Un petit aperçu

Mlk a une obsession : la punition...

Sur ce blog, on trouvera des fantasmes, proches de mes désirs, ou plus éloignés, c'est selon... Un fantasme n'étant pas toujours fait pour se réaliser...

Et puis aussi, quelques états d'âmes et descriptions de punitions personnelles, des pensées sur ce fétiche, des histoires nées des photos glanées sur le net...

Enfin, au hasard des lecteurs inconnus, j'espère bien découvrir quelques surprises parmi les commentaires... J'accepte assez facilement les punitions... quand elles sont justifiées !!

mardi 5 janvier 2010

A chacun son plaisir

Aller au coin n'est pas une partie de plaisir.
Même quand on est "fétichiste du coin" (vous voyez de qui je veux parler ?), quand on est excité par l'idée d'y aller, par l'envie d'y aller, par des images d'hommes ou de femmes qui y sont, le fait de se retrouver immobilisé, le nez au mur, soumis aux regards des "passants éventuels" et de son(sa) punisseur(se) n'est pas une partie de plaisir... Quels que soient l'excitation et le plaisir ("de jouer") ressentis quand vous vous dirigez vers le mur, quand vous vous déculottez sous le regard (courroucé ? amusé ? Plutôt la seconde proposition...) de votre punisseur*, vous cessez rapidement de vous amuser à la vue exclusif d'un carré de papier peint, lorsque les muscles de vos bras ou bien vos genoux commencent à vous signaler douloureusement que le temps passe. Fini le plaisir pour vous, vous êtes puni, et même si c'est consensuel, sensuel et (un peu) sexuel, votre plaisir est mis entre parenthèses, il est différé, renvoyé à plus tard, quand vous repenserez au spectacle ridicule que vous offriez, à la douleur que vous ressentiez, à l'humiliation que vous subissiez... Dans l'immédiat, vous êtes simplement misérable, contraint de garder la position, alors que la raison comme la douleur vous suggèrent d'arrêter plutôt ce genre de sottises, de vous rhabiller et de vous comporter comme un homme "normal"... Oui, mais...

Mais votre punisseur veille... Ou du moins, vous le supposez... Enfin, même pas. Vous n'êtes pas idiot, vous savez qu'il a autre chose à faire qu'à contempler le stupide spectacle immobile que vous offrez... Que ce soit en réel ou en cam, vous savez bien qu'il vaque à d'autres occupations, qu'il n'accorde à vos efforts qu'un regard de contrôle de temps en temps, aléatoirement, ce qui vous oblige à une immobilité permanente, par peur que la malchance l'amène à vous regarder juste au moment où vous décroisez les bras pour vous détendre, par exemple. L'injustice de cette situation, la continuité de votre punition, alors que votre punisseur peut très bien vous avoir donné l'ordre puis se désintéresser de vous totalement et prendre son plaisir à surfer, lire ou regarder un film, ajoute encore à votre pénitence. C'est rageant, c'est humiliant et il n'y a rien que vous puissiez faire, vous êtes puni, votre seule possibilité, c'est de regarder le mur et de vous taire...
Pire, quand ça dure longtemps, vous finissez par vous demander si votre punisseur est encore là, s'il va bien penser à vous signaler la fin de la punition, vous espérez qu'il n'est pas trop pris par son roman ou qu'il n'a pas choisi de regarder Ben Hur...

Plus le temps passe, plus vous n'êtes rien du tout, plus vous êtes insignifiant, dompté, humble... Quand enfin il vous appelle et vous ordonne de reparaître devant lui, vous êtes à l'instant magique où ce n'est plus vraiment un jeu, votre volonté est engourdie... C'est également l'instant magique où s'il lui prend la fantaisie de vous passer un savon et de vous renvoyer au coin, au moment même où vous  croyiez en avoir enfin terminé, vous allez filer sans demander votre reste, dépité et vaincu, puni au delà de vos espérances ludiques...


Bien sûr, le punisseur peut "enfoncer le clou", dès le départ et offrir au puni un aperçu du plaisir qu'il a l'intention de prendre pendant que le fautif sera contraint d'admirer son papier peint... Quelle honte, quelle rage le puni peut ressentir quand il expose son fessier, au piquet, pendant que son punisseur lit son journal, mollement installé dans son fauteuil ou discute tranquillement en buvant le café avec ses invités !

