendant
la punition, à mesurer le temps perdu, à regretter d'autant plus
vivement les plaisirs qu'on aurait pris si on était libre, car on
n'avait pas planifié du tout de ne pas l'être à ce moment-là.
Me
fais-je comprendre ? Je veux dire que quand la punition est un "jeu",
genre "tu iras au coin 30 minutes", comme je pouvais le vivre avec un
cyber-punisseur, je pouvais choisir de bavarder avec mes copains,
écouter le dernier disque d'Arno, puis, au moment que je voulais,
brancher la webcam et passer ma demi-heure au coin... La punition était
"réelle", la gêne et la douleur ressentie aussi, mais j'avais programmé
mon moment et ça n'avait pas d'autre effet que pendant cette demi-heure
(et un peu après, quand mon cerveau prenait le relais et se remémorait
la pénitence).
Mais maintenant que je ne décide plus de
ce que je vais recevoir et encore moins du moment pendant lequel je
vais être puni, la punition prend une ampleur inégalée. Je peux me
trouver au coin au moment où tous mes amis sont en ligne et que j'aurais
pu bien m'amuser à discuter, je peux me retrouver à copier mes lignes
pendant toute la journée, car elle m'a dit "je les veux demain sur mon
bureau", puis à devoir faire mon travail d'homme au foyer dans les brefs
moments qui me restent, sans même approcher de mon ordi de la journée
(sous peine d'en prendre une autre)...
Là, cela devient
pesant et un peu dur à vivre... Mais, évidemment, l'effet sur ma libido
est spectaculaire et je dois avouer que je suis calme et agréable avec
tout le monde et plus encore avec ma chérie-maîtresse que je couvre de
baisers et de câlins dès que j'en ai l'occasion...
Et,
depuis un mois, je n'ai pas eu à "argumenter" pour vivre ce mode de vie,
elle semble sinon l'avoir adopté, au moins avoir envie de l'essayer
pour de bon...
Cela correspond à ma "mise en cage",
déjà... Euh... Ben oui, ça fait maintenant un mois que je n'ai plus
libre accès à mon organe le plus intime, un mois que je me tortille et
me débrouille pour le maintenir propre (un exemple de changement de
comportement ? Quand elle me mettait la cage auparavant, je disais "je
vais prendre une douche" et elle se précipitait sur la clé pour me
permettre de la prendre librement, me remettant ensuite l'engin... Ce
mois-ci, j'ai essayé le "je vais prendre une douche" et ça ne m'a valu
qu'un signe de tête approbatif... J'ai tenté le diable ensuite "Pfff,
avec cet engin, le pire, c'est de bien m'essuyer après..." Réponse "tu
n'as qu'à prendre le sèche-cheveux".)
C'est long un
mois, mais comme elle dit "c'est toi qui décides, si tu aimes ta cage :
tu la porteras jusqu'à ce que tu aies réaménagé le bureau, pas avant..."
Bien.
Est-ce
que j'aime ma cage ? Est-ce que j'aime devoir pisser assis (ou à
genoux, c'est efficace aussi) ? Devoir nettoyer soigneusement les
barreaux après chaque miction ? Ne pas pouvoir me toucher ? Souffrir à
chaque érection nocturne (plusieurs fois par nuit, rien à faire) ?
Devoir mettre un peu de crème adoucissante autour de l'anneau le soir
pour ne pas ajouter aux douleurs ?
Non.
Et oui...
Je
ressens vivement les souffrances nocturnes, ces instants de solitude ou
j'aurais presque envie de réveiller ma chérie en suppliant, ce que je ne
fais évidemment pas. J'aime cette humiliation constante, cette
conscience aigüe d'avoir le sexe emprisonné dans une cage en métal
pendant que je fais mes courses ou que je discute amicalement avec des
amis qui seraient bien étonnés s'ils pouvaient savoir. Je suis satisfait
aussi de perdre beaucoup moins de temps à regarder des photos de cul
sur le net, ce que je ne peux m'empêcher de faire quand je suis
"libre"... Des jolis culs en général, ou bien des photos de dominations
masculines qui me font fantasmer...
