Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude : ce blog n'est pas un carnet de punitions où je décrirais toutes celles qu'on m'impose, mais dans ce cas précis, puisque vous avez suivi les épisodes précédents, lecteurs, il est bien normal que je vous livre le dernier (enfin, pas vraiment dernier, mais bon)
Suite aux deux posts précédents, j'ai gâché mon vendredi matin à me conformer aux exigences de Monsieur le Superviseur, commettant l'imprudence d'y ajouter de mon chef l'intercalage d'un paillasson vert entre chaise et séant...
En posant mon fessier sur les piques de plastique et en écrivant la première ligne de mon pensum, je compris que ce serait pire que je ne l'aurais imaginé. Ouch, c'est autrement plus violent que le paillasson de coco. Je ne sais pas si le dérivé pétrolier est plus efficace pour essuyer ses semelles que la fibre naturelle, mais pour s'y asseoir cul nu (ce que le concepteur n'avait peut-être pas envisagé), c'est redoutable... Il m'a fallu un long moment d'immobilité pour que les élancements s'endorment un peu.
Justement, longue était la punition : cent lignes bien tassées font une heure de copie :-(
N'ayant nulle envie de me retrouver une fois de plus là où je déteste être, il était crucial que le puni supplante le rebelle en moi et j'avais donc réglé ma webcam en "open cam", selon l'usage établi avec Madame, ce qui permet à tous mes contacts de se connecter pour être témoin de ma punition si l'envie leur en prend. L'effet secondaire est que, sachant que quelqu'un est peut-être en train de me regarder, je m'applique davantage à faire ma punition.... C'est déjà suffisamment humiliant, pas la peine d'y ajouter la honte de s'entendre dire après coup "hé, charlot, je t'ai regardé au coin, tu t'es barré après 5 minutes !" (Je parle ici de Yahoo Messenger, je ne connais personne sur MSN... Si vous êtes des chatteurs potentiels, vous pouvez toujours m'ajouter à votre liste : mlkklm2002 )
Parmi ces contacts, John, un anglais habitué à me surveiller (et qui m'a déjà infligé quelques punitions à l'occasion), m'avait demandé de le prévenir quand je faisais ma punition. C'est seulement au bout d'une demi-heure de copie, alors que mon postérieur engourdi n'envoyait plus trop de messages de douleur via mon système nerveux, que je me souvins de cette demande. Plein d'abnégation, je me levai de mon siège brièvement pour le "buzzer"... Putain ! (Passez-moi l'expression !) J'aurais mieux fait de m'abstenir : c'est quand on se lève que ça fait le plus mal... Mais se rasseoir après que la douleur se réveille, c'est pas mal non plus. Jamais des lignes ne m'ont paru plus longues (et j'en ai déjà eu bien davantage...)
Malgré (ou à cause de) la meurtrissure, je ne pouvais pas faire semblant d'ignorer la fessée incluse dans la punition. Monsieur n'avait parlé que de refaire les 30 minutes de coin, mais il paraissait évident qu'à punition sabotée correspond au minimum la nécessité de la refaire en entier... Je m'infligeai donc 50 coups de cuillère en bois, suivis de 50 coups de martinet que je sentis passer davantage que 10 jours plus tôt, les chairs ayant été attendries pendant une heure complète... Il était temps de goûter à l'idyllique repos des 30 minutes au coin, effectuées intégralement au vu de tous comme il se doit... Même si personne ne s'est connecté et si j'ai donc fait le guignol absolument seul... Ne reculant devant rien, j'avais posé le paillasson au sol pour en faire bénéficier mes pieds nus... Mais honnêtement, je n'ai rien senti de particulier. Moins de chair, peau plus épaisse, pieds moins sensibles, j'ai quand même été très étonné d'avoir eu si mal aux fesses et quasiment aucune sensation debout sur le paillasson...
Reste, encore et toujours, les sentiments de honte et d’excitation (encore que le mot est trompeur, je ne parle pas ici d'excitation sexuelle, je n'en ai pas pendant la punition : la punition, c'est la punition, pas marrant du tout... Je devrais peut-être dire "émoi") de m'exposer de nouveau le cul rouge, avec cette pancarte fustigeant mon comportement devant la fenêtre ouverte sur l'ordi pour que des gens avec qui j'ai des discussions très sympa par ailleurs puissent se gausser de moi et de mon infortune...
En tout cas, j'ai retenu la leçon, Monsieur, une punition, si je la mérite et qu'on me la donne, je la fais sans tricher...