Oh combien je fantasme sur le fait d'être puni pendant que mon punisseur se fait plaisir... Etre envoyé au coin à côté de la télé, pendant que mon punisseur regarde un bon film, entendre les dialogues se dérouler pendant que je ne peux voir qu'un mur, sachant que mon punisseur se moque bien de regarder mes fesses offertes en spectacle inutile, mais sachant aussi que le moindre mouvement attirera son attention et m'attirera aussi ses foudres, voilà une variation sur la punition que je ne connaitrai probablement pas... Est-ce pour ça que j'en rêve autant ? Je sais bien que si ce fantasme se réalisait, j'en détesterais chaque seconde, je serais dans une colère noire durant la majeure partie de la punition... C'est le paradoxe de ce fétiche, l'opposition entre désir et réalité, excitation à l'idée de la punition et regret, dégoût et souffrance pendant sa réalisation...
Et je peux inventer d'autres variations encore plus désagréables... Imaginez-vous, nu sur une chaise, tournant le dos à la télé, avec une ligne bien rébarbative à copier pendant que votre punisseur regarde un bon film, dont une fois encore vous n'entendez que le son... Vous avez 150, 200 lignes devant vous. Un nombre que votre punisseur a évalué de façon à ce que vous soyez obligé de copier vite et sans arrêter pour avoir fini avant la fin du film... Si vous reposez votre poignet, si vous vous laissez distraire par la télé et jetez un regard en arrière, vous n'aurez pas fini la punition...
A la fin du film, il s'approche de vous... Vous n'avez pas terminé ? Quel dommage, sans même regarder votre travail, il déchire la punition incomplète et vous devez recommencer...
Vous avez terminé ? A la vitesse où vous avez dû travailler, il y a forcément quelques erreurs, quelques ratures à sanctionner, vous êtes bon pour une fessée si vous avez de la chance ou une centaine de lignes supplémentaires si vous n'en avez pas....
(Au passage, vous voyez que des lignes peuvent être excitantes aussi... Enfin, tant que vous les imaginez, quand il faut les faire, c'est autre chose...)





*J'arrête d'indiquer le féminin entre parenthèses, c'est trop lourd... Mesdames les punisseuses et lectrices éventuelles, vous savez que j'utilise ici le masculin conventionnel, favorisant le genre humain au genre grammatical. Si cela froisse l'une d'entre vous, j'en accepterai les conséquences...

3 commentaires:

  1. J'ai été très souvent (trop souvent?) envoyé au coin, les fesses à l'air et reniflant mes larmes après avoir reçu une solide correction! Ma femme n'y va pas de main morte quand elle estime que j'ai besoin d'être rossé -et elle tient à ce que je m'en souvienne! Mon derrière en porte les traces pendant quelques jours -mais cela ne l'empêche de me fesser ou de me fouetter à nouveau, dès qu'elle décide que je l'ai mérité! Mais le plus dur, c'est qu'elle n'hésite pas à me corriger devant quelques unes de ses amies! Leurs éclats de rire et leurs commentaires ironiques ne font que d'accentuer ma honte -et de confirmer que c'est ellle que j'aime...

    RépondreSupprimer
  2. Il est bien vrai que le fait d'être envoyé au coin procure des effets différents, selon que cela a lieu AVANT ou APRÈS la correction proprement dite - et cela affecte aussi la durée de la "séance"! Si elle pique une colère, J. me déculotte et me fesse sur le champ. Mais s'il s'agit d'une querelle dont les racines sont plus complexes, elle choisit le moment (et, implicitement, la durée) de la punition qui m'attend -et elle me l'annonce auparavant! Le moment venu, je dois me présenter devant elle dans la tenue appropriée (les fesses à l'air, faut-il le dire?) et elle me colle au piquet pour attendre qu'elle soit disposée -selon son humeur- à m'appliquer la tripotée voulue! On imagine l'appréhension (et l'humiliation) que cela implique -même si je connais déjà par expérience de quels instruments elle est susceptible de se servir! Cette anxieuse attente peur durer une bonne demi-heure -et puis vient le moment de la raclée (toujours cuisante et impitoyable!) Elle ne s'arrête que quand ça lui plait (et que je hurle comme un chien battu), après quoi je dois la remercier à genoux et lui baiser les mains, avant d'être envoyé de nouveau au coin -mais, cette fois, avec le postérieur en feu et en pleurnichant comme un gamin... Il arrive parfois (mais rarement, Dieu merci!) que l'une de ses amies se pointe alors que je suis au coin -soit avant, soit après ma correction- et on imagine leurs réactions!...

    RépondreSupprimer
  3. Merci pour ton histoire/témoignage. C'est à toi que le post d'aujourd'hui s'adresse...

    RépondreSupprimer