Ce n'est pas délibéré, c'est un fait : quand je suis encagé, je ne ressens pas le besoin d'en chercher...
Et je me sens soumis, je suis plus attentif à mes tâches....
Est-ce
que j'ai envie d'être libéré ? Au bout d'un mois, oui, franchement...
Mais en même temps, j'ai peur qu'elle ne retente pas l'expérience avant
un moment et ça ne me plairait pas de redevenir Monsieur Grognon, de
retourner regarder des photos sur le Net... Alors comme ce réaménagement
de bureau est de toutes façons un GROS chantier, qui demande au
préalable un rangement d'enfer (et dieu sait si je suis bordélique... Si
toute la famille est bordélique - ce bureau sert à nous cinq !), je
reste pour l'instant encagé "volontaire"... Je n'ai pas la clé de toutes
façons. Même pas un double en cas d'urgence : celle qu'on avait scellée
dans une enveloppe est celle d'un autre cadenas !!!
Mon
régime est adouci par le fait qu'elle n'est pas, elle, punie. Ce qui
fait que quand elle a envie de moi, elle me libère le temps que nous
fassions l'amour avant de me remettre "à l'abri". Mais elle a de moins
gros "besoins" que moi, je le sais depuis longtemps et je souffre (et
jouis de souffrir, façon de parler) très souvent le soir quand elle
s'endort dans mes bras, tandis que mon érection emplit ma cage en me
transperçant de douleur... Pire encore les quelques fois où elle a eu
envie de se faire plaisir sans me libérer, se masturbant sur la cage
distendue en me tordant les tétons, me laissant après son plaisir
haletant et lessivé sur le lit, fou de frustration et comblé de
soumission....
Pour en revenir au sujet initial, la
"DD", je dois dire que depuis un mois, elle joue le jeu : sans me
l'avoir signifié, j'ai bien compris, le soir après avoir couché le petit
que j'étais maintenant préposé à la vaisselle. Toute la vaisselle.
Celle du repas du soir m'attend dans l'évier et je la fais avant d'aller
la rejoindre dans la chambre.
Sur la liste de corvée
(© superviseur), elle ne manque pas d'ajouter chaque semaine quelques
petites tâches supplémentaires en fonction de ce qu'elle remarque :
laver les carreaux, ôter les toiles d'araignée extérieures, etc.
Et puis, depuis deux semaines, il y a le système des "bâtons", comme je l'ai expliqué la dernière fois...
Au
départ, pour chaque "faute" ou comportement qui lui déplaisait, je
devais avoir un bâton et pour trois bâtons, une page de Bled...
Après
la première application de la peine, agrémentée, par surprise de la
copie de la préface du livre (qui m'a pris plus d'une heure), nous avons
discuté un peu de la peine.
"Combien de temps pour que tu fasses une page de Bled ?
— 30 minutes, Miss...
— Ça te parait beaucoup pour trois bâtons ?
— Honnêtement, non, Miss, c'est une punition "light".
— Ok. On dit donc « un bâton = une page » ?
— Bien Miss...
— Tu l'auras voulu... Sois sage et attentif...
— Oui Miss.
