La flemme d'écrire le post qui me trotte en tête depuis quelques jours... Alors pour vous faire patienter, je sors mon arme secrète : mon journal de vacances de l'an passé, déjà tout écrit et illustré. Trop cool, je n'ai qu'à copier/coller ! ;-)
Un air de Vacances
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Mercredi 21 juillet 2010
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Le lendemain, pas question de retomber dans mon apathie punitive… J’avais plutôt été mis en appétit par la petite séance de la veille… Après un réveil un peu scabreux dans les bras de ma douce, la journée se déroula très tranquillement pour cause de pluie incessante… Je décidai, à un moment, de changer de look pour tromper mon ennui : je taillai ma barbe et demandai à ma Douce de réduire un peu la longueur de mes cheveux… « Je ne travaille que sur cheveux mouillés » répondit-elle.
Je montai prendre une douche et, au passage, je me mis au coin, nu, derrière l’armoire… Quand je suis dans ces moments de « réveil de ma libido punitive » et que je ne peux errer sur le net à la recherche de quelqu’un pour m’infliger une punition « réelle », je m’inflige souvent des petites période de 5 minutes de pénitence, en pleine journée, avec le risque d’être découvert, ou plutôt celui d’être interrompu, car ces petits moments de défi aiguisent les sens, et, le nez au mur et déculotté, comptant jusqu’à 300, mon ouïe est tendue au maximum pour capter les bruits de pas éventuels signalant que je vais me faire prendre…
Ces challenges miniatures sont très amusants, car 300 secondes sont bien vite passées et ne sont jamais difficiles à tenir, en revanche, quand vous entendez des pas et que monte la trouille d’être vraiment vu cul nu et au coin, l’hésitation entre se dire « ok, trop risqué, j’arrête » et « allez, ça va s’éloigner, je garde la position » est très excitante et angoissante à la fois… Je ne me suis jamais fait prendre, juste failli une fois ou deux, et je ne sais toujours pas comment je pourrais expliquer ma position… En revanche, il m’est arrivé, bien sûr, de perdre mon défi et d’interrompre ma mini-pénitence. Et là, évidemment, je mérite une punition.
Ces petits moments de cinq minutes, je les décide quand ça me prend, autant de fois que je veux et pas du tout si je n’en ai pas envie. Mais si j’en commence un et que je l’interromps, quelle qu’en soit la raison, je mérite le double de la punition si la moitié du temps était déjà écoulé, le triple sinon, et cette nouvelle pénitence n’est plus un jeu, c’est une punition. Que j’en ai envie ou non, je m’imposerai ces dix ou quinze minutes de coin et dans les plus brefs délais. S’il venait à s’écouler un temps trop long avant l’exécution, je n’aurais d’autre choix que de doubler de nouveau. C’est la règle et je m’y tiens. Je l’ai toujours fait depuis que j’ai douze ans, je n’y déroge jamais…
Pour en revenir à mon passage derrière l’armoire, les bras le long du corps, le nez collé dans le coin, arrivé à 260 secondes, j’ai entendu ma fille arriver en haut de l’escalier… Je n’ai eu que le temps de quitter ma position qu’elle entrait dans la chambre… Ma nudité n’avait aucune importance, puisque je partais prendre ma douche et je ne m’étais pas fait prendre, ce qui était l’essentiel… Mais bien sûr, j’avais maintenant 10 minutes de coin à faire… Et même si, en sortant de ma douche, tout juste essuyé, je suis allé passer de nouveau cinq minutes au même endroit « pour le fun », ça n’effaçait pas les dix minutes que je devais subir.
Le soir, donc, restant une nouvelle fois seul, je suis allé dans la position attendue dans le coin de la porte de la cuisine, non sans avoir placé mon appareil photo sur le frigo pour immortaliser l’événement. Ce cliché est donc pris au tout début de la vraie punition (qui a duré plus d’un quart d’heure, car j’ai perdu le fil de mon décompte deux fois, me contraignant à m’ajouter quelques poignées de secondes « par sécurité », puisque, suivant toujours la même règle, si j’arrête une punition de 10 minutes au bout de 9 minutes 57, ça ne change rien : elle est doublée… Et c’est là le paradoxe, je fais tout ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas… Même si je trouverai sûrement bientôt une occasion d’aller me mettre en pénitence pour plus longtemps que ça !)
Ensuite, comme il pleuvait toujours, mon imagination a repris le dessus… Et si ma punisseuse imaginaire voulait me confronter à un plus grand inconfort et à l’humiliation suprême de me mettre en vue de tout le village ? Et si elle m’envoyait en pénitence dans le jardin ?
Aussitôt dit, aussitôt fait, je sortis dans le jardin, déclenchai l’appareil photo et restai au piquet dans la pelouse, cinq minutes sous la pluie… Evidemment, l’humiliation ressentie est surtout due à mon imagination, car, à minuit et demie, sous la pluie dans un village de 8 habitants, il y a vraiment peu de risques d’être vu. Il n’empêche qu’être tout nu au milieu du jardin les mains sur la tête, ça fait un drôle d’effet…
Cinq minutes supplémentaires ne pouvant faire de mal, je réarmai l'appareil et y retournai…
Enfin, il me vint une idée diabolique… Une des punitions les plus humiliantes de mon enfance, c’était de faire des tours de cour, les mains sur la tête, annonçant ainsi silencieusement à tous les camarades qui, eux, jouaient, que nous avions été vilains et qu’en plus nous nous étions fait prendre et étions à la merci de nos « maîtres », pour une fois au sens propre… Enfant, ado et jeune adulte, je me l’infligeais chez moi, faisant le tour de la maison, tout nu et mains sur la tête, mais je n’y avais plus eu recours depuis bien longtemps… Ce mercredi soir, elle s’imposait d’elle-même et je décidai de m’infliger deux tours du terrain, très grand, derrière la maison…
Je n’en menais pas large à tourner ainsi dans la pelouse, entièrement nu, mains sur la tête, sous la pluie et dans la nuit… Quand je longeais les grands pins, en effleurant les branches basses, je recevais la douche froide. Je tremblotais de froid et de peur aussi, car si un des habitants insomniaques venait à faire un tour sous la pluie, ne risquait-il pas de voir cet étrange vacancier déambuler à poil dans le terrain, à la lueur de la lune ? Vers la fin du deuxième tour, ressentant une vague envie de pisser, je décidai de tourner jusqu’à ce que j’eusse uriné, imaginant que ma tourmenteuse m’oblige ainsi à tourner indéfiniment, sans se préoccuper de mes besoins, c’est le cas de le dire… Je ne fis qu’un tour de plus, faisant rapidement pipi tout en marchant, honteux, mais bêtement content en constatant que j’avais réussi à me soulager sans même m’éclabousser…
Je rentrai, m’essuyai, me rhabillai rapidement et filai au lit, frigorifié…
Incapable de me réchauffer (petite nature), j’enfilai un gilet et pour pouvoir trouver le sommeil et dormis avec jusqu’au petit matin…