Je
n'étais pas très inquiet, parce que, justement, elle n'a jamais
vraiment donné suite à nos précédentes tentatives, à part pour les
lignes qui punissaient mes rognages de peaux et d'ongles... Mais, est-ce
parce que les punitions m'ont justement conduit à éradiquer cette
mauvaise habitude (après six mois et plus de quatre mille lignes
copiées, tout de même... Et je ne suis pas à l'abri d'une rechute, j'ai
encore entendu récemment "que fais-tu avec tes doigts ?" (je ne les
abimais pas, mais, machinalement, je glissais mon pouce contre les
petites peaux qui se dressaient et, elle avait raison, c'était
probablement un prélude à un grignotage inconscient... Comme je n'avais
pas encore fauté, j'ai été très détendu quand je lui ai répondu et ça a
sûrement joué en ma faveur, elle m'a juste dit "fais attention" et j'ai
arrêté... Probable que si j'avais réagi comme un coupable, je serais en
train de copier au lieu de vous écrire ce texte...). (Flûte, j'ai perdu
de vue le début de ma phrase ;-) )
Je n'étais pas très
inquiet, donc, et pensais que j'allais probablement devoir provoquer
les punitions en faisant exprès d'oublier de faire le lit ou autres
sottises, mais voilà que les bâtons se sont mis à pleuvoir sans même que
je le cherche...
Oui, j'ai vraiment oublié de faire le
lit, une fois... Mais aussi, un midi, j'ai négligé de faire la
vaisselle, je ne l'ai faite que le soir, juste avant de préparer le
repas. Je n'y ai vu aucun mal, puisque je l'ai faite, sans même qu'elle
me le rappelle... Mais, surprise, le soir elle m'a dit :
"Quand je suis rentré du boulot, l'évier était plein de vaisselle...
— Oui, j'ai eu la flemme, je l'ai faite avant de manger.
— Ce n'est pas agréable de rentrer et de trouver une cuisine en désordre.
— Mais je l'ai faite... Et j'ai fait celle du soir juste après le repas.
— Ça, c'est normal... Mais l'évier plein quand je rentre, ça ne l'est pas, je vais devoir te mettre un bâton...
Maudit. Une demi-heure de punition mange-temps pour un travail que j'ai pourtant fait...
Plus "rigolo" et plus significatif du changement d'ambiance... Dimanche soir, bilan de la semaine.
— Tu as bien travaillé cette semaine.
— Merci Miss.
— Il manque juste l'aspi, je vais ajouter un bâton...
— Bien Miss...
— Un bâton = une leçon. Ça t'en fait donc trois pour la semaine prochaine.
— Bien Miss...
Sur
le coup, je n'ai pas "tilté" sur l'emploi d'« une leçon » au lieu «
d'une page », mais le lendemain en prenant le livre et en constatant que
la 3e leçon s'étalait sur deux pages, j'ai compris que je m'étais fait
avoir. Restant naïvement convaincu qu'elle n'était pas encore
complètement "in the game", je me suis permis de lui envoyer un texto :
"Excusez-moi, Miss, c'est bien un bâton = une page ?"
Réponse : "J'ai dit une leçon".
Bon.
Pas de doute, elle avait tourné les pages du livre, ce que je n'avais
pas fait et constaté que toutes les leçons n'avaient pas la même
longueur... Pour mes trois bâtons, j'ai fait cinq pages d'exercices.
2h45 assis sur mon paillasson. Un lundi très folichon... D'autant
qu'avant de partir au boulot, elle m'avait allumé : "il faudrait que tu
sois prêt un peu plus tôt, premier bâton de la semaine..."
Et mardi, au cas où j'aurai encore douté, j'ai pu constater mon nouveau statut :
Vendredi
dernier, elle a fait les soldes et elle a perdu sa pochette avec toutes
ses cartes de fidélité des magasins. La haine. Samedi, elle a oublié de
téléphoner aux magasins pour leur demander si on avait retrouvé la
pochette sur le parking. Lundi, elle a de nouveau oublié de
téléphoner... Alors mardi matin, avant de partir bosser, elle m'a
demandé de le faire... Et j'ai oublié !!!
Devinez qui
s'est pris un bâton (et donc une demi heure ou une heure à gratter du
papier le cul sur un paillasson) pour une connerie qu'il n'a pas faite
et un oubli minime qu'elle a fait deux fois avant moi ?
J'ai été outré par cette injustice. Réellement. Stupéfait...
Mais
j'ai bandé (et souffert) pendant deux heures avant de m'endormir en me
répétant la scène dans la tête, en revivant l'injustice, en repensant à
ma réaction outragée, en me repassant la scène et en entendant de
nouveau dans ma tête le ton réprobateur et désolé à la fois qu'elle a
employé : "Tu as oublié ? Je vais devoir te mettre un bâton... Et je te
l'écris sur la liste, il vaudrait mieux que tu ne l'oublies pas
demain..."
Oui. J'ai téléphoné avant de vous rédiger cet article...
Puni, au coin, déculotté, au piquet, à genoux, lignes à copier, en pénitence, nez au mur, mains sur la tête, slip sur les chevilles, fessé cul nu, au pain sec et à l'eau, corrigé, tête basse, jambes écartées, les fesses zébrées par le martinet... Y a le choix !
Pages
Un petit aperçu
Mlk a une obsession : la punition...
Sur ce blog, on trouvera des fantasmes, proches de mes désirs, ou plus éloignés, c'est selon... Un fantasme n'étant pas toujours fait pour se réaliser...
Et puis aussi, quelques états d'âmes et descriptions de punitions personnelles, des pensées sur ce fétiche, des histoires nées des photos glanées sur le net...
Enfin, au hasard des lecteurs inconnus, j'espère bien découvrir quelques surprises parmi les commentaires... J'accepte assez facilement les punitions... quand elles sont justifiées !!
Sur ce blog, on trouvera des fantasmes, proches de mes désirs, ou plus éloignés, c'est selon... Un fantasme n'étant pas toujours fait pour se réaliser...
Et puis aussi, quelques états d'âmes et descriptions de punitions personnelles, des pensées sur ce fétiche, des histoires nées des photos glanées sur le net...
Enfin, au hasard des lecteurs inconnus, j'espère bien découvrir quelques surprises parmi les commentaires... J'accepte assez facilement les punitions... quand elles sont justifiées !!
Je me réjouis une nouvelle fois de lire de vos nouvelles et je me reconnais parfaitement dans la déception qu'il peut y avoir de constater que sa compagne n'est pas suffisamment sévère puis - lorsqu'elle le devient - la joie mêlée d'une certaine contrariété de constater que les punitions sont vraiment des punitions. Pour ma part, je me sens alors à la fois extrêmement excité, fous d'amour mais aussi vexé et fâché contre moi-même. C'est là que commence je trouve le véritable processus éducatif et que je fais des progrès réels
RépondreSupprimerDommage de ne plus lire de vos nouvelles !
RépondreSupprimerOui, je sais, je néglige les blogs... Je navigue entre bonheur et frustration... Quand c'est le bonheur, j'en profite et je n'ai guère envie d'écrire... Quand c'est la frustration, j'ai envie d'écrire, mais je me retiens, parce que ça serait négatif, ça n'arrangerait rien et beaucoup se dirait "putain, le Mlk, il abuse, y en a qui se contenteraient de moins...)
SupprimerBon, et puis le moral va et vient aussi. Petits ennuis de santé pour elle et moi. Et on ne peut pas se plaindre, puisque ce sont de PETITS ennuis... Mais je suis à un âge (54) où, malheureusement on croise plus de copains qui se découvrent un cancer qu'une petite copine, ça fout les boules...
Je comprends tout à fait, nul once de reproches dans mon message précédent qui est simplement une manière de dire qu'il est bien plaisant - instructif ! - de vous lire, quand vous en avez le temps et l'envie. En espérant que vos petits ennuis s'arrangent et que vos amis aillent mieux. En espérant aussi que vos jeux éducatifs vous fassent oublier la lourdeur du quotidien. C'est comme ça pour ma part que je vois la discipline domestique, Arhur
Supprimertoujours d'actualite ce blog
RépondreSupprimerEuh... Oui...
RépondreSupprimerMême si ça fait dix mois que je n'y ai pas mis les pieds...
J'y pense